Les 50 tricheurs qui se cachent à l’Assemblée nationale

Depuis 2013, les députés sont censés préciser tous leurs intérêts dans une déclaration publique. Surprise, une cinquantaine d’entre eux ont transmis des documents incomplets. Curieusement, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique s’est montrée très bienveillante…

L’Assemblée nationale étudiait ces jours derniers un projet de loi sur le « droit à l’erreur ». En ce qui concerne les rapports entre la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) et les députés, ce beau principe est déjà une réalité. Alors qu’un nombre impressionnant d’élus du Palais-Bourbon ont omis de mentionner des informations importantes dans leurs déclarations d’intérêts, l’institution créée en 2013, à la suite de l’affaire Cahuzac, paraît fermer les yeux. Cette situation, difficile à croire tant la transparence a été, ces dernières années, érigée en bouclier face au « tous pourris » ambiant, est rendue possible par une rédaction subtile de la loi, interprétée de façon pour le moins compréhensive par la HATVP.

Il ressort des investigations deMarianne,qui s’est appuyé sur le travail de fond menépar le Projet Arcadie, que l’omission de certains renseignements devant figurer dans la déclaration d’intérêts, consultable par tout un chacun sur Internet, est un sport largement pratiqué au sein de l’Assemblée. Au 22 janvier, ils n’…

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