Le piège de l’argent facile se referme sur l’empire Drahi

Un vent de panique a saisi l’état-major d’Altice : Patrick Drahi est en train de perdre la confiance du monde financier. Ses résultats déçoivent. SFR, qui ne cesse de perdre des clients, inquiète. Son cours de Bourse s’effondre. La réalité du groupe Altice apparaît au grand jour : la folle expansion du groupe, financée par 50 milliards de dettes, paraît insoutenable.

Soudain Altice est rattrapé par la réalité. Alors que rien ne paraissait devoir arrêter le groupe de communication, propriétaire de SFR mais aussi de BFM, Libération ou L’Express en France, dans sa boulimie d’expansion bâtie sur un endettement stratosphérique, il vient de se heurter à un mur. Un simple communiqué de résultat trimestriel, dans lequel le groupe annonçait qu’il ne respecterait pas forcément tous ses engagements à la fin de l’année, a suffi à ébranler tout l’édifice. En moins de cinq séances, le cours de Bourse du groupe a dévissé de plus de 35 % et frôle désormais la barre symbolique des 10 euros. Depuis l’été, l’action Altice, cotée aux Pays-Bas, a perdu la moitié de sa valeur. D’un seul coup, c’est toute la stratégie du groupe et même sa solidité qui est en question.

Par martine orang-mediapart.fr

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