La présidentielle iranienne sous contrôle: six candidats pour succéder à Ahmadinejad

Ahmadinejad2 AhmadinejadEN IMAGES – Cinq conservateurs et un modéré se présentent vendredi à l’élection présidentielle iranienne pour succéder à Mahmoud Ahmadinejad, à qui la Constitution interdit de briguer un troisième mandat consécutif.

Six candidats se présentent officiellement à la présidentielle en Iran, après la validation de leurs candidatures (parmi les 686 enregistrées) par le Conseil des gardiens de la constitution. Le vote se tient le 14 juin prochain. L'un d'eux succèdera à Mahmoud Ahmadinejad, qui n'a pas le droit de se présenter à un troisième mandat.

Saïd Jalili, 47 ans. Le plus jeune candidat est aussi l'un des grands favoris. Proche du Guide suprême, cet homme discret et très religieux le représente dans les épineuses négociations sur le programme nucléaire iranien avec les puissances occidentales. Connu pour sa fermeté dans ce dossier, ce vétéran de la guerre Iran-Irak (1980-88) durant laquelle il a perdu une partie de sa jambe droite est soutenu par les ultra-conservateurs.

Mohammad Bagher Ghalibaf, 51 ans. Maire de Téhéran depuis huit ans, il jouit d'une certaine popularité dans la capitale, où il peut se prévaloir d'un bilan positif. Il est aussi connu comme ancien chef de la police et commandant militaire.

Ali Akbar Velayati, 67 ans. Ministre des Affaires étrangères pendant plus de 16 ans (1981-1997), ce médecin-pédiatre de formation est ensuite devenu conseiller pour les affaires internationales auprès du Guide suprême.

Mohsen Rezaï, 58 ans. L'ancien chef des Gardiens de la révolution a déjà été candidat à la présidentielle en 2005 et en 2009, face à Ahmadinejad, dont il critique la gestion du pays. Il est aujourd'hui secrétaire du Conseil de discernement du régime, haute instance d'arbitrage politique du pays. Un poste stratégique pour ce titulaire d'un doctorat en économie.

Mohammad Gharazi, 72 ans. Le doyen des candidats a été ministre du Pétrole et des Télécommunications (1985 à 1997), puis a quasiment disparu de la scène politique ces dernières années. Sa candidature est une surprise. Considéré lui aussi comme un modéré, il a déclaré qu'il n'avait «ni argent, ni porte-parole, ni structure de campagne».

Hassan Rohani, 65 ans. Seul mollah parmi les candidats, ce religieux modéré, proche de l'ex-président Akar Hachémi Rafsandjani (qui lui n'a pas eu le droit de se représenter), est l'un des candidats les plus connus. Lui qui a dirigé les négociations nucléaires entre l'Iran et les grandes puissances au début des années 2000 avait engagé une politique de détente et accepté en 2003 la suspension de l'enrichissement d'uranium. Il a reçu le soutien des réformateurs après le retrait de leur unique candida,t Mohammad Reza Aref.L'ex-président réformateur Khatami a d'ailleurs appelé à voter pour lui.

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