L’épouse de Pape Maël Thiam de l’APR accusée d’exploiter leurs carrières…Les populations se révoltent

pape-mael-thiamPour une histoire d’exploitation des carrières de sable de leur localité, des populations de Tivaouane Peul ont marché et arboré des brassards rouges. Elles accusent la femme de Pape Maël Thiam (photo), l’administrateur de l’APR d’être de connivence avec le ministère des Mines et les Services des eaux et forêts. Les exploitants des carrières de sables de Tivaouane Peul n’en finissent pas de rager contre la dame Penda Lô, épouse de Pape Maël Thiam, qu’ils accusent d’exploiter indûment leurs carrières. Appuyés par les populations de la commune, ils ont organisé une marche pour dénoncer ce qui apparait à leurs yeux comme une spoliation par une femme qui se targue d’être «intouchable», parce que bénéficiant d’appuis en haut lieu. Rappelons que son époux Pape Maël Thiam est un grand responsable de l’Alliance Pour République (APR), chargé de la structuration du Parti.

REACTION DE L’ACCUSEE : «C’est une bande de maitres chanteurs qui n’ont pas un mètre carré ici»

La réplique ne s’est pas fait attendre. Accusée par des populations de Tivaouane Peul et les exploitants des dunes de sables, Mme Penda Lô réagit et dénonce une «bande d’amis qui versent dans le chantage». En conférence de presse organisée en présence des propriétaires terriens sur le site revendiqué par la population de la localité elle martèle: «nous avons affaire à des maîtres chanteurs qui tentent de nous intimider. Je vois que c’est une bande de personnes qui ne font que du chantage et de l’intimidation. Tout le temps ils m’appellent pour me demander de leur donner de l’argent si je veux travailler tranquillement. Ce que je n’accepterai pas». Poussant le bouchon plus loin, elle révèle: «c’est Abdoulaye Diallo, celui qui est à la tête de ces gens, qui percevait cet argent et mangeait tout seul avec certains de ses amis», a expliqué l’épouse de Pape Mael Thiam.

Brandissant ces preuves, Penda Lô dément les allégations d’expiration de son autorisation d’exploitation et invoque une lettre que lui a adressée le sous-préfet. «J’ai toutes mes autorisations par devers moi. Et si certains disent que mon autorisation a expiré, je crois que les autorités se chargeront de cela. Vous savez très bien que les agents sont là et je paie mes taxes au trésor public. Et je pense que ces agents sont là pour veiller à ce que tout se passe dans les règles. Le sous-préfet a levé la suspension depuis le 23 dernier, il m’a envoyé une note pour me signifier que je pouvais reprendre le travail. Je dis que je suis une citoyenne et je n’ai pas le droit d’empêcher d’autres de travailler», se défend-t-elle.
Source Sud quotidien

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