Le Bour Saloum Samba Laobé FALL

Histoire du Bour Saloum Samba Laobé FALL
Histoire du Bour Saloum Samba Laobé FALL
Histoire du Bour Saloum Samba Laobé FALL

Il fut un des plus grands rois du Saloum, malgré un règne assez bref. Fils de Damel Makodou et de la reine Lat souka Sira Diogop, Samba Laobé monta sur le trôneà une époque particulièrement difficile, alors qu’il était très jeune.

À la mort de Koumba Ndama, le Saloum envoya une délégation chez le Tèeñ duBaol, Makodou qui était le doyen des Gelwar du clan Kodou Bigué, pour lepressentir comme Buur Saloum. Celui-ci répondit qu’il était déjà Tèeñ, installépar les soins de son fils Biraima Ngoné, alors Damel. Il ne pouvait donc pasabandonner le trône du Baol pour venir commander au Saloum ; c’était pourquoiil conseille à l’ambassade de porter le choix sur son frère Sambou.

Ce dernier fut appelé, mais répondit qu’il préférait être le dernier archerdans le Baol ou au Kayor plutôt que d’être le premier dans le Saloum. Ladélégation reçut en fin de compte l’assentiment de Samba Laobé qui fut doncintronisé.

À son avènement, la situation était difficile : d’une part, le clan Kéwé Biguéémigré dans le Rip sous le commandement de Koumba Dianké Bountoung était décidéà reprendre le pouvoir ; d’autre part, la collectivité musulmane prenaitpleinement conscience de sa personnalité et de sa force et préparait dans laclandestinité la guerre sainte.

Samba Laobé commença ainsi son règne par une campagne contre les émigrés :Ngara Bountoung fut tué à Baty, Karfa à Padaf, et Latfa Guilé à Mandéra.
Après ces victoires, il eut à résister à son propre père, Makodou Koumba,chassé de ses États par les Français après sa défaite à Ndiati, qui exigeait lacouronne du Saloum en s’appuyant sur son droit d’aînesse et en arguant qu’iln’avait pas refusé jadis la couronne que parce qu’il était déjà Tèeñ..

Makodou vint dans le Saloum et s’arrêta à Diokhoul. Samba Laobé lui envoya unedélégation dirigée par la reine Latsouka et le prince Fakha, son frère, pourapporter de la nourriture et toute sorte de présents.
Mais Makodou fit demander à son fils de lui céder immédiatement le trône car ilétait bien le doyen des Gelwar et son père. Samba Laobé ne refusa pas d’abord,mais le Jaaraaf, chef de l’exécutif, déclara que s’il continuait à soutenir lacandidature de son père, non seulement celui-ci ne régnerait point, maislui-même risquerait d’être contraint à l’exil.

En effet, son père avait livré la guerre aux Français qui l’avaient battu et lepoursuivraient au Saloum au cas où il y prendrait le pouvoir.
Makodou apporterait ainsi au pays une guerre que personne ne souhaitait. SambaLaobé proposa alors à son père une large hospitalité et un libre dialogue avecle conseil de la couronne, ce qui, à la longue, pourrait jouer en safaveur.

Mais le vieux Makodou, bousculé par son frère Sambou, repoussa la propositionet se rendit à Kafrine auprès du Beuleup Fari Mafoun. Sans attendre la fin desdiscussions, Samba Laobé prononça la destitution du Beuleup, qui était de labranche Sandéné Ndao, et son remplacement par Tagou Diodio, de la brancheDiagone Ndao.
À partir de là, la puissante famille Ndao se divisa en deux camps antagonistes.
Le combat entre Samba Laobé et Makodou se déroula à Gouye Diouli en 1861 :Makodou y fut vaincu et laissa sur le champ de bataille son frère Sambou, lesprinces Siré Biram Ndao Dakhar, Bakar Bigué Ndiémé, Demba Lalo Takou et descentaines de soldats.

En 1862, après la bataille de Gouye Diouli, se levèrent trois prêcheurs deguerre sainte qui devancèrent Maba : Sambou Oumané Touré de Sabakh, MandiayeKhourédia de Koutango près de Saboya, et Cheikhou Diop, toucouleur originairede Ballo (Gambie).

Les trois chefs formèrent une coalition et, après avoir vaincu le Fara Sabakhet le Fara Sandial, au Rip, ils attaquent la province du Kaymor dont le Buumyétait alors Goumbom Awa Gnilan Ndiaye, cousin, beau-frère et vassal de SambaLaobé.
Malgré une vaillante résistance qui dura quatre jours, le Buumy fut battu parles coalisés, à Kaymor même. Il se rendit auprès du Buur Saloum pour protestercontre son refus de le secourir.

Le roi lui déclara qu’on ne devait avoir besoin de son aide pour vaincre unsimple talibé et que lui-même, à la tête de ses troupes, il irait écraser lesmusulmans. Effectivement, le lendemain, Samba Laobé vint à Ndémène et tua prèsde ce village Sambou Oumané et Mandiaye Khourédia ; seul Cheikhou Diop parvintà s’échapper. Ce dernier ne réapparaîtra sur la scène politique que timidementet toujours contre Maba, son rival plus heureux.

Mais la guerre contre les musulmans ne venait que de commencer, car Maba venaitde s’emparer du pouvoir au Rip en supprimant l’héritier présomptif Madiakhèr,puis le roi de ce pays, Diéréba Marone.
Il s’empressa de voler au secours de ses coreligionnaires du Saloum, tout endevançant Samba Laobé qui menaçait d’envahir le Rip. Maba bénéficia de l’appuides Gelwar, émigrés au Rip depuis le roi Balé Ndao, qui venaient de subir ladéfaite devant Samba Laobé, et qui s’étaient renforcés de tous les mécontentsdu Saloum.

Ainsi les clans Kéwé Bigué et Khourédia Bigué firent leur soumission à Mabapour combattre l’ennemi commun, Samba Laobé et le clan Kodou Bigué, détenteurdu pouvoir. Maba envahit le Saloum et construisit trois redoutes à Thikat.
Sous-estimant la valeur combative des ndongo (musulmans) qui n’avaient guèreexercé le métier militaire, Samba Laobé se contenta d’envoyer une faibletroupe, composée des guerriers de Kahone et des environs immédiats ; lui-mêmemontait le soir du combat son célèbre étalon, qu’il avait enlevé à son père àla bataille de Gouye Diouli, nommé Diakarlo.

Comme les guerres précédentes avaient entamé son arsenal et qu’il étaitaccompagné par peu de soldats, Samba Laobé allait au-devant d’une défaite àThikat, où il fut battu.

Au passage de Kaolack-Ndiob, son cheval Diakarlo s’embourba ; le roi jura qu’ilne ferait pas un pas de plus sans cet étalon qu’il avait pris à son père.L’ennemi, exploitant son succès inespéré, mitraillait la masse humainepréoccupée à tirer le cheval de la boue.

Samba Laobé fut poursuivi jusqu’à Kahone qui fut incendié. Après cet échec, ilse rendit auprès du Buur Sine, Koumba Ndofèn Famak, pour lui demander unemprunt d’armes et de munitions afin de combattre Maba.
Mais le roi du Sine exigea de lui, à titre de caution, la monture Diakarlo, cequi revenait à ridiculiser le demandeur. Une brouille en résulta, à la suite delaquelle Samba Laobé quitta le Sine pour aller se réfugier dans le fortfrançais de Kaolack, commandé par le sergent Burg. Il y fut attaqué par Mabaqui fut repoussé par les Français avec beaucoup de pertes.

Samba Laobé devait mourir le jour même de cet assaut, des suites d’une blessurereçue la veille dans Kahone, ou, selon d’autres sources, de violents maux deventre. Makadou, le père de Samba Laobé, qui avait participé à l’attaque deKaolack aux côtés de Maba, se retira à l’est du Saloum où il mourut peuaprès.

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by bishba in FAITS DIVERS 0

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