La ministre Fatou TAMBEDOU casse l’Assemblée : elle attaque son collègue Diène Farba SARR devant les députés

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Qu’est-ce qui reste de la solidarité gouvernementale?

Mais quelle mouche qui a donc piqué la ministre déléguée auprès du Ministre du renouveau urbain, de l’Habitat et du cadre de vie, chargé de la restructuration et de la requalification des banlieues? Hier, à l’Assemblée, elle a mis à rude épreuve la solidarité gouvernementale en s’attaquant vigoureusement à son collègue du Renouveau Urbain. Une scène digne d’une querelle de borne fontaine à laquelle les députés ont été forcés d’assister. 

«Depuis que je suis nommée en 2014, c’est la croix et la bannière. Il faut que je rende compte aux députés. Je ne peux pas vous dire en tant ministre délégué où est passé le budget que vous avez voté pour le ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie», commence-t-elle par dire.

Accusant à demi-mot Diène Farba SARR de l’étouffer financièrement, Fatou TAMBEDOU trouve que le manque de moyens de travail fait penser à tout le monde qu’elle est incompétente et ne fait rien. Enfonçant le clou, elle affirme : «Jusqu’à aujourd’hui, c’est moi qui ai acheté le carburant de ma voiture. Et c’est la même situation que je vis depuis deux ans», révèle-t-elle.

Pris au dépourvu, les députés qui ont commencé par rigoler ont vite compris que la ministre sortait de méchants cafards. Certains vont l’inviter à la retenue, sans calmer ses ardeurs. «En route pour l’Assemblée nationale, le ministre Diène Farba Sarr, ici présent, m’a appelé au téléphone pour me demander de surseoir à ma venue», avance-t-elle. Avant de pointer d’un doigt accusateur Diènne Farba SARR qui semblait glacé. «Que cela soit la première et la dernière fois que vous tentez de m’en dissuader. Lorsque je réponds à la convocation des députés, vous ne devez pas avoir l’audace de me l’interdire», assène-t-elle. Avant d’ajouter : «Je ne vous permets pas de dire aux honorables députés que je suis malade». 

Face à une telle diatribe, le président de l’Assemblée nationale, Moustapha NIASSE, ne pouvait la laisser poursuivre sans risquer de se faire tirer les oreilles. Il va interrompre la dame qui semblait n’en avoir pas terminé.

Le chat sort, les souris dance, serait-on tenté de dire. Seulement, même présent qu’aurait pu faire Macky SALL qui a déjà assisté à une scène de pugilat de ses camarades de parti sans sévir. Cet affront, sans commune mesure, peut-il, cette fois-ci, être sans conséquence ? Le retour de Macky SALL nous édifiera.

Attendez, on dirait qu’elle vient d’être limogée.

WALFnet

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