le Pinochet noir en Côte d’Ivoire en chair et en os, a-t-il donc renvoyé l’encenseur à Blaise Compaoré ?

invest_7Burkina Faso. On en sait un peu plus sur les conditions du fuyard, pion encapuchonné, Blaise Compaoré.
Sans attendre des élections présidentielles en bonne et due forme, trois militaires se disputent le déshonneur et le statut de chef de l’état : après le général Kwamé Lougué, en retraite, autoproclamé chef de la transition, le chef d’état-major de l’armée burkinabè, le général Nabéré Honoré Traoré, très proche du dictateur déchu, Blaise Compaoré, annonce vendredi dans un communiqué qu’il « assumera » les « responsabilités de chef de l’Etat », après le départ du pouvoir du président Blaise Compaoré. Aussitôt dit, aussitôt fait, comme pour ne rien arranger, Honoré Traoré, chef d’état major de l’armée est viré, un troisième larron s’incruste, le lieutenant colonel Zida prend la relève et les devants, s’installe au palais comme chef de l’état.

L’armée est divisée. Qui croire maintenant ? Qui fait quoi, gouverne et à quelle légitimité ?
Au Burkina Faso, le berceau des hommes intègres, s’inscrit bien dans le changement de la continuité. La dynastie militaire est nécessairement sur les plis de la françafrique contre la démocratie.
Contrairement à ce qui est dit, ici ou là, elle reste triomphaliste malgré les discours habiles, courtois peu convainquant. Et les populations insultées et l’opposition au garde-à-vous oubliée, réduite au silence et sous contrôle, se plient à la règle tyrannique militaire.

Dans la journée historique du 31 octobre 2014, selon une source proche de la diplomatie française a confié à l’AFP que l’ex-président burkinabè avait quitté la Capitale vers le sud du pays. Ce discours laconique en dit long sur la françafrique. Etait-ce la preuve des carottes bien cuites ? On peut le penser. Que vient faire un diplomate français dans les affaires africaines ? Une intrusion ? Le contraire est-il est possible en France ?
Un discours obscur-clair, alambiqué, confus prouve nécessairement que l’esquille mafieuse avec ses services secrets, ses ramifications enchevêtrées, son armée toujours ubiquitaire en Afrique conquise, compliquent, sans coup férir la situation. La lettre de Hollande par son ambigüité flagrante nous interpelle à plus d’un titre – contraste avec celle des américains.

Quel est le but du jeu ? On mesure d’abord la température ambiante, ensuite par prudence, on suit la trajectoire du vent pour prendre les dispositions et les devants et se caler sur la volonté des populations roulées dans la farine, comme ce fut le cas en Tunisie- qui renversa le tyran Ben Ali. Le tout est de se donner bonne conscience de pacotille, en vue de gérer l’usufruit par derrière, ce qu’il est convenu d’appeler les coups d’état permanents.
Complot ourdi des sorciers blancs, désinformations, manigances, manipulations diverses contre les populations burkinabées, et créer les conditions d’une guerre des communications savamment orchestrées avec des arrière- pensées, calculées, tendant à brouiller les pistes pour organiser soigneusement au fugitif d’échapper par la ruse. Le pays des hommes intègres insultés, tombe dans le panier de crabes et la caravane passe.
Aussitôt le despote déboulonné, la guerre des communications des colonels en bande organisée, servant d’écran de fumée permet au tyran de prendre la poudre d’escampette.

La tromperie et le brouillage des pistes sauvent le dictateur, qui trouve une cachette en Côte d’ivoire, tenue d’une main de fer par un autre gouverneur des colonies, lequel encore plus servile, mais adulé parmi la liste des vassaux nègres de service, très dociles, ne doit , en réalité, sa posture imaginaire que grâce aux fourgonnettes étrangères.
Désormais, le régime de la terreur, présumé d’avance coupable et comptable des victimes éternelles, infinies, prend donc fin, heureusement, depuis la journée historique du 31 octobre 2014. La dynastie « des Compaoré » s’est effondrée pitoyablement, mais les coups d’éclats et d’état permanents continuent de plus belle et les populations burkinabés lassées, laissées pour compte trinquent, comme si la démocratie se conçoit toujours par les hommes casques.

Le bourreau potentiel, désigné de Thomas Sankara et le journaliste Norbert Zongho, brulé vif, le 13 décembre 1998 alors qu’il enquêtait sur l’affaire David Ouedraogo, chauffeur de François Compaoré – frère du chef de l’État. Alors le soldat Blaise Compaoré, l’oiseau de mauvais augure bénéfice-t-il encore d’un talisman de la part de ses sorciers blancs tapis dans l’ombre ?

Ouattara, le pion, le Pinochet de la CI, renvoie-t-il donc l’encenseur à son « bienfaiteur », Blaise Compaoré : cet autre pantin que les burkinabés viennent de déposer ?
A propos de Blaise Compaoré, on pourrait imaginer, Ouattara lui dire ceci : « puisque tu m’as bien aidé à arracher le pouvoir, moi aussi, je rends à mon tour l’ascenseur ». C’est la solidarité des dictateurs africains sous la bienveillance de la communauté effective dite internationale.

L’un des meilleurs   gardes  suisse de l’impérialisme français fait sa propre loi à l’effigie des nègres de service en Afrique. Et pour cause. Ouattara et sa famille gouvernent tous seuls qu’ils gèrent exclusivement comme une entreprise unipersonnelle familiale, à l’instar des Sall-Faye paresseux, parasites au Sénégal. Toutes les contradictions politiques sont systématiquement interdites. L’homme sème la terreur sans état d’âme au sein de la population. Selon les informations bien fournies de haute facture, les mouvements de contestation totalement prohibés, même les leaders qui ne coopèrent pas, sont éliminés physiquement. D’autres sont simplement mis aux arrêts. Les autres prennent le chemin de l’exil forcé au risque de leurs propres vies. La presse et les médias sont sous son contrôle pour chanter les louanges du bien aimé « Pinochet noir » en chair et en os.

Depuis le premier novembre 2014, Alassane Ouattara confirme que «Blaise Compaoré, sa famille et ses proches» sont en Côte d’Ivoire. Aussi extraordinaire que cela puisse paraître, Hissène Habré, ancien président de la république du Tchad, refugié politique depuis plus de vingt ans au Sénégal, est accusé tout seul de crimes contre l’humanité.
Son ancien chef d’état major, Idris Déby, le 2 décembre 1990, avec l’appui de la France, chasse du pouvoir son rival, et le remplace le 4 décembre avec le titre de président du Conseil d’État. …., pouvait-il ignorer les crimes supposés d’Hisséène Habré, détenu, aujourd’hui à Dakar ?

L’autre despote sous les fourgonnettes françaises accueille son homologue tyran, balayé par la rue, Blaise Compaoré, arrivé au pouvoir par les coups de canon, après un si long règne scandaleux de 27 ans, couronnés d’horreurs incommensurables, vit tranquillement en cote d’ivoire avec toute sa famille réunie.
Le putschiste, prenant le pouvoir par la force, déclarait vouloir restaurer la démocratie. Un putschiste peut-il être un démocrate ? On est soit putschiste ou démocrate. Mais jamais les deux à la fois. Ouattara et ses ouailles porteront à jamais les germes de la division. Le serviteur des intérêts colonialistes a définitivement coupé les liens ombilicaux entre les ivoiriens. Depuis, la démocratie des armes est la seule alternative à la paix, la paix des canons comme seul langage.

Le 11 avril 2011, sera désormais, un jour de deuil le plus triste de l’histoire de la Côte d’ivoire. La France intronisa son chien de garde, Ouattara, le garde suisse de l’impérialisme français. Depuis, les ivoiriens perdent leurs repères et leurs sourires légendaires.
Ouattara est-il un démocrate ou un putschiste ? Alassane Ouattara, le proconsul, le pion règne en maître absolu avec toute sa famille comme tout dictateur honni, nomme ses nièces, frères, cousins, cousines au cœur de la CI.
Depuis le fameux 11 avril 2011, Alassane Ouattara instaure un pouvoir dictatorial.

La famille du putschiste est au palais. Son frère est directeur financier et sa nièce, directeur à la communication. Il n’a pas oublié ses frères du Burkina Faso. Le fils de l’ancien président du Faso, Sangoulé Lamizana est nommé directeur général du Port de San Pedro.

Est-il besoin de rappeler que le poste de président de République fantoche en Afrique éternellement conquise, s’achète chez le piano américano français ?
Naturellement, lorsque le colonialisme s’arroge le droit de garantir le Franc CFA, il est évident qu’il continuera à garantir sûrement l’impunité totale par ses troupes militaires étrangères d’occupation installées au cœur du continent pour bâillonner les indépendances africaines nominales.

Ouattara, l’autre despote venu au pouvoir sous les fourgonnettes étrangères colonialistes, estampillées l’Onu, accueille son homologue tyran, balayé par la rue, Blaise Compaoré, arrivé lui aussi au pouvoir par l’esclandre des coups de canon , après un long règne scandaleux de 27 ans

Blaise Compaoré en Côte d’Ivoire : ou la solidarité de classe exceptionnelle des dictateurs africains, sous la bienveillance d’une certaine communauté internationale de la démocratie à double standard. Compte de ce que nous savons, le Pinochet noir en Côte d’Ivoire en chair et en os, a-t-il donc renvoyé l’encenseur à Blaise Compaoré ? Et jusqu’à quand donc l’impunité finira-t-elle en Afrique des vassaux nègres de service ? Les nègres de service prendront-ils la mesure de ce qui vient de se passer au Burkina Faso ?

A bon entendeur, salut !
Ahmadou Diop
Le combat continue !

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