Le commissaire Abdoulaye Niang démis de ses fonctions Un limogeage prévisible qui suscite la polémique

Le commissaire Abdoulaye Niang démis de ses fonctions

Un limogeage prévisible qui suscite la polémiquecommissaire abdoulaye niang

Nombre de citoyens ont cru qu’avec son limogeage de la tête de la police nationale, le commissaire Abdoulaye Niang a été un sacrifié. Les personnes averties ont toutes abouti à cette conclusion. «C’est la première sanction que le chef de l’Etat pouvait prendre en attendant la suite», laisse-t-on entendre.

Pressions étrangères

Ainsi, selon des sources proches du pouvoir, depuis l’éclatement du scandale, les pressions étrangères se multiplient au plus haut sommet de l’Etat, afin d’éviter un traitement biaisé de cette affaire gravissime. Mieux, plus de quatre représentations diplomatiques et autres partenaires traditionnels les plus influents du Sénégal auraient saisi le chef de l’Etat pour exprimer leurs vives préoccupations.

Dans certains cercles restreints de l’Etat, c’est le ministre de l’Intérieur, lui-même, qui devait, en premier lieu, jeter l’éponge. Pathé Seck est indexé de laxisme dans la gestion du dossier, pour n’avoir pas su prendre les décisions appropriées à temps normal. Depuis son arrivée au pouvoir, avec cette affaire de narcotrafic, jamais Macky Sall n’a aussi été énervé, informe-t-on.

«C’est aussitôt après avoir pris connaissance, mercredi, des différents rapports de la Direction de l’inspection des services de sécurité (Diss) qui ont été faits sur l’affaire de trafic de drogue dans la police, que le chef l’Etat a pris sur lui, en informant qui de droit, de démettre le commissaire Abdoulaye Niang», précisent nos sources.

Il s’est agi, à travers l’acte posé par le chef de l’Etat, selon toujours nos sources, «non seulement, de sauver un corps, mais aussi, de permettre à M. Niang de préparer sa défense car, accusé d’être mêlé dans une affaire de trafic de drogue par un rapport produit par son successeur à l’Ocrtis, en l’occurrence, le commissaire Cheikh Sadibou Keïta».

Et après ?

Une épée de Damoclès sur la tête du commissaire Cheikh Sadibou Keïta ? Des sanctions disciplinaires fortes contre sa personne sont prévues la semaine prochaine, informe-t-on, de sources concordantes. Les enquêteurs ont blanchi le commissaire Abdoulaye Niang, et les propos du commissaire Keïta sont qualifiés d’«allégations mensongères». C’est le porte-parole du gouvernement qui donne l’information.

Pourtant, dès l’éclatement de cette affaire de trafic de drogue dans la police, des voix, et pas des moindres, ont plaidé que l’enquête ne soit pas confiée à un service interne de la police, mais à un autre corps de contrôle. Faute de quoi, une telle enquête ne saurait être objective.

«Quand une enquête administrative est ouverte, les personnes qui font l’objet de cette enquête doivent faire l’objet d’une suspension provisoire, qui n’entrave en rien la présomption d’innocence. Aujourd’hui, c’est une structure de la police qui mène l’enquête ; or, les personnes qui font l’objet de l’enquête sont les supérieurs hiérarchiques de ceux là, chargés de conduire l’enquête», s’est désolé Me Ousmane Séye.

Selon une source policière, l’enquête suit toujours son cours et d’autres têtes vont tomber. Car, cette affaire a été bien peaufinée, avec, en toile de fond, une lutte acharnée pour le poste de Directeur général de la Police nationale. Des soupçons pèsent sur un haut gradé du corps qui serait derrière le commissaire Cheikhna Keïta, auteur des révélations jugées fracassantes et inattendues.

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Latif quelle honte!

by bishba in CONTRIBUTION 0

Les seuls beaux yeux sont ceux qui vous regardent avec tendresse. Et apparemment, le jeune frère est bien protégé par le grand frère. Que ne ferait-on pas pour la famille, laquelle n’a jamais été oubliée [...]

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