LES « NDIOULI » DANS LEUR PERIODE Le « kassaag» rythme les vacances

NDIOULI CirconcisionA quelques jours de la rentrée des classes, les circoncis dans la capitale se font rares. La plupart d’entre eux sont guéris. Toutefois, dans la banlieue, des jeunes organisent des manifestations pour la sortie de ces circoncis appelés «kassaag». Des rencontres rythmées de danses traditionnelles.

C’est toujours un honneur dans une famille d’accueillir un circoncis. La personne est entrée dans la cour des grands et peut se dire «homme».  Devenue une tradition, la circoncision s’est améliorée au fur des temps. Pour Fadel  Boubane qui circoncit les jeunes: « je le fais depuis 20ans. »

Vêtu d’une blouse blanche, des babouches, cet homme d’une cinquantaine d’années, explique sur le sujet du jour. « Il n’y pas d’âge pour être circoncis. J’ai eu à circoncire un homme qui a plus de 50 ans. Je sais que, quand je le dis, les gens ne vont pas me croire, mais Dieu m’est témoin, cet homme avait sa femme et c’est cette dernière qui l’avait même  encouragé ». Et  d’ajouter : « les grandes vacances sont le moment idéal pour circoncire. Ceci permet à l’enfant d’être surveiller de très prêt. Il n’y a pas de durée limite pour être guéri cela dépend de la santé de l’enfant».

La circoncision est définit de nos jours comme une intervention chirurgicale pratiquée en général peu après la naissance, et qui consiste à couper le prépuce (peau du pénis qui dépasse le gland). Elle est pratiquée suite à une prescription religieuse chez les Musulmans, les Juifs et les Animistes.

Selon certains circoncis comme Mansour âgé de 3 ans et demi, vêtu dans une tenue traditionnelle à la couleur blanche, un bonnet sur la tête, un bâton à la main souligne : « je n’ai pas pleuré quand on me l’a fait. Je suis un grand maintenant» Et  son camarade Mohamed Diop de renchérir «un homme ne pleure pas et je le suis. Même si c’est douloureux, je l’ai supporté », se glorifie t-il.

Un peu plus loin au quartier Grand-Médine, (banlieue dakaroise), papi, 5ans, venu se faire soigner en fait une de ses têtes. Visage pleurnichard, les morves par ci par là, les jambes écartées durant sa marche : « c’est le premier jour seulement que j’avais très mal, maintenant ça va beaucoup mieux ». Et d’ajouter « je suis devenu adulte, j’ai franchi l’âge des enfants». Une autre tradition, le « selbé » ou l’accompagnant.

Ce dernier se charge de veiller sur la victime, de prendre soin de lui entres autres à travers des promenades mais aussi de l’aider à faire ses besoins naturels. Et pour clore la cérémonie en beauté, les initiés sont accueillis après leur guérissions par des séances de  « kassaag». Une cérémonie qui se fait de danses, de chants et de  rituels. Il faut noter que le port vestimentaire du circoncis permet de l’identifier par rapport aux autres.

Dior NIASSE Sudonline

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