Le premier ministre togolais Kwesi Séléagodji Ahoomey-Zunu a remis sa démission

Arthème-Ahoomey-ZunuLe premier ministre togolais Kwesi Séléagodji Ahoomey-Zunu a remis sa démission et celle de son gouvernement au président Faure Gnassingbé qui l’a acceptée, a annoncé la présidence dans un communiqué rendu public vendredi soir.

«Au terme d’un processus libre, équitable, transparent et démocratique, le peuple togolais a renouvelé le 25 avril 2015 sa confiance au Président de la République, en le reconduisant à la magistrature suprême. Conformément à la pratique républicaine (…) le Premier ministre, Séléagodji Ahoomey-Zunu a présenté ce jour au Président de la République sa démission ainsi que celle de l’ensemble du gouvernement», indique le communiqué lu à la télévision nationale.

M. Gnassingbé «a accepté cette démission» et s’est «félicité des efforts qui ont été déployés par le premier ministre et les membres du gouvernement dans l’accomplissement de leurs missions».

«Le Président de la République a instruit le premier ministre d’expédier les affaires courantes», ajoute le communiqué.

Ancien secrétaire général de la présidence de la République (2008 à 2012), M. Ahoomey-Zunu, 57 ans, avait été nommé au poste de premier ministre en juillet 2012, en remplacement de Gilbert Houngbo. Il a été reconduit à ce poste en septembre 2013, un mois après les élections législatives remportées par le parti au pouvoir.

La démission de M. Ahoomey-Zunu et de son gouvernement intervient près d’un mois après l’élection présidentielle du 25 avril, scrutin remporté par le sortant Faure Gnassingbé avec 58,77% des suffrages exprimés, contre 35,19% à son principal adversaire Jean-Pierre Fabre, selon les résultats officiels de la Cour constitutionnelle.

Ce dernier avait dénoncé des fraudes et avait même déclaré se considérer comme le président élu du Togo.

Les différentes missions d’observation électorale et toutes les organisations internationales — les Nations Unies, l’Union africaine, la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest, l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) — ont considéré le scrutin libre et transparent.

Faure Gnassingbé avait été porté au pouvoir par l’armée en 2005 à la mort de son père, le général Gnassingbé Eyadéma, qui régna d’une main de fer pendant 38 ans. Une présidentielle calamiteuse avait suivi la même année, entachée de fraudes massives et de violences (400 à 500 morts, selon l’ONU).

M. Gnassingbé avait été réélu en 2010 lors d’un scrutin contesté par l’opposition, mais jugé acceptable par la communauté internationale.

AFP

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