Les arrestations des pires méthodes staliniennes

Macky Sall Mechant
Les arrestations de Macky Sall, pires que les méthodes staliniennes ?

Au lendemain de l’élection de Macky Sall à la présidence de la république du Sénégal, la chasse aux sorcières à géométrie variable, défraie la chronique sur le chantier de la traque des biens mal acquis supposés. La boîte de pandore continue sa longue litanie surréaliste dans le ciel ouvert des dérives exponentielles de la surenchère spectaculaire, sur commande recommandée de la salissure.

Les détenus politiques kidnappés, réduits au silence, croupissent toujours depuis plusieurs mois dans les goulags d’un tyran revanchard et rancunier. La sécurité des prisonniers politiques dépend « du petit Staline sénégalais » et non des encellulés.

Le remarquable homme d’honneur, en l’occurrence, Aliou Aïdara Sylla ouvre le bal. Il est le premier agneau du sacrifice. L’ex député libéral, chef d’entreprise et président de la communauté rurale de Thilmakha, dans l’arrondissement de Niakhène, région de Thiès, a été arrêté le 1 janvier 2013, à l’aéroport International Léopold Sédar Senghor, en revenant d’un séjour à Dubaï, sous le commandement effectif d’un chef en locataire, alpulaar, d’un palais maquillé : bonne gouvernance de pacotille.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, il a été embastillé dans les pires méthodes staliniennes, sous les faux chefs d’accusation bidon, blanchissement d’argent sale, escroquerie, association de malfaiteurs, alors que les deux chèques libellés en dinars, sont émis et signés en bonne et due forme par Abdoulaye Wade, ancien président de la république du Sénégal . Le juge Sémou Diouf déclara la validité des chèques.

Curieusement, Macky Sall, dans une interview à France 24, déclarait avec toutes les libertés qu’Abdoulaye Wade, ne serait pas poursuivie pénalement. Cela veut dire, en filigrane, que c’est bien lui qui poursuit en lieu et place de la justice.

Les avocats du détenu politique ont démonté et démontré magistralement pièce par pièce les chefs d’accusation élastiquement fantasmagoriques. Mais rien n’y fait, Aliou Aïdara Sylla reste toujours dans les liens de la détention. C’est bien les secrets obscurs d’un magistère totalement obtus. Les arrestations massives de la tyrannie constituent donc la bande annoncée des pires méthodes staliniennes.

Ainsi, Karim wade, contre toute attente, passe à la trappe le 15 avril 2013, sur décision du procureur spécial, Alioune Ndao. Aussi étrange que cela puisse paraître et jusqu’à preuve du contraire, l’état du Sénégal, n’a apporté jusqu’ici, la moindre preuve matérielle de sa culpabilité tangible, en dehors des éternelles mises en demeures, à dessein de décapiter arbitrairement et politiquement un parti adverse de taille, par des manières peu recommandables.

Le blogueur Tchadien, militant des droits de l’homme est expulsé en Guinée Conakry. Mimi Touré, ancien garde des sceaux et ministre de la justice déclarait que l’expulsion du ressortissant tchadien ne constituait point une violation des droits de l’homme. La France, quant à elle, a compensé l’ignominie manifeste et lui accorde donc un visa long séjour.

Le jeune Bara Gaye, le Secrétaire général de l’Union des jeunesses travaillistes libérales (UJTL), tombe sous le crime de lèse-majesté, offense supposée au chef d’état, est réduit au silence et passe sous le rouleau compresseur d’un fascisme inavoué pour avoir déclaré : « Macky Sall a retiré les passeports diplomatiques qu’il a octroyés aux homosexuels ».

Hissène Habré, l’ancien président de la république du Tchad, refugié politique au Sénégal depuis plus de 20 ans, est lui aussi arrêté, devant son fils, un dimanche, pour crimes supposés contre l’humanité, alors que la justice l’avait déjà disculpé, selon des sources bien établies.

Le combat continue !

Ahmadou Diop

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