Le Ghana signe un contrat de 6 milliards USD avec le géant italien du pétrole ENI

ENILe Ghana a annoncé lundi avoir signé un contrat d’exploration off-shore de six milliards de dollars avec le géant italien du pétrole Eni, espérant ainsi augmenter sa production pétrolière et gazière naissante.

Le ministre ghanéen du Pétrole, Emmanuel Armah Kofi Buah, a confirmé la signature de ce contrat dans un communiqué, précisant qu’il concernait le bloc Cape Three Points. Ce bloc doit entrer en production mi-2017 ce qui permettra d’augmenter la capacité de production du pays.

Certains aspects du contrat doivent encore être approuvés par le Parlement, précise le communiqué.

Le Ghana, qui a commencé à extraire du pétrole fin 2010 sur le champ Jubilee, a peiné jusqu’ici à atteindre ses objectifs de production, notamment en raison du manque d’infrastructures, dû au manque d’intérêt des investisseurs étrangers.

M. Buah a évoqué le risque d’investissement comme le plus gros obstacle dans ces négociations avec Eni.

Pour l’instant, le Ghana, deuxième puissance économique d’Afrique de l’Ouest grâce à ses exportations d’or et de cacao, produit environ 100.000 barils de pétrole par jour.

Les coupures d’électricité restent très fréquentes au Ghana, surtout en dehors d’Accra, la capitale, et les succès éonomiques du pays, qui a connu une forte croissance ces dernières années, ont été ternis par une forte inflation et des difficultés à maîtriser sa dette publique.

Le ministre de l’Energie a souligné que la production de gaz constituait un volet essentiel de l’accord signé avec Eni, promettant que cela permettrait d’augmenter la production d’électricité.

Ce projet devrait fournir jusqu’à 170 millions de pieds cube de gaz par jour pendant les deux prochaines années et permettre au Ghana de résoudre dans l’avenir son principal problème en matière de production électrique, selon le communiqué.

L’incapacité de transformer le gaz naturel extrait en même temps que le pétrole brut faisait partie des freins à la production d’électricité au Ghana.

Une usine de traitement de gaz, sur la partie ouest de la côte ghanéenne, doit ouvrir en décembre, avec un an de retard, pour produire à terme 500 megawatts d’électricité.

Les réserves de pétrole et de gaz du Ghana sont faibles, au regard des énormes gisement de son grand voisin le Nigeria, premier producteur africain avec environ deux millions de barils par jour.

Considéré comme étant la démocratie la plus stable de la région, le Ghana a connu une croissance économique rapide ces dernières années grâce à ses exportations d’or, de cacao et à son industrie pétrolière naissante.

Mais la baisse des prix du métal jaune et les dépenses excessives du gouvernement ainsi que les difficultés rencontrées pour augmenter la production de brut ont suscité le scepticisme des investisseurs.

AFP

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