LE RISQUE D’UNE RÉVOLTE PAYSANNE GÉNÉRALE AU SÉNÉGAL

Amadou Coumba Tine DiopCe qui se passe entre la paysannerie de Diokoul dans les Niayes et la société MDL qui y exploite le zircon est l’illustration du malaise que vit la paysannerie sénégalaise, du Nord au Sud, de l’Ouest à l’Est.

Voilà d’honnêtes et courageuses populations spoliées, dans des conditions injustes, de leurs terres et toujours exclues des profits tant en termes ‘emplois qu’en termes d’autres retombées comme l’amélioration de leur cadre de vie.

Les terres spoliées sont elles-mêmes toujours soumises à des types d’exploitation qui finissent par les rendre impropres à toutes cultures, définitivement improductives, mortes.

Malheureusement, ce qui se passe dans les Niayes a aussi cours dans la vallée du Fleuve Sénégal, dans le Fouta, dans les zones minières du Sénégal Oriental et même en Casamance naturelle où la crise comporte aussi un volet « d’oppression foncière ».

Le souhait de tout patriote est de voir son pays se doter d’une agriculture florissante, d’une industrie dynamique, d’une économie nationale prospère et profitable aux populations.

Mais, pour y parvenir, il faut le respect des normes. Ce qui défaut fait au Sénégal.

Aucun projet ne doit être lancé dans un pays normal sans les préalables suivants :
– une entente avec les populations locales préalablement consultées, puis représentées par leurs élus locaux en vue d’un pacte gagnant/gagnant.

Nous pensons et croyons que c’est par le renforcement des capacités de notre secteur privé national et le bon accueil de l’investissement étranger que nous pourrons développer notre pays.

Le rôle de l’Etat n’est ni d’investir, ni de créer des emplois mais de créer un environnement favorable …

– Une étude sérieuse de l’impact environnemental de tout projet en vue de protéger l’environnement et de valoriser la Nature..
– Un intéressement des collectivités locales par des taxes, des subventions et même un actionnariat sous le seuil de blocage
– Un appui local aux secteurs de la Santé, de l’Education et des infrastructures.
– Un quota obligatoire d’emplois résidents

Ces préalables respectés, il n’y aurait pas ces crises et tensions qui retardent les réalisations et révoltent des populations qui n’aspirent qu’à la protection de leurs patrimoines ancestraux même versés dans le domaine national ainsi qu’à leur mieux-être.
Malheureusement, pour cause de voracité et d’empressement déprédateurs, nous avons, au Sénégal, un sérieux problème de coaching, de casting et de communication..

Il s’y ajoute une campagne agricole qui s’annonce désastreuse à cause de la mauvaise qualité des semences et de prix des intrants hors de portée des paysans.

La classe dirigeante est frappée de cécité… Elle ne se rend pas compte du réel niveau d’évolution de la conscience nationale.
Le peuple du Sénégal n’est plus taillable et corvéable à merci. Face à l’injustice, il a compris que seule la lutte libère.
Un NOUVEAU SÉNÉGAL est possible.

C’est l’objectif de notre combat, dans AR WA SÉNÉGAL, avec notre leader, le patriote Talla SYLLA, le seul Homme d’Etat sénégalais non éclaboussé par la boue de la prédation de nos biens nationaux, le seul qui lutte vraiment pour l’instauration d’une République citoyenne.
OUVRONS LES YEUX !

C’EST LE TEMPS DE L’ACTION POUR UN NOUVEAU SÉNÉGAL !
C’EST LE TEMPS DE L’ACTION POUR LA RENAISSANCE !

Amadou Coumbatine DIOP
Secrétaire Général National de AR WA SENEGAL
contact@arwasenegal.org

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