Le Sg de l’Unsas assigné en référé : Les dissidents poussent Sock au congrès

M. Mademba SockM. Mademba Sock devra comparaître devant le président du Tribunal hors classe de Dakar  statuant en matière de référé, le 16 septembre prochain,  après une assignation servie par certains syndicats affiliés à l’Unsas. Ils réclament la tenue d’un deuxième congrès comme le «stipulent» les textes.

Le fossé se creuse davantage à l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (Unsas). Ce désamour se vérifie par l’assignation en référé de Mademba Sock par ses camarades de syndicat pour l’obliger à tenir un congrès de renouvellement des instances de la centrale syndicale.

Le secrétaire national de l’Unsas fera face, le 16 septembre prochain, au président du Tribunal régional hors classe de Dakar statuant en matière de référé.

Mademba Sock est assigné devant cette juridiction par les syndicats membres de l’Unsas à savoir l’Uden, le Saes, le Snttpt, le Synadtria, le synagem, le Snecs, le Sutelec, l’Udepl et Sutlec et le Synaps.

Ces syndicats réclament la tenue d’un 2e congrès qui «tarde à venir» malgré les demandes insistantes et persistantes des syndicats affiliés. Depuis que l’Unsas (Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal) a eu son récépissé en 1992, disent-ils, elle n’a tenu son premier congrès qu’en 2001. Et depuis lors, c’est le statu quo.

Cette situation a régulièrement créé des remous au sein de l’Unsas où les désaccords sont pratiquement assumés en public. Le leadership de Sock est contesté par les secrétaires généraux des syndicats cités ci-haut.

Les détracteurs de Sock affichent leur incompréhension sur les retards liés à la tenue d’un second congrès après lequel ils courent depuis 2001.

Alors que les textes qui la régissent stipulent que «les organismes chargés  de l’administration et de la direction du syndicat doivent être renouvelés au moins une fois tous les trois ans en assemblée générale ou congrès».

En plus de ces anomalies, les représentants des syndicats affilés à l’Unsas ont noté aussi un autre impair dans la gestion de leur centrale syndicale.  Ils ont constaté  que «certains d’entre eux dont le premier secrétaire général Mademba Sock ont entre temps été admis à la retraite, et que beaucoup de membres du bureau issu du congrès de 2001 ne sont plus en service dans leur syndicat de base».

Pour toutes ces raisons, ils ont estimé légitime de pouvoir tenir un congrès afin de corriger ces imperfections. D’ailleurs, rappellent-ils, l’article 13 des statuts dit que le Conseil national a le pouvoir de le convoquer. Mais malheureusement, il ne se réunit plus. Ce qui est suffisant aux syndicats affiliés à l’Unsas de solliciter le tribunal et de confier à l’inspecteur du travail et de la sécurité sociale, la mission d’organiser et de superviser la tenue du 2e congrès de l’Unsas.

justin@lequotidien.sn

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