SPECIALE ÉMISSION : CHEIKH AHMADOU BAMBA MBACKE, KHALIMA DIAKHATE ET LAT DIOR NGONE LATYR DIOP, OU TROIS GRANDES FIGURES HISTORIQUES, EXCEPTIONNELLES AU SENEGEAL. PAR AHMADOU DIOP CPC.

Au Sénégal de Touba, à Ndiassane, Coki,  en passant par  Keur Amadou Yallla, Keur Makala, jusqu’à  El hadji Malick Sy,  les grandes figures historiques,  exceptionnelles : Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, Khalima  Diakhaté Kala et Lat Dior Ngoné Latyr Diop,  ont  toutes en commun  la  même fibre  consanguinité  indivisible, les lie.   Quand je dis que le Sénégal est un grand pays historique au point de vue du savoir pluriel et de la morale en puissance éternelle, je sais de quoi je parle. Et pour cause. Qui est donc  le dernier damel du cayor ? Fils de Sakhéwer Sokhna Mbaye Diop et de la linguère Ngoné Latyr Fall.   Qui est-elle ?   Tout d’abord, la linguère  Asta Diop,  la mère de Absa Mbounoune  Diakhaté, est bien la mère   de Lat  ngoné latyr Fall.   Cette dernière,  est la mère  de lat dior ngoné latyr Diop., le dernier damel du cayor.

  Absa Diakhaté,  mère de khali Madiakhaté Kala, est elle-même la fille de  Sokhna Mbacké, est elle-même, la fille de mame Marame Mbacké , [awao-la première femme de Ndiamé Diakhaté.  La  linguère  Absa Diop,  est la seconde femme de ndiamé Diakhaté.  Absa  Mbounoune Diakhaté   et absa  diakhaté, mère de khali madiakhaté, ont le  même père, Ndiamé Diakhaté, fonda  le village de Médina Diakhaté, au lieu de Mérina Diakhaté. Moussé Daro, est le père de   Khali madiakhaté, est  bien l’oncle de Lat Dior Ngoné latyr Diop.

 Parents de Cheikh Ahmadou Bamba MBacké, dit khadimou al-Rassoul [ en arabe : «  serviteur du Prophète Mouhamed », fondateur du mourdisme et de la ville Sainte de Touba, né vers 1853. Fils de  Mame Mor Anta Sally Mbacké  et de Mame Diarra Bousso.

Mame Mor Anta Sally Mbacké, est aussi  le père de  Mame   serigne cheikh  Absa,   À noter que  la mère de mère de Serigne  Cheikh Absa, est la fille du grand frère   de khali Madiakhaté Kala,   qui a disparu  à la fleur de l’âge.  Par ailleurs,  Sokhna Fatma Thioub Diop,  est la fille de Amadou Makhourédia Diop,  est la mère de Serigne Cheikh  Mbacké Gaîndé,  qui est le fils  de serigne Modou moustapha mbacké, lui-même est le fils ainé de Cheikh Ahmadou  MBacké Touba, fondateur du mouridisme.

Lat Dior Ngoné Latyr Diop, né en 1842 à Keur Amadou Yalla et mourut le 27 octobre 1886 à la bataille de Dékheulé avec deux de ses enfants majeurs Sakhéwar niabass et thiendella

Selon  l’histoire, qui fut reprise par wikipédia, après la mort de Birima, un nouveau damel est élu par le conseil des grands électeurs, Macodou Coumba Yandé Mbarrou. Macodou ayant refusé l’offre que les Européens avaient faite au damel précédent, Louis Faidherbe décide de chasser le damel Macodou, qui était contre ses intérêts. Les Tiédos de Macodou et l’armée de Faidherbe s’affrontent lors de la bataille de Gatty. Faidherbe perd la bataille, mais il revient à la charge un mois plus tard et cette fois le damel Macodou est vaincu à la bataille de Kouré. Guelwar par sa mère, privé du soutien des siens, Macodou s’enfuit au Saloum, gouverné par un membre de sa famille. Faidherbe exécute l’accord et la jonction entre Saint-Louis et Dakar est réalisée. Il en profite également pour annexer quelques provinces.

Madiodio Déguène Codou, soutenu par Faidherbe, est élu par les grands notables du Cayor. Faidherbe et sa suite assistent même à son intronisation, dans la capitale du Cayor, à Mboul. Lat Dior, qui briguait aussi le titre de damel, est très déçu par le choix des électeurs, car Madiodio est très favorable aux Français. C’est pour ces raisons que Lat Dior décide de commencer la lutte pour se rendre maître du Cayor et renvoyer définitivement les colons français. Lat Dior et ses partisans, écrasent Madiodio et les Français à la bataille de Coki en 1861. Cependant Madiodio est aussitôt soutenu par le gouverneur Jauréguiberry qui tente de le remettre au pouvoir, mais Madiodio ayant perdu en crédibilité auprès du peuple, Lat Dior en profite pour le chasser définitivement du Cayor.

À partir de là, Lat Dior commence à envoyer des émissaires aux royaumes voisins jusqu’au royaume du Trarza en Mauritanie et les invite à lutter contre la pénétration française. Comme Lat Dior a réussi à établir de bonnes relations avec les royaumes voisins, les colons décident de ne pas trop intervenir, car ils craignent un soulèvement général.

Après s’être absenté, Faidherbe revient au Sénégal et décide de chasser Lat Dior et de rétablir Madiodio. Madiodio est rétabli sur le trône et cède à la France les provinces du grand Ndiambour, le Saniokhor et le Mbawar. Lat Dior, ses tiédos et ses partisans, unissent leurs forces en vue d’une guérilla. Le sachant, Madiodio demande l’aide des Français. Le 29 décembre 1863, une expédition composée de 140 soldats français appuyés par plusieurs centaines de partisans de Madiodio, commandée par Madiodio et le capitaine du génie Lorens marche contre Lat Dior. Prévenu, celui-ci lui tend une embuscade à Ngogol et l’anéantit : c’est sa première grande victoire.

Lat Dior tente de nouveau de rallier les royaumes voisins à sa cause en les informant de sa victoire sur les Français à Ngolgol. Faidherbe charge Pinet-Laprade de rétablir la situation en faveur des Français. Lat Dior se rend dans le nord du Cayor, au Ndiambour, pour inciter au combat les musulmans ainsi que les souverains du Trarza en Mauritanie. Pinet-Laprade ruine ses projets d’alliance. Lat Dior envoie sa famille et ses biens au Baol. Pinet-Laprade razzie les villages partisans de Lat Dior.

Les tiédos de Lat Dior et les spahis de Pinet-Laprade se rencontrent à Loro : c’est la bataille de Loro. Mais devant la supériorité numérique et des armes, Lat Dior bat en retraite. C’était le 12 janvier 1864.

Après cette victoire française, Madiodio Déguène Codou est remis au pouvoir. Avec lui, les Français annexent le Cayor en 1865. Mais tant que Lat Dior est encore en vie, les Français ne se sentent pas en sécurité au Cayor.

Maba Diakhou Bâ fera de Lat Dior le général de son armée, et Lat Dior l’aidera dans ses combats. Ensemble ils marcheront sur le Sine, le Baol et le Djolof. Pinet-Laprade et ses spahis se rendent au Saloum pour rencontrer Maba et Lat Dior : c’est la bataille du Rip, le 30 novembre 1865. Pinet-Laprade perd énormément d’effectifs, mais réussit à les dissuader. Maba Diakhou Bâ est tué (à la bataille de Fandane-Thiouthioune, également connu sous le nom de la bataille de Somb) peu de temps après, en 1867, en allant combattre le Maad a Sinig Coumba Ndoffène Famak Diouf.

la bataille de Mekhé. Les Français sont battus le 3 juillet 1869. Pinet-Laprade meurt du choléra le mois d’août suivant. Lat Dior, commençant à prendre de la hauteur ?, razzie les provinces qui lui sont hostiles, le Saniokhor et le Diander. Avec son armée il se rend à Louga où il rencontre les troupes françaises. Un combat sanglant a lieu et Lat Dior se retire. Les pertes sont nombreuses, malgré cela il réussit à dissuader les colons.

Le 12 janvier 1871 Lat Dior Ngoné Latyr Diop est reconnu par tous comme le damel du Cayor. La France est affaiblie par la guerre avec l’Allemagne et Lat Dior en profite pour annexer le Baol et cumuler les titres de damel et de teigne. En 1874, le Toucouleur Cheikhou Amadou attaque le Djolof et prend le titre de bourba. Il attaque le Cayor, mais Lat Dior entretient désormais de bonnes relations avec la France, en particulier avec le colonel Brière de l’Isle. En janvier 1875, ils combattent ensemble Cheikhou Amadou et l’écrasent. Lat Dior et les tiédos entretiennent des hostilités. Ceux-ci refusent que le damel Lat Dior transfère la capitale à Keur Amadou Yalla. Finalement, avec la médiation du colonel, la capitale reste a Mboul.

.En 1879 Lat Dior signe un contrat avec les Français pour la construction d’une ligne de chemin de fer Dakar-Saint-Louis, mais en 1880 Lat Dior se rend compte que ceci pourrait affaiblir son autorité. Il déclarera la guerre aux Français si la construction du chemin de fer est maintenue. Il refuse également l’implantation de la culture de l’arachide, car il estime que cela donnerait aux Français de nouvelles chances d’imposer leur domination et de rester au Sénégal. En 1882, Lat Dior, toujours damel du Cayor indépendant, est soutenu par un membre de la famille royale, Samba Laobé Fall

Au Cayor un nouveau damel, Samba Yaya Fall, est intronisé avec le soutien de la France sous le nom de Amaryi Ngoné Fall II. Favorable aux colons, ce damel signera pour la ligne de chemin de fer. Lat Dior et son neveu Samba Laobé Fall entreprennent la guérilla au Cayor, mais sont vaincus par le général Dodds en mai 1883. Le damel Samba Yaya Fall (Amary Ngoné Fall II) est déchu du pouvoir et il est remplacé par Samba Laobé Fall. La ligne ferroviaire est inaugurée en juillet 1885.

Comme il n’y a plus de damel au Cayor, la France impose donc son protectorat. Le Cayor est divisé en six provinces, et Demba War Sall est appelé à la présidence des provinces, ainsi que ses frères