LECTURE Lettre du maire de Dakar à quelques mois des élections : Sall agit global, mais pense Locales

Khalifa Sall maire de Dakar
Khalifa Sall maire de Dakar
Khalifa Sall maire de Dakar

Qui disait que le hasard n’existe pas en politique ? Surtout venant d’un baron comme Khalifa Sall. Il a adressé sa lettre dans un style bien républicain, subtilement dépouillé de toute odeur politique.

Mais un message quand même politique, aux senteurs de discours à la «Nation» dakaroise. Dans la forme, le maire de Dakar utilise la proximité par des «nous» rassembleurs autour de lui et de «Dakaroises, Dakarois» possessifs. Autour de son projet politique- et il n’en manque pas.

Que se passe-t-il pour que le Socialiste, classé dans la catégorie «potentiels successeurs» de Ousmane Tanor Dieng à la tête du Ps au prochain congrès ou à d’autres dans le futur, brise le silence ?

Que se passe-t-il surtout pour que cet allié encombrant du parti au pouvoir, candidat sans doute à sa propre succession à la mairie de Dakar, en vienne à juger nécessaire de prendre à témoin le «Peuple» de Dakar ?

Khalifa Sall constate que l’exécution du budget de la ville au cours du premier semestre a été «fortement contrainte» par le nouveau Code général des impôts et des domaines. C’est pour dire le moins et en des termes plus neutres.

L’autre façon de dire que le régime lui met des bâtons dans les roues ? L’enjeu est de taille, en effet, pour lui qui doit conforter la «bonne opinion» qui lui est créditée.

Lorsqu’il dit que «l’application de ce nouveau Code des impôts a eu pour conséquence de retarder le recouvrement des recettes» représentant plus de 80% des ressources budgétaires de la mairie, c’est que Sall suggère qu’il est coincé.

Mais Khalifa Sall, qui a appris de la bouche des plus hauts responsables du parti présidentiel qui jurent de prendre son fauteuil s’il ne les rejoint pas, a dû se rendre compte que seul son bilan tranchera.

Déjà, le «candidat» met sur la balance son poids pour avertir ses éventuels adversaires par «la Ville a réalisé», «la Ville a développé», «la Ville a été aux côtés de nos enfants», «dans les prochains jours», «nous vaincrons», «nous parviendrons»…

Au moment où il se dit que le Premier ministre, dopé par ses nouvelles fonctions, serait le cheval du parti de Macky Sall, il y a de quoi bouger.

Mimi Touré serait donc doublement un adversaire pour lui- à la mairie de Dakar et dans le bastion qu’ils partagent tous les deux, Grand Yoff où il a choisi de lancer «la réfection et l’extension de 168 kilomètres du réseau routier communal», au mois de juillet dernier. Des actions qui, selon lui, participent de l’objectif de «reconquérir l’espace public».

L’espace politique aussi ?

hamath@lequotidien.sn

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