La France a remporté un contrat pour la construction de 12 sous-marins pour l’Australie

franceLe constructeur naval français DCNS a remporté le plus important contrat pour la construction de sous-marins pour la marine australienne. La valeur du contrat est de 50 milliards de dollars australiens (34,5 milliards d’euros) pour la réalisation de 12 sous-marins classiques (Shortfin Barracuda). Cette nouvelle classe de sous-marins français va remplacer les 10 sous-marins de la classe Collins, construits dans les années 90 par la Suède. Les spécialistes des navires de guerre dans les chantiers navals DCNS (société détenue par l’Etat français et Thales) ont devancé le projet Allemand de ThyssenKrupp Marine (Type U 216) et le sous-marin japonais de Mitsubishi Heavy Industries (Soryu) déjà construit en huit exemplaires.

Le Shortfin Barracuda (SSK Ocean) est un sous-marin océanique de classe Barracuda. Deux sous-marins nucléaires d’attaque français de classe Barracuda sont en phase de construction et devraient entrer en dotation de la marine française en 2017. Il pèse 4750 t, dispose de 20 lanceurs de torpilles, de missiles de croisière, anti-aériens et antinavires, et il a été adapté pour la propulsion diesel-électrique. Tous les sous-marins seront construits dans les chantiers navals d’Adelaïde en Australie, un pays qui n’a jamais construit de sous-marin. Le premier sous-marin australien Barracuda devrait être opérationnel en 2027.

Le choix de l’Australie a mis en colère les Japonais qui avaient signé un accord avec l’Australie en 2014 pour le développement en commun de la technologie sous-marine. Il semble que les Australiens ont pris en compte le fait que, après la Seconde Guerre Mondiale, le Japon n’a pas eu d’expérience en matière de transfert de technologie dans l’armement.
Celui qui a été nommé chef de projet, qui a établi le cahier des charges et a présidé le jury australien dans le choix de Barracuda était l’amiral américain (retraité) Stephen Johnson. Il a commandé un sous-marin nucléaire, puis une base sous-marine américaine, avant de devenir directeur des programmes de systèmes stratégiques du Pentagone. Un des avantages du projet français est sa compatibilité avec les systèmes de détection, de guerre électronique et le matériel et l’armement américains, étant donné que l’équipement du sous-marin sera assuré par les sociétés américaines Lockheed Martin et Raytheon, ce qui représente 1/3 du contrat. En outre, seulement 8 milliards d’euros reviendront à la France.
Après que DCNS ait ouvert la porte avec un contrat conclu avec une force navale sérieuse comme l’Australie, outre l’Allemand ThyssenKrupp Marine, la Norvège est sur la liste des négociations avec DCNS. La Norvège souhaite remplacer six sous-marins de la classe Ula (type U 210), construit en coopération avec l’Allemand Thyssen Nordseewerke et entrés dans l’équipement de la marine norvégienne en 1989-1992. Le concurrent du type 214 Allemand est le Scorpène français.
Valentin Vasilescu
Traduction: Avic – Réseau International

http: //reseauinternational.net

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*