LES FEMMES DANS LA RUE SAMEDI PROCHAIN POUR PROTESTER CONTRE LES VIOLENCES

Le collectif des organisations de défense des droits des femmes et des groupes de femmes sur les réseaux sociaux organisent une marche nationale à Dakar, le 25 mai prochain. Ce, pour dénoncer les violences faites aux femmes. Ces défenseurs de la cause féminine, qui agitent le retour de la peine de mort, invitent les acteurs politiques à inscrire la question sécuritaire dans le dialogue national en perspective. Après Coumba Yade, 18 ans, à Thiès, puis Bineta Camara, 23 ans, à Tambacounda, une femme a été découverte nue, à Ouakam, le corps en décomposition dans des ordures d’un centre commercial.

« Depuis le début du mois, on a eu écho de beaucoup de cas de meurtres qui ont concerné des femmes », relève pour le déplorer Ndeye Fatou Djecki Diagne, militante féministe, interrogée par Radio Sénégal. « Il ne faut pas que l’impunité règne », scande sur les mêmes ondes Penda Seck Diouf, de la plateforme de veille des femmes pour la paix et la sécurité ’’Eutou Jam’’.

Ces femmes, qui expriment leur colère, dénoncent le fait « qu’il y ait toujours des hommes qui n’ont pas de retenue par rapport aux femmes et qui ne se gênent pas de leur faire du mal, de les violer, allant même jusqu’à les tuer. » Elles avertissent : « Il ne faut pas que celui-là qui a commis un acte de violence fasse recours à la folie ou d’autres formes de dépression pour dire qu’il n’était pas responsable de ses actes. »

D’autant plus qu’assène Penda Seck Diouf, « ce n’est pas une première. On a enregistré un week-end macabre mais cette insécurité, ces agressions se passent depuis un certain temps. »

Ndèye Fatou Djecki Diagne demande ni plus ni moins l’application de la loi adossée à une formation sur les techniques de self-défense : « Pour moi, la solution qui devrait être instaurée, c’est d’initier des ateliers pour apprendre aux femmes à bien se défendre par rapport à des situations particulières notamment le viol et les agressions. Le retour de la peine de mort, oui, ça peut être une solution pour venir se greffer à l’arsenal juridique. »

A défaut de l’application de la peine de mort, ces organisations exigent de « sévères » sanctions pour mettre un frein à cette série noire.

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Voici la chronique du 19 juin 2019

by bishba in CONTRIBUTION 0

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