La confusion entoure le retour de Machar

La confusion entoure le retour de Machar

  • riek macharLe chef de la rébellion du Soudan du Sud a déclaré à la BBC qu’il s’apprêtait à embarquer samedi dans un avion en partance pour Juba, la capitale sud-soudanaise.

Le chef rebelle, qui se trouve en Ethiopie, dit vouloir rentrer dans son pays pour participer à la formation d’un gouvernement d’unité nationale.

Mais, selon un correspondant de la BBC à Juba, le retour de Riek Machar ne pourrait pas avoir lieu avant lundi.

M. Machar pourrait donc manquer la date limite fixée par les facilitateurs du dialogue politique sud-soudanais pour son retour au pays.

A Juba, il doit reprendre son poste de vice-président et travailler à un gouvernement de transition. Son retour était d’abord prévu lundi dernier. Il a ensuite été reporté à ce samedi.

“Il n’y aura pas de retour aujourd’hui”, a déclaré le ministre sud-soudanais de l’Information Michael Makuei, ce samedi.

Selon M. Makuei, le gouvernement va autoriser le retour de Riek Machar seulement après la vérification, par des observateurs internationaux, du nombre d’armes emmenées par ses compagnons.


Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a exhorté vendredi le chef rebelle sud-soudanais à rentrer sans délai à Juba.

Un accord de paix signé en août 2015 par le gouvernement et la rébellion du Soudan du Sud prévoit son retour au Soudan du Sud.

Un comité conjoint de suivi du processus de paix au Soudan du Sud a appelé à une réunion d’urgence pour discuter de l’impasse entourant le retour de Riek Machar.

L’échec du retour du chef rebelle à Juba menace la matérialisation de l’accord de paix signé en août 2015, a déclaré le président du comité, l’ancien président botswanais Festus Mogae, médiateur de la crise politique sud-soudanaise pour la région Afrique de l’Est.

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a décrit le retard de Riek Machar comme volontaire. Il estime que le chef rebelle expose le Soudan du Sud à des risques de nouveaux conflits.

Mardi, le camp de M. Machar a déclaré que son retour avait été retardé par le refus du gouvernement de lui accorder l’autorisation de survoler l’espace aérien sud-soudanais.

Selon le gouvernement, le chef rebelle et ses compagnons voulaient venir à Juba avec ”un nombre inacceptable de soldats et d’armes lourdes”.

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