Les Houthis du Yémen proposent l’asile politique aux Saoud victimes du coup de Palais de Riyad

Le prince héritier d’Arabie saoudite a brutalement éliminé les membres de la famille royale susceptibles de contester son Pouvoir. 

Les événements s’accélérèrent. Quelques minutes plus tard, le roi Salmane signa deux décrets. Le premier plaçait à la retraite anticipée le chef d’état-major de la Marine et révoquait le ministre de l’Économie et celui de la Garde royale, le très puissant fils de l’ancien roi Abdallah, le prince Muteb. Le second décret instaurait une Commission de lutte contre la corruption, sous la présidence de « MBS ».

La presse annonçait également l’entrée en vigueur de la nouvelle loi antiterroriste, laquelle comprend accessoirement des dispositions condamnant à des peines de 5 à 10 ans de réclusion la diffamation ou l’insulte publique à l’égard du roi ou du prince héritier.

Dans l’heure, la Commission de lutte contre la corruption se réunissait et adoptait une série de mesures préparées de longue date. 11 princes, 4 ministres en exercice et des dizaines d’anciens ministres étaient accusés de détournement de fonds. Ils furent immédiatement arrêtés par le nouveau commandant de la Garde royale et poursuivis pour certains d’entre eux au titre de la nouvelle loi anti-terroriste.

Dans la charrette des condamnés, figuraient les trois personnalités destituées auparavant par le roi, dont l’ancien commandant de la Garde royale, le prince Muteb.

On apprendra dans la journée que les comptes bancaires des suspects furent saisis et que, s’ils sont déclarés coupables —ce qui n’est qu’une formalité—, leurs biens seront versés au Trésor national.

Pour les rebelles Houthis qui contrôlent l’essentiel du Yémen, ont proposé l’asile politique aux victimes du coup de Palais de Riyad.

Le prince héritier Mohammed Ben Salmane, qui vient de liquider tous les clans susceptibles de contester la succession du trône, est l’initiateur de la guerre de l’Arabie saoudite contre le Yémen.

Par ailleurs, on apprend que, lors de son arrestation, le prince Abdoul Aziz ben Fahd aurait été tué en résistant aux forces de l’ordre. Membre du clan Nayef, il était proche de Saad Hariri (à travers Saudi Oger) et du prince Al Walid ben Talal (à travers Middle East Broadcasting Corporation — MBC).

 

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