Le jugement de Laurent Gbagbo ou la chronique du meurtre annoncé du chef de l’état ivoirien

Former Ivory Coast President Laurent Gbagbo talks to his defence team while waiting for the judges to arrive at the International Criminal Court (ICC) in The Hague, Netherlands, December 5, 2011. Gbagbo appeared before the ICC on Monday to face charges of crimes against humanity including murder and rape. REUTERS/Peter Dejong/Pool (NETHERLANDS - Tags: POLITICS CRIME LAW)

Former Ivory Coast President Laurent Gbagbo talks to his defence team while waiting for the judges to arrive at the International Criminal Court (ICC) in The Hague, Netherlands, December 5, 2011. Gbagbo appeared before the ICC on Monday to face charges of crimes against humanity including murder and rape. REUTERS/Peter Dejong/Pool (NETHERLANDS - Tags: POLITICS CRIME LAW)

Le jugement de Laurent Gbagbo ou la chronique du meurtre annoncé du chef de l’état ivoirien
Un jugement, avec une « détention provisoire » qui durent 10 ans, comme cela semble promis à Laurent Gbagbo, c’est déjà une condamnation minimale à 10 ans d’enfermement, et ce avant toute sentence. La CPI ne s’inspirerait-elle pas de nos « amis » Américains avec leur Guantanamo ? RI

Prés de dix ans pour juger un homme. C’est beaucoup trop si nous tenons compte de l’espérance de vie d’un être humain.

En effet, après cinq ans d’emprisonnement, la CPI prétend qu’il lui faudrait un peu plus de quatre ans encore pour juger Laurent Gbagbo.
Il s’avère que cinq ans c’est déjà beaucoup. En cinq ans, cette cour a eu largement le temps d’instruire cette affaire. Elle ne l’a pas fait, manque de preuve sur la culpabilité de l’ancien chef de l’état ivoirien.
Comment expliquer au monde que l’on puisse garder un homme en prison dix ans sans le juger? Dans quel état mental et physique cette personne s’en sortira-t-elle? Admettons qu’elle soit innocente, comment faire pour lui rendre ces années perdues?
C’est proprement scandaleux. C’est un meurtre social, physique et psychologique qui ne dit pas son nom. C’est une mise à mort à la manière de leurs frappes chirurgicales dont eux seuls ont le secret…
Non il ne faut pas dix ans pour décider de la culpabilité ou de l’innocence d’un homme. C’est une farce… Un assassinat qui se refuse de porter son étiquette. C’est la chronique d’un meurtre annoncé.
Calixte Beyala

http: //www.camer.be

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