L’Affaire Skripal est directement liée à l’échec d’attaques chimiques sous faux drapeaux en Syrie

L’affaire Skripal est la réponse du Royaume-Uni aux efforts énergiques déployés par la Russie pour mettre en échec une exploitation politique de fausses attaques chimiques en Syrie aussi bien sur le terrain opérationnel et informationnel qu’au niveau de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques dont le siège est à La Haye.

Durant des mois, les diplomates russes accrédités auprès de cette Organisation bidon ont croisé le fer avec leurs homologues US et leurs nombreux alliés (Royaume-Uni, France, Allemagne, pays scandinaves, Pologne, Ukraine, pays du Golfe, pays d’Amérique du Sud, etc.) autour de l’usage présumé d’armes chimiques en Syrie. Une affaire que les pays atlantistes voulaient exploiter coûte que coûte pour intervenir directement en Syrie afin d’anéantir les forces gouvernementales après l’échec patent de cohortes sans fin de troupes mercenaires utilisant le label islamiste.

Le message sous-jacent de Londres à Moscou est le suivant :

« Puisque vous avez saboté à La Haye [nos] efforts en vue d’un changement de régime en Syrie sur la base de violations flagrantes de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques, c’est la Russie elle même qui sera accusée de manquer à ses obligations internationales en recourant aux assassinats à l’arme chimique sur le sol britannique. »

Outre l’atteinte à l’image de marque de la Russie et de son président, les britanniques ont tenté de créer de toutes pièces un casus belli en bonne et due forme.

Un problème toutefois :  la Russie est une puissance nucléaire de premier ordre et l’empire britannique n’existe plus. La situation n’avait rien de commun avec la guerre de Malouines de 1982.

Restait les campagnes concertées et coordonnées visant à isoler Moscou :  l’expulsion de personnels diplomatiques et la fermeture de locaux consulaires ou de bureaux de représentation. Un pis aller. Cependant ces mesures entraînent systématiquement des mesures de réciprocité.

La fermeture du British Council en Russie est infiniment bien plus préjudiciable que la clôture du consulat général de Russie à Seattle. Le premier est un puissant outil d’influence et d’action dont les capacités dépassent largement tout ce qu’on peut faire d’un consulat de façade.

L’expulsion de diplomates russes accrédités auprès de l’OTAN est un fait assez curieux témoignant du degré de frustration des pays de l’OTAN, Turquie comprise, face aux échecs répétés des forces spéciales chargées d’encadrer les guérillas terroristes en Syrie.

Bref, c’est petit, vil et bas. Cela rappelle les remarques de Staline sur Roosevelt et Churchill pendant et après la Conférence de Téhéran en 1943 :  pour Staline, Roosevelt était un homme qui voyait grand et de très haut et donc si jamais il mettait la main dans votre poche, il était sûr d’y trouver un million de dollars ;  Churchill par contre mettrait sa main dans votre poche pour vous soutirer un kopek ou un sou…

Le gouvernement de Theresa May est encore plus lamentable. Il pourrait vous faire les poches en sachant que vous n’avez rien et crier à l’outrage public…

Skripal n’est pas mort et sa fille s’en remettra. Cette dernière se réveillera. Entretemps, 300 personnes déclarées non grata iront grossir les rangs des trolls de part et d’autre…

Vulcain au fin fond du Tartare achêve son chef d’oeuvre :  le glaive né de la rencontre de la lave volcanique et du fer tombé du ciel et dont la lame acérée reflète les braises enflammées de l’enfer…

source:https://strategika51.wordpress.com/2018/03/31/laffaire-skripal-est-directement-liee-a-lechec-dattaques-chimiques-sous-faux-drapeaux-en-syrie/

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