La défense «met à nu» les Chambres africaines

En réaction à la dernière sortie des Chambres africaines extraordinaires soulignant leur respect de la loi, à l’occasion des évènements qui ont conduit à l’arrestation du Président Habré, son inculpation et son incarcération, le pool des avocats de l’ancien Président tchadien est monté encore au créneau  pour dénoncer « de la façon la plus ferme les agissements du Procureur Général et des Chambres africaines, comme les activités de communication de ces derniers ».habre

Des acteurs qui ne cessent, selon Me Serres et cie, « en violation de toutes les règles de droit et du principe de présomption d’innocence de se livrer depuis leur création à un matraquage indigne sur la personne du Président Habré soit directement, soit par voie de presse ou à travers de leur site internet ».

Dans un communiqué dont nous avons reçu copie hier, dimanche, la défense de Hissène Habré note que le budget de communication mis en place pour le service de communication des Chambres africaines a permis ainsi d’organiser, ces derniers mois, le lynchage médiatique du Président Habré. Un lynchage d’ailleurs  accompagné « du non respect de l’obligation de réserve qui pèse sur les autorités étatiques sénégalaises portant ainsi atteinte aux principes du procès équitable avec pour seul objectif de construire un plan concerté de condamnation écrite à l’avance décidé par les exécutifs sénégalais et tchadiens ».

Tirant à boulets rouges sur les divers actes posés par les Chambres africaines, la défense dresse les dysfonctionnements notés dans la poursuite de leur client devant la justice. Au final, elle atteste que les garanties d’une justice indépendante ne sont pas réunies dans la procédure initiée par le Procureur Général.

Face aux diverses anomalies relevées dans l’action des Chambres extraordinaires, confirment alors Me Serres et cie, « le Président Habré a, en conséquence, décidé de ne pas participer aux basses œuvres mises en place par les Présidents Macky Sall et Idriss Déby qui ne peuvent conduire qu’à une condamnation dont chacun connaît, aujourd’hui, le prix ».

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