Les combattants kurdes irakiens se regroupent à la frontière

Le convoi des peshmergas escorté par la foule, mercredi 29 octobre, à Kiziltepe, près de Mardin, en direction de la frontière turco-syrienne.
Le convoi des peshmergas escorté par la foule, mercredi 29 octobre, à Kiziltepe, près de Mardin, en direction de la frontière turco-syrienne.
Le convoi des peshmergas escorté par la foule, mercredi 29 octobre, à Kiziltepe, près de Mardin, en direction de la frontière turco-syrienne.

Très attendus, environ 150 peshmergas, des combattants kurdes irakiens, ont rejoint la Turquie en deux groupes distincts. Ils représentent de précieux renforts pour les Kurdes syriens aux prises avec le groupe Etat islamique depuis un mois.

Avec notre correspondant à Istanbul,Jérôme Bastion

Visiblement fatigués de leur voyage de six heures qui en a finalement duré seize, les peshmergas irakiens sont arrivés en milieu de nuit à la frontière, où ils ont retrouvé leurs camarades arrivés en avion mercredi matin. Ces combattants vont bientôt rejoindre leurs frères d’armes, les kurdes syriens, assiégés depuis un mois par les jihadistes de l’organisation Etat islamique.

Les 150 hommes et leur arsenal sont donc maintenant à pied d’œuvre. En raison des mesures de sécurité prises autour du point de passage vers Kobane, l’on ne sait pas s’ils sont déjà passés.

Du côté des autorités de Kobane, personne n’est en mesure de confirmer pour l’instant leur arrivée. Ils allaient sans doute prendre quelques heures de repos avant de rejoindre le théâtre des opérations.

Des combats toujours intenses

La vice-présidente du parti PYD Asiyah Abdullah, s’est dite persuadée que ces renforts allaient inverser le rapport des forces et accélérer la victoire, rappelant que « les combattants kurdes se battent déjà depuis longtemps avec des unités de l’Armée syrienne libre, qui ont reçu hier le renfort également d’une cinquantaine d’hommes, et que les armes des peshmergas irakiens feraient certainement la différence. »

Sur le terrain, bien que le front soit stable, la situation n’est globalement pas brillante. Comme l’explique Polat Kan, le porte-parole des forces de défense populaire, le YPG, les islamistes ont accentué leur pression sur le front Est ces derniers jours – qui englobe le quartier proche du point de passage à la Turquie – sans doute, explique-t-il, pour couper toute possibilité de faire entrer ces renforts. Ces assauts n’ont pas donné lieu à des avancées territoriales significatives, poursuit Polat Can, mais les combats restent intenses.

Les bombardements de la coalition continuent également sur et autour de Kobane, où les prochains jours seront déterminants sans doute, pour savoir si les armes et les hommes arrivés ces derniers jours en soutien, suffiront à faire changer le cours des choses.

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by bishba in A LA UNE 0

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