Le président IBK hâte son retour au Mali: Ibrahim Boubacar Keïta écourte sa visite en France.

Ibrahim Boubacar Keïta avec François Hollande
Ibrahim Boubacar Keïta avec François Hollande
Ibrahim Boubacar Keïta avec François Hollande

Ibrahim Boubacar Keïta écourte sa visite officielle en France en raison des troubles que traverse son pays ces derniers jours.

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta écourte sa visite en France. De nouveaux troubles au Mali vont l’amener à rentrer plus tôt que prévu dans son pays. IBK retournera à Bamako après sa rencontre mardi à Paris avec François Hollande, fait savoir l’entourage du président malien. La visite en France d’Ibrahim Boubacar Keïta était initialement programmée du dimanche 29 septembre au jeudi 3 octobre, après sa participation à l’assemblée générale de l’ONU à New York la semaine dernière. François Hollande s’est rendu mi-septembre au Mali, à l’occasion de la cérémonie d’investiture du nouveau chef de l’État.

Pour la deuxième journée de suite, un accrochage a opposé à Kidal l’armée à la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA). Une position de l’armée a été attaquée lundi matin, affirme une source militaire malienne. Selon des habitants, des échanges nourris de coups de feu ont été entendus pendant plusieurs heures en plein centre-ville, poussant ses riverains à se calfeutrer chez eux. Les tirs ont cessé à la suite d’une intervention de la mission de l’ONU au Mali, la Minusma. Les deux camps, qui avaient reçu des renforts, auraient accepté de rentrer dans leurs bases.

Dimanche, des échanges de tirs avaient déjà opposé dans la ville des militaires à des hommes armés non identifiés, selon des responsables du gouvernorat de la région. Le MNLA, dont Kidal est un fief et qui y dispose de combattants armés, a soutenu qu’il s’agissait de l’une de ses unités, annonçant trois blessés dans ses rangs. Jeudi dernier, le MNLA a dénoncé l’accord de cessez-le-feu conclu en juin avec le gouvernement central de Bamako, accusant le nouveau président malien de ne pas en respecter les clauses. Cet accord prévoyait des discussions sur une plus large autonomie du Nord malien, largement peuplé de Touaregs.

Un colonel séquestré par des soldats

Dans le sud du pays, à une quinzaine de kilomètres de Bamako, des soldats ont dénoncé des différences de traitement en leur sein à Kati, ville garnison où vivent et travaillent des meneurs du coup d’État de mars 2012 au Mali, y compris leur chef, le général Amadou Sanogo. Quelques dizaines de militaires, mécontents de ne pas avoir obtenu de promotions, ont tiré en l’air et blessé un proche d’Amadou Sanogo. Selon sa famille, le colonel qui a été séquestré plusieurs heures a été relâché dans la nuit de lundi à mardi. Il a été conduit à l’hôpital de Kati.

Mais l’attaque la plus sanglante de ces derniers jours a été l’attentat suicide de Tombouctou, samedi, lorsque des kamikazes ont lancé leur véhicule piégé contre un camp de l’armée. Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), un des groupes djihadistes ayant occupé le Nord malien et affirmant y disposer toujours d’unités, a revendiqué lundi cet attentat suicide. Bilan officiel: deux civils tués en plus de quatre kamikazes et six soldats maliens blessés. Mais, selon un porte-parole au Sahara cité par le site mauritanien privé Alakhbar, 16 soldats maliens ont été tués dans l’opération menée par deux kamikazes.

Le pays sort à peine d’une crise politico-militaire qui s’est prolongée durant 18 mois. En 2012, les militaires maliens ont connu la débâcle face aux groupes armés qui ont occupé le Nord plusieurs mois. L’épilogue de la crise a été l’élection, le 11 août, du président Ibrahim Boubacar Keïta, investi le 4 septembre. Plus de 3000 soldats français sont toujours stationnés au Mali.

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