La CREI n’est pas équitable…Karim Wade est condamné d’avance…Un rapport explosif !

karim-amnesty-1Lors de la présentation du rapport annuel d’Amnesty International présenté à Dakar, la Cour de Répression de l’Enrichissement illicite (CREI) qui juge Karim Wade est ses présumés complices a été mise au banc des accusés. La célèbre organisation mondiale qui couvre 160 pays sur les 193 que compte l’Organisation des Nations Unies a passé en revue la situation des droits de l’homme au Sénégal et plus particulièrement sur la CREI. Amnesty International a fustigé cette juridiction d’exception qui ne respecte pas les normes d’un procès équitable, en l’occurrence les droits de la défense et le double degré de juridiction consacrés par le Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques (article 2 et article 14.5). Et selon Amnesty, les jugements de la CREI ne sont pas susceptibles d’appel.
« En juillet s’est ouvert le procès pour corruption de Karim Wade, ex-ministre et fils de l’ancien président Abdoulaye Wade, et d’autres prévenus. Karim Wade devait répondre du chef d’enrichissement illicite et comparaissait devant la Cour de répression de l’enrichissement illicite, dont les jugements ne sont pas susceptibles d’appel. » stipule le rapport d’Amnesty.
La CREI ne respecte rien et n’est pas équitable
Karim est-il condamné d’avance par la CREI qui ne respecte pas les normes d’un procès équitable ? Amnesty International, dans son rapport est clair à ce sujet : la CREI est bafoue les droits de la défense :
« Avec l’arrivée du Président Macky Sall au pouvoir, la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI) a été activée pour poursuivre les personnes présumées coupables du délit d’enrichissement illicite. Il s’agit d’une juridiction d’exception qui ne respecte pas les normes d’un procès équitable, en l’occurrence les droits de la défense et le double degré de juridiction consacrés par le Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques (article 2 et article 14.5) et d’autres traités régionaux et internationaux de droits humains dont l’Etat du Sénégal est partie. Le droit à un procès équitable est un droit fondamental auquel ne peut déroger aucun Etat, quels que soient la nature et la gravité des charges retenues contre une personne. Les tribunaux pénaux internationaux : la Cour pénale internationale, les tribunaux ad hoc et les juridictions hybrides comme les Chambres Africaines Extraordinaires mises en place par l’Etat du Sénégal et l’Union Africaine pour juger l’ancien président tchadien Hissène Habré qui poursuivent les crimes les plus graves qu’un individu puisse commettre, le crime de génocide, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité accordent toutes les garanties en matière de défense et le double degré de juridiction. La CREI doit être supprimée ou être profondément réformée pour la conformer aux normes internationales de procès équitables. » selon Amnesty International…
Karim doit alors dire adieu à sa liberté et à ses droits civiques…
Penda Sow pour xibaaru.com

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*