Le chanteur n'est pas maître de sa musique : Phar­rell Williams pas du tout happy

Phar­rell WilliamsC’est une nouvelle qui pour­rait redé­fi­nir les codes du monde musi­cal. L’entre­prise Global Music Rights, qui regroupe 42 artistes dont Phar­rell Williams, a demandé au géant améri­cain Youtube de reti­rer près de 20 000 morceaux de musique de ses plate­formes sous peine de sanc­tions juri­diques.

Période de Noël ou pas, Phar­rell Williams reste avant tout un busi­ness­man. La nouvelle société Global Music Rights, qui s’occupe des inté­rêts de 42 artistes dont ceux du célèbre produc­teur à chapeau, a demandé à Youtube de reti­rer 20 000 morceaux de musique sous peine de pour­suites juri­diques.

« Si Youtube conti­nue d’igno­rer ses obli­ga­tions, il y aura un procès » a expliqué au Figaro.fr l’avocat du groupe, Howard King. Pour ce dernier, le géant du strea­ming outre­passe ses droits en terme d’offre musi­cale : « N’importe quel service de diffu­sion, y compris Youtube, doit obte­nir la permis­sion auprès des proprié­taires de copy­right de distri­buer leurs compo­si­tions. Global Rights Music gère les droits de concerts d’envi­ron 20 000 chan­sons qui n’ont pas fait l’objet d’une licence avec Youtube ».

Parmi les artistes lésés, l’inter­prète du mythique titre Happy espère que cette offen­sive permet­tra aux diffé­rents chan­teurs concer­nés de reprendre le contrôle sur leur propriété intel­lec­tuelle.

Dans une inter­view accor­dée au Holly­wood Repor­ter, Irving Azoff, le patron de Global Music Rights, consi­dère d’ailleurs que les auteurs-compo­si­teurs sont « beau­coup trop sous-payés ». Un constat accen­tué par l’arri­vée du télé­char­ge­ment illé­gal il y a quelques années.

Selon les premières esti­ma­tions effec­tuées, cette possible bataille juri­dique pour­rait coûter très cher à Youtube. L’avocat de Global Music Rights estime que le groupe pour­rait toucher 150 000 dollars de dommages pour chaque morceau diffusé sans auto­ri­sa­tion.

Un chiffre un peu utopiste. Mais selon The Holly­wood Repor­ter, l’entre­prise, créée en 2013 par Irving Azoff, pour­rait en cas de procès obte­nir une indem­nité d’un milliard de dollars. La rançon du succès.

Gala

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