LE GOUVERNEMENT TIRE LES LEÇONS DE LA PENURIE D'EAU Des Plans de contingence et de gestion des risques liés à l'eau…

PENURIE D'EAULe Premier ministre a fini de décliner sa (Déclaration de) politique générale aux députés hier lundi 28 octobre à l’Assemblée nationale. Cette réflexion qui se résume sur trois grands axes a été un prétexte pour Aminata Touré d’affirmer que le gouvernement, qui a tiré les enseignements des graves perturbations survenues dans la distribution de l’eau en septembre dernier va «mettre en œuvre des plans de contingence et de gestion des risques pour tous les services publics stratégiques, comme l’eau, l’électricité et les télécommunications».

Le Premier ministre Aminata Touré a partagé sa réflexion articulée sur trois grands axes avec les députés hier lundi 28 octobre 2013. Communément appelée Déclaration de politique générale, cette réflexions tourne au tour de «la prise en charge des urgences sociales et la correction des inégalités», «la relance de l’économie pour une croissance génératrice d’emplois» et enfin, «la consolidation de l’Etat de droit avec le renforcement de la bonne gouvernance et le développement local».

Ce grand oral intervient la veille de l’installation de la nouvelle pièce de rechange de la conduite d’eau de la Sénégalaise des eaux (Sde) sise à l’usine des eaux de Keur Momar Sarr ce mardi 29 octobre 2013. Initialement annoncée pour le vendredi 25 octobre dernier, la pose de la nouvelle pièce de la conduite d’eau qui dessert Dakar depuis l’usine de Keur Momar Sarr, aura finalement été reporté à ce mardi, le sommet de la Cedeao qui s’est ouvert le vendredi dernier à Dakar est passé par-là.

Ce report diffère par la même occasion la pénurie d’eau de trois à quatre jours que devait occasionner le remplacement de l’installation provisoire effectuée le mois dernier sur la conduite de Keur Momar Sarr (Louga). Une pénurie d’eau qui devrait affecter environ 40% de la population Dakaroise, les travaux nécessitant une interruption de la distribution d’eau.

Toutefois, au-delà de la pose de la nouvelle conduite, conscient que l’accès à l’eau potable est une question vitale, le gouvernement, qui a tiré les enseignements des graves perturbations survenues ces dernières semaines dans l’approvisionnement en eau de la capitale (du 12 au 30 septembre 2013), a décidé de «mettre en œuvre des plans de contingence et de gestion des risques pour tous les services publics stratégiques, comme l’eau, l’électricité et les télécommunications» a rassuré Aminata Touré. Mieux, a-t-elle soutenu, «des conseils de veille stratégique seront chargés d’assurer un suivi permanent de la continuité dans la délivrance de ces services».

 Des forages pour atténuer la dépendance à Keur Momar Sarr

Le Premier ministre qui est heureux de constater que notre pays a fait des progrès significatifs en matière d’accès à l’eau potable relève que le Sénégal «va atteindre l’Objectif du millénaire pour le développement (OMD) y afférent». Néanmoins, Aminata Touré, reconnait qu’il nous faudra assurer la «prise en charge des 18% de ménages sénégalais ne bénéficiant pas encore d’une couverture satisfaisante de leurs besoins en eau». C’est pourquoi, «durant la période 2013-2017, il est prévu la réalisation de 300 forages équipés afin de permettre à 800.000 personnes supplémentaires d’avoir accès à l’eau» a-t-elle garanti.

D’ailleurs, à l’en croire, en milieu urbain, «l’accent sera mis sur la sécurisation de la production et la prévention des déficits projetés de 200.000 m3/jour à l’horizon 2025, à Dakar et sur la petite côte. A cet égard, le gouvernement a déjà entamé la réhabilitation de 10 forages dans le cadre d’un programme d’urgence qui s’achèvera en 2014. Ces forages permettront une production supplémentaire de 34.500m3/jour». Aussi est-il prévu la «réalisation d’une station de traitement du fer, pour améliorer la qualité de l’eau dans la banlieue de Dakar».

 La capacité de la Step de Cambérène portée à 52.000 m3/jour

En plus de l’hydraulique urbaine et rurale, le Premier ministre précise que des efforts substantiels seront aussi consentis pour les services liés à l’assainissement. C’est dans ce cadre que le projet de dépollution de la baie de Hann sera réalisé. De même, «la station d’épuration de Cambérène sera réhabilitée pour porter sa capacité de 52.000 m3/jour. Le renouvellement du collecteur Hann-Fann et l’assainissement de la Cité Soleil font également partie de nos priorités. Ces projets mobilisent plus de 83 milliards de FCFA».

Au  niveau national, les plans directeurs d’assainissement, en cours d’actualisation pour toutes les grandes villes, permettront de renforcer les investissements prioritaires dans le secteur. S’y ajoute le fait que, dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des ménages, le financement du Projet de Gestion durable des Déchets solides urbains d’un coût de 17,5 milliards est en négociation avancée avec des partenaires privés. Il permettra une meilleure gestion des déchets solides par les collectivités locales, note Aminata Touré.

Ibrahima DIALLO Sudonline

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