La liberté de s’opposer devient nécessairement un délit ou la république des tontons macoutes

Macky SallLes mots manquent pour qualifier les coups tordus d’un .règne accidentel où les opérations coups de poings tout azimut régentent les symboles de la tartufferie pour interdire tout et n’importe quoi et à n’importe quel prétexte bidon. Les faits parlent d’eux-mêmes. Sous le magistère précédent, les citoyens manifestaient spontanément, librement dans la rue, ni retenue aucune. Et la presse se déchaînait et en mettait toujours une couche épaisse, en exagérant même.

Aujourd’hui, elle se tue comme une carpe, à moins de tresser les éloges complaisants pour l’honneur d’un tyran. Mais, maintenant, dans la république des tontons macoutes, la soldatesque de service cueille n’importe qui à n’importe quelle heure de la journée ou de la nuit. Place, maintenant à l’inquisition et aux rafles permanentes, pour interdire tout ! La liberté d’expression devient nécessairement un délit.

Tout opposant réel ou supposé même est suspect, s’il n’est pas arrêté au mépris des règles élémentaires de la démocratie. Pour avoir des postes disponibles à la pelle, il faut nécessairement porter des patronymes bien distingués. Il n’y a rien d’autre. Pendant que les amis, les obligés, les cousins, les griots et cie se partagent le gâteau, puisqu’il s’agit bien de cela, en s’attribuant librement des postes de haute stature, taillés sur mesure et à l’aune d’un corporatisme ethnocentrique, déclaré, non-éclairé, alors que le citoyen astiqué jusqu’à lie, tire le diable par la queue.

Les décrets d’avance de la présidence de la république, portés à 100 milliards contrastent parfaitement avec le discours inflationniste, injurieux. En vérité, c’est un fourre-tout, un foutoir dans une république bananière de la bamboula des copains et « des griots républicains ».

Maintenant, au pays de la Téranga, finies donc les libertés fondamentales pour l’honneur d’un totalitarisme à l’épreuve des faits. Rétrospectives d’un magistère bancal où l’esclandre d’une prétendue rupture imaginaire.

Macky Sall, un opposant de circonstance au pouvoir, « l’ami de la françafrique », veut à tout prix décapiter, contre vents et marées, tout opposant et faire taire toute voix discordante des opinions dans le pays.

Une certaine presse de servitude, surabondante, nauséabonde, préférentiellement corrompue, se charge de faire nécessairement le sale boulot, désinforme, manipule l’opinion librement à sa propre guise, pour plaire au despote non éclairé. La chasse aux sorcières a commencé.

Depuis janvier 2013, sous la traque des biens mal acquis supposés, Aliou Aïdara Sylla, homme politique et chef d’entreprise, ayant dans ses valises des chèques en dinars, venant de Doubaï, présumé financier du pds, ouvre le bal, est cueilli manu militari avec des pires méthodes, indignement staliniennes, à l’aéroport international Léopold de Dakar, puis accusé de blanchiment d’argent sale, escroquerie, association de malfaiteurs, sans qu’il y ait nécessairement jusqu’ici, des preuves matérielles avérées, malgré le démantèlement époustouflant des chefs d’accusation avec à l’appui des documents plausibles de la part de ses avocats, qui défendent mordicus l’innocence de leur client toujours détenu à rebeuss.

Il est le premier agneau du sacrifice. Manifestement, il n’y a que des non-dits, des insinuations, des amalgames, des conjectures, des conclusions hâtives que ne rien ne justifie, de prime abord, si ce n’est qu’il a soutenu son mentor, Abdoulaye Wade, candidat à l’élection présidentielle.

Après l’arrestation de ce digne fils du terroir, président de la communauté rurale de Thilmakha, Macky Sall veut en finir avec tous les anciens dignitaires qui s’opposent à lui. Point n’est besoin de trouver un répit.

Il faut agir vite et efficacement et donner des gages à l’extérieur pour régler des comptes avec des indociles, qui refusent de se mouler dans un parti cliniquement clanique. Mais curieusement, le présumé chantre de la rupture est à la fois président de la république et secrétaire général de son propre parti.

Le caudillo du Sénégal, des manières fortes, hier, très pauvre, qui vivait dans le quartier populaire de la capitale, devient subitement un obscur multimilliardaire des ténèbres en l’espace de moins 6 ans, a

gouverné pendant 8 ans avec Abdoulaye Wade, semble choisir la voie ténébreuse et agir librement par le truchement de ses ustensiles pour régler ses comptes personnels. Les arrestations arbitraires, maquillées sous le soubassement des biens mal acquis, font rage.

Le 16 avril 2013, c’est au tour de karim wade, le fils d’Abdoulaye Wade, ex super ministre d’état du ciel et de la terre, qui passe à la trappe pour enrichissement supposé illicite, suite à son arrestation aussi rocambolesque à son domicile du point E à Dakar, sans qu’il y ait à ce jour des preuves réelles de sa culpabilité prouvée.

Depuis lors, il croupit lui aussi à rebeuss. Bara Gaye, paya lui aussi, un lourd tribut, pour un délit supposé d’offense au chef de l’état, au motif bidon : « Macky Sall a retiré les passeports diplomatiques aux chefs religieux qu’il a octroyés aux homosexuels ».

D’autres membres du pds sont incarcérés dans les goulags du monarque, qui imprime sa marque, fait la pluie et le beau temps. Pendant ce temps, des transhumants mouillés jusqu’au, dans « un takh rip », circulent tranquillement, s’ils ne bénéficient pas de promotion sociale indue.

Aliou Sall, crée sa société, Pétro-Tim Sénégal SA, quelques mois après la prestation de serment de son frère, Macky Sall.

Marième Sall Faye, dispose elle aussi d’un patrimoine gigantesque, comme son mari, alors qu’elle était femme au foyer. Selon nos informations dignes de foi, elle serait la propriétaire de la permanence de l’apr dans la capitale. Elle dirige avec son frère, Daouda Faye, la fondation bidon, « Servir le Sénégal », pour se servir elle-même et servir son mari, créateur de la structure politique, totalement nébuleuse.

Curieusement, elle ne dispose d’aucun poste officiel, mais elle occupe l’ancien bureau de Karim Wade, au dixième étage de l’immeuble Tamaro. D’où viennent donc ces milliards de francs CFA, sortis de terre. L’opacité manifeste de cette structure bidon est substantielle à la supercherie de la rupture. Une grosse arnaque grotesque.

Contrairement, à ce qu’il affiche, comme tout tyran digne de ce nom, des nominations hystériques continuent, à la pelle, en particulier, son entourage immédiat avec des charrettes des marchés de gré à gré à n’en plus finir, sans compter des ministres conseillers, payés pour ne rien faire, en sus des agences budgétivores et inutiles, en têtes desquelles des dg de ramassis, dont les salaires gravitent entre 4 et 5 millions de francs CFA avec des primes annuelles de 20 millions. Quelle insulte ! Les jeunes sont inscrits à la diète, mais les retraités, eux, se frottent les mains et reprennent du service.

Ahmadou DiopDimanche dernier, l’escadron de la république des tontons macoutes cueille Hissène Habré chez lui, devant sa femme. Le comble du comble, Idris Déby, président actuel du Tchad, alors ancien chef d’état major des armées se porte partie civile. Une première dans l’histoire mondiale et sous la gouvernance d’une rupture aux mœurs totalement aléatoires. C’est l’hospice qui se moque de l’hôpital, n’est-ce pas ?

C’est bien cela une magistrature carambouilleuse. Macky Sall gouverne, les ennuis commencent, maintenant ! La bonne gouvernance, c’est la démocratie apparentée à la tyrannie, sous la traque du chantier des biens mackyés, spoliés et placés à l’étranger. A qui le tour, demain à la citadelle du silence ? La démocratie aux oubliettes, place, maintenant au totalitarisme débridé et à l’épreuve des faits.

Le pire est devant nous et des surprises énormes se profilent à l’horizon. C’est ça le machiavélisme ! Lorsque des grosses cylindrées sorties de terre, on ne sait où, déterminent l’issue des scrutins, c’est le pire qui puisse nous arriver. Normal.

Ahmadou Diop

Le combat continue !

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