Le Washington Post critique la « paranoïa » de la France envers l’Islam

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Le très respectable quotidien américain, The Washington Post, déplore, dans son édition d’hier, mardi 5 avril, la « paranoïa collective » qui s’est emparée de la France dans son rapport à l’Islam.

Décortiquant et analysant la dernière édition du journal satirique Charlie Hebdo, qui a défrayé la chronique après ses caricatures et cible d’un attentat meurtrier en janvier 2015, le Washington Post dénonce une énième provocation de Charlie Hebdo : ce journal accuse les « musulmans ordinaires », selon les termes du quotidien américain, d’être responsables du terrorisme.

Les musulmans de France lambda dépeints comme des vecteurs du terrorisme

Le journal satirique, dans un éditorial signé par le caricaturiste Laurent Sourisseau – connu sous le nom de Riss – pointe du doigt l’ensemble de la communauté de confession musulmane, à travers quatre personnages, dont Tariq Ramadan, professeur d’études islamiques à Oxford, relève le Washington Post.

Tariq Ramadan participerait à une islamisation rampante à travers ses conférences en France, consistant, selon Charlie Hebdo, à dissuader ses étudiants, « futurs journalistes ou élus locaux », de se montrer critiques envers l’Islam. Son rôle ne serait pas de « se saisir d’une Kalachnikov et de tirer sur des journalistes », ni de « fabriquer des bombes utilisées dans un aéroport », concède Charlie Hebdo, dans des propos relevés ironiquement par le quotidien américain. Mais son rôle serait de mettre à mal la « laïcité » de ces gens et pour qu’ils n’osent plus critiquer l’Islam, de peur d’être taxés d’islamophobie.

Ensuite, une femme voilée et un boulanger musulmans jouent le rôle de mettre les gens mal à l’aise dans la rue et les « empêchent d’acheter des croque-monsieur gorgés de porc et des baguettes jambon beurre, des droits nationaux de naissance », ironise le Washington Post. Des personnages qui forcent les Français « à s’adapter, comme le demande Tariq Ramadan ».

Enfin, un « jeune délinquant » qui embarque dans un taxi vers l’aéroport de Bruxelles… « Voici le nœud de l’éditorial qui lie les 4 personnages », prévient le Washington Post, avant de citer un passage de Charlie Hebdo : « Rien de ce qui va avoir lieu dans le métro et l’aéroport de Bruxelles ne pourrait vraiment avoir lieu sans la contribution de tout le monde [des quatre personnages suscités, NDLR] ».

Crainte d’une « France islamique »

Pour illustrer cette paranoïa collective, le quotidien américain relève que des intellectuels français surfent également sur cette vague anti-islamique. Le livre Soumission, best-seller de Michel Houellebecq participe à cette « anxiété » ambiante d’une France islamique. Le philosophe Alain Finkielkraut considère justement l’accusation d’islamophobie comme « la frange la plus dangereuse d’une idéologie qu’il appelle « l’antiracisme », rappelle le Washington Post.

Mieux, la récente décision de la compagnie aérienne Air France de rouvrir sa ligne vers Téhéran, est également une occasion pour cette « paranoïa collective » de se manifester, indique le quotidien américain : l’annonce que les hôtesses de l’air de la compagnie porteraient un voile sur la tête a immédiatement été taxée « d’attaque contre les femmes », commente le Washington Post.

http://www.tsa-algerie.com/

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