Le jardinier condamné à 10 ans de travaux forcés

Cheikh Mawlany Sané mort en PrisonLes temps sont durs en Europe. Atel point qu’Eke Ikechukwu jardinier depuis 10 ans en Espagne à voulut trouver un moyen rapide de se faire de l’argent. De ce fait, il se tourne vers le trafic de cocaïne. Mais un soir de juin 2009 il est arrêté par les agents de la subdivision des douanes, à l’aéroport, en possession de 27 boulettes de cocaïne.

Ce qui équivaut à 495 gramme, soit 20 millions de Francs Cfa. Amené à la barre, Eke Ikechukwu reconnais les faits, et sert néanmoins une autre version différente de celle du procès-verbal.

En effet, dans le procès-verbal, il est écrit que l’accusé a avoué le trafic car étant confronté à des difficultés financières et à la maladie de son père qui devait subir une opération au Nigéria. C’est ainsi qu’il est venu au Sénégal sur recommandation d’un ami qui lui a demandé de lui ramener des objets d’art.

Ce dernier lui remis un acompte de 1000 Euro, avant de lui payer le billet d’avion et de lui remettre la somme de 400 Euro, pour les frais de voyage. Une fois au Sénégal, il séjourne pendant six jours dans une auberge à liberté un. Au dernier jour, il a été emmené dans une maison, où il a dû être obligé d’introduire des boulettes de cocaïne dans son ventre à travers son anus.

Chose que réfute l’accusé. Selon lui, son amis qui lui a remis l’argent lui a fait croire qu’il devait lui rapporter des œuvres d’art, mais : «une fois dans la maison que j’ai su que c’était de la drogue que je devais acheminer vers l’Espagne».

Il affirme qu’il a même appelé son ami resté en Espagne, mais ce dernier au lieu de l’aider l’a au contraire menacé de s’en prendre à son père hospitalisé au Nigéria. C’est par la suite qu’ils lui ont mis par la force les boulettes dans l’orifice anale. Mais une fois à l’aéroport, il est allé de son propre chef se dénoncer au douanier. Pour l’avocat général il est difficile de croire à son récit, car il n’est pas corroboré par le procès-verbal.

Face aux réponses évasives d’Eke Ikechukwu, El Hadji Gormack Tall dira qu’au lieu de la loi de l’omerta qui règne dans le milieu de la drogue : «nous avons droit à la loi de la diversion, car il refuse de donner le nom de ses contacts, ni d’ici, ni d’Espagne».

Et de poursuivre : «il a voulu prendre un raccourci pour se faire de l’argent, donc qu’il assume». Il réclame dans ce cas, une peine de 10 ans de travaux forcée. Une demande que l’avocat de la défense trouve exagéré, car : «mon client n’a jamais contesté les faits, il a collaborés depuis le début avec les douaniers» plaide-t-il. 

Donc : «on ne peut pas douter de sa bonne foi, d’autant plus qu’il est parti se dénoncer lui-même» dit-il. Ainsi, il demande la clémence du juge. Car selon lui, les personnes comme Eke Ikechukwu, sont à plaindre : «ils prennent de grands risques, et la plus part du temps, ils ne choisissent pas de le faire». Une prière que le juge va décliner en maintenant la peine réclamé par l’avocat Général.

Diomma DRAME 

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