LES HERITIERS DE SERIGNE SALIOU DENONCENT Une «décision illégale»

serigne saliou mbackeOn est loin  de l’épilogue dans ce litige foncier opposant la famille de Serigne Saliou Mbacké au géant  industriel nigérian. A la suite de l’autorisation de reprise des travaux, les héritiers du défunt Khalife des mourides ont sorti un communiqué pour dénoncer une mesure qu’ils jugent «illégale» arguant que le dossier  judiciaire n’est pas encore vidé.

Après l’annonce de la reprise des travaux d’installation de la cimenterie Dangote, du nom du milliardaire nigérian, à la suite d’un arrêté  du préfet l’autorisant, la réaction n’a pas tardé du côté  de la famille du défunt Khalife.

Pour les héritiers du défunt khalife, cette décision de l’autorité  administrative s’inscrit  « dans l’illégalité la plus parfaite » pour plusieurs raisons. La première  est d’ordre judiciaire car  le dossier portant sur le litige foncier  n’est pas encore  vidé par la justice, or la suspension de ces mêmes travaux sur le site objet du litige foncier avait  été  motivée par la procédure judiciaire en cours.

« Un tel arrêté n’est pas conforme à la légalité, car à l’origine l’arrêt des travaux décidé par la même autorité administrative, indiquait : « attendre que la procédure judicaire soit vidée et éviter  tout trouble à l’ordre public ». lit-on dans le communiqué  daté  du 03 octobre et portant signature  du mandataire de la famille, en l’occurrence Serigne Moustapha Saliou Mbacké. Le communiqué  rappelle que la décision de la cour suprême du 21 Août dernier « n’a condamné  aucune  des parties », encore moins donné raison à un camp au détriment de l’autre, elle les a plutôt renvoyé devant la cour d’appel et cette  dernière ne s’est pas encore prononcée et le verdict est toujours attendu.

Aussi, les représentants de la famille  de Serigne  Saliou s’étonnent-ils  que l’arrêté autorisant la reprise des travaux de la cimenterie puisse être pris alors que la requête pour faire lever le premier arrêté de suspension des travaux n’était pas arrivée à terme. Des faits qui, à leurs yeux, rendent la dernière décision «illégale  et non conforme».

Par ailleurs, les héritiers du défunt Khalife dénoncent les «manœuvres» pour faire croire à un accord conclu entre les deux parties, soulignant que par deux fois, l’homme d’affaires nigérian avait convenu d’une visite à Touba auprès de la famille  du Cheikh, pour un règlement à l’amiable. Mais à chaque fois, il s’est  rétracté pour des raisons d’agenda.

«Sur un autre plan, nous dénonçons tout propos tendant à faire croire à un accord  passé entre Dangote et la famille de Serigne Saliou Mbacké pour un redémarrage des travaux de l’usine. Nous rappelons qu’en date du 13 février 2013, M. Aliko Dangote à donné procuration à deux émissaires et que le 17 février ils ont été porteurs de sa lettre d’excuse et de reconnaissance de son empiétement sur les champs de Serigne Saliou Mbacké. Il y manifesta son option pour le règlement du litige à l’amiable. Il s’en suit un protocole sur une somme ainsi que les modalités y afférentes convenues par les deux parties.

M. Aliko Dangote prit sur lui de régler définitivement le différend en venant à Touba. Il indiquera un empêchement occasionné par une tournée du Président du Nigéria à laquelle il devait prendre part. Du Nigéria, il annonça son arrivée à Dakar pour une solution définitive à l’amiable. A Dakar, il fit part d’un empêchement promettant de revenir prochainement à Touba.»

En attendant que le dossier judiciaire connaisse  son épilogue, le défenseur des intérêts de la famille Mbacké et ses conseils juridiques  estiment  que   «deux attentes s’imposent  à tous : Attendre que soit vidée la procédure judicaire en cours, ou faire aboutir la solution à l’amiable. Toute autre voie «ne sera qu’injustice et portera l’entière responsabilité de ses acteurs», conclut le communiqué de la famille de Serigne Saliou Mbacké.

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*