LES RACISTES CÉLÈBRES QUE LES NOIRS ADULENT ENCORE : THOMAS JEFFERSON – ABRAHAM LINCOLN

ABRAHAM LINCOLN 2 ABRAHAM LINCOLN THOMAS JEFFERSON 2 THOMAS JEFFERSONEncensés et glorifiés par certains noirs, les anciens présidents américains sont des personnages qui occupent une grande place en occident. Le premier a rédigé la « Déclaration d’Indépendance » et le second a proclamé « l’abolition de l’esclave ». Lorsque l’on s’attarde un peu sur leurs écrits, leurs discours et leurs actions, les perceptions semblent quelque peu contraster avec la vision héroïque que les manuels d’histoire les dépeignent, en occident.

Jefferson était attaché aux Droits de l’homme mais pas aux droits des noirs, pour lesquels il ne fera strictement rien d’ailleurs. Comme bien d’autres élites « des Lumières du XVIIIe siècle », Thomas Jefferson avait des idées tranchées sur la question de l’esclavage des africains. Et de son coté, Abraham Lincoln s’est converti à l’abolition de l’esclavage, que très tardivement, sous la pression des milieux d’affaires du capitalisme industriel après que la moitié des esclaves se soient enfuis à la fin de la guerre. Si Jefferson et Lincoln sont des héros, ils le sont uniquement que pour les blancs. En occident, ces deux personnages racistes sont qualifiés “d’abolitionnistes” condamnant la pratique de l’esclavage. Mais Lincoln, comme Jefferson méprisaient les noirs et favorisaient la colonisation vers l’ouest et le sud. Et de la déportation des noirs vers le reste du continent américain. Son projet d’émancipation des Noirs ne s’appliquait qu’aux États “rebelles”, c’est-à-dire à ceux qui s’étaient retirés de l’Union.

Lincoln croyait en la supériorité des blancs sur les noirs, et l’a fait savoir à plusieurs reprises. Même après sa proclamation d’émancipation des esclaves, à travers ses discours paternaliste et raciste, Il continuait à refuser l’égalité politique et économique pour les noirs. Il disait lui-même que son obsession était la colonisation et l’unification des états ; et non l’abolition de l’esclavage des noirs.

● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ●

THOMAS JEFFERSON

Très connu pour ses activités politiques, rédacteur en 1776 de la Déclaration d’indépendance, troisième président des États-Unis, de 1801 à 1809, il était également avocat, philosophe, naturaliste, bibliothécaire, agronome et propriétaire d’esclaves. Bref, le profil de l’homme universel humaniste qui reste persuadé de tout savoir sur tout, grâce à sa position sociale et surtout sa race. Son père était un riche propriétaire terrien, ce qui lui assurera des revenus suffisants pour faire de la politique. Jefferson qualifiait l’esclavage de « crime abominable », bonne blague il était lui-même propriétaire d’esclaves comme son père. Tout au long de sa vie, il en eut plus de 600, qui travaillaient sur ses plantations de Virginie, notamment à Monticello.

Si l’interdiction officielle de la traite, à partir de 1808, tarit quasiment la source directe de l’esclavage, ce commerce indigne prend de l’ampleur à l’intérieur des Etats-Unis. Le défrichement des terres vierges entraîne des déportations massives vers l’Ouest et le « Sud profond » l’Alabama, le Mississipi ou la Louisiane ; au sein d’immenses exploitations agricoles. Ce mouvement ajoutera un nouveau traumatisme, brisant traditions et structures familiales. Plus d’un million d’hommes, de femmes et d’enfants en seront victimes de 1790 à 1860. Sur les plantations de coton ou de canne à sucre, les esclaves, astreints à un labeur exténuant, sont soumis à un régime de terreur légale qui autorise à fouetter les récalcitrants, à les marquer au fer rouge, voire à les mutiler.

Si les pratiques de la ségrégation raciale sur certaines catégories de personnes poussent à la réflexion et à la rigidification des discours, les conditions de l’exclusion se trouvent déjà posées dans l’« universalisme » inhérent à la conception de la nature selon Jefferson, réservant ainsi la thématique des « droits de l’homme » à l’exclusivité des blancs. Cette conception se trouve présentée en détail dans un ouvrage, rédigé en 1781, par Thomas Jefferson lui-même. Ce texte qui se veut scientifique et philosophique laisse apparaître toute la cohérence de la pensée raciste de Jefferson. En réponse aux questions d’un ami étranger, il rédige « les Notes on the State of Virginia » (publié en 1782) C’est à la question XIV (Query XIV : the administration of justice and description of the laws ?) que Thomas Jefferson aborde le chapitre des esclaves de race noire, esclaves parmi lesquels il vivait ; et qu’il connaissait fort bien puisque des analyses ADN ont confirmé qui il était aussi le père de 7 enfants métis dont la mère était Sally Hemings, sa propre esclave de maison. A la mort de Jefferson, Sally et ses enfants n’hériteront de rien car ils étaient considérés comme illégitimes du fait de leur couleur noire.
On peut déjà remarquer que durant toute sa liaison douteuse avec Sally et jusqu’à la fin de sa vie il ne lui passera pas à l’esprit un seul instant, l’idée, de libérer ou même d’affranchir ses propres enfants ainsi que leur mère esclave, qui a lui-même engrossé.

En occident, les manuels scolaires aiment le dépeindre en humaniste, et minimisent toujours le fait qu’il était raciste et propriétaire d’esclave. Dans ses récits Jefferson considérait le peuple noir comme étant inférieur au peuple blanc. Cette pensée s’est fondée sur l’idée d’une infériorité naturelle qui, sous la plume de Thomas Jefferson, se traduit en incapacité culturelle :

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
—-« A ses objections, qui sont politiques, on peut en ajouter d’autres, qui sont physiques et morales. La première différence qui nous frappe est celle de la couleur. Que le noir du nègre réside dans la membrane réticulaire entre la peau et le tissu sous-cutané ou dans le tissu sous-cutané lui-même ; qu’il procède de la couleur du sang, de la couleur de la bile, ou de celle d’une autre sécrétion, la différence est fixée en nature, et possède tout autant de réalité que si son siège et sa cause nous étaient mieux connus.
Est-ce que cette différence n’a pas d’importance ? Est-ce que ce n’est pas à partir d’elle qu’on règle l’attribution d’une part plus ou moins grande de beauté pour les deux races ? Est-ce que les mélanges subtils de rouge et de blanc dont les nuances empourprent les joues de l’une, témoignages de chaque passion, ne sont pas préférables à cette éternelle monotonie qui règne sur l’aspect de l’autre, à cet immuable voile de noir qui couvre toutes les émotions de l’autre race ? Ajoutez à cela des cheveux flottants, une forme plus élégante et plus symétrique, leur propre jugement en faveur des Blancs – visible dans la préférence qu’ils marquent pour les Blanches, exactement comme l’Orang-outan préfère les femmes noires aux femelles de sa propre espèce. On soutient que le critère esthétique est important pour la reproduction des chevaux, des chiens et d’autres animaux domestiques ; pourquoi ne pas en tenir compte chez l’homme ? »
Thomas Jefferson – 1781 (les Notes sur l’État de Virginie)

Thomas Jefferson, 1781 (Observations sur la Virginie – ed. Morellet. Page 200)
http://books.google.fr/books…

(Jefferson’s Notes on the State of Virginia – QUERY XIV – Page 147)
http://books.google.fr/books…

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
—-« Outre les différences de couleur, de figure, de cheveux, il y en a d’autres qui séparent véritablement les deux races. Les noirs ont moins de poil au visage et sur le corps; ils ont moins de sécrétion par les voies apparentes de la nature, et davantage par les glandes de la peau ; ce qui leur donne une odeur forte et désagréable. Cette transpiration plus abondante les rend plus capables de supporter la grande chaleur, et plus sensibles au froid que les blancs. Peut-être aussi quelque différence dans la structure des organes de la respiration, qu’un Physicien habile (M. Crawford) a reconnu être le grand instrument de la production de la chaleur animale, les empêche-t-elle de dégager dans l’acte de l’inspiration une aussi grande quantité de chaleur de l’air extérieur, ou les force-t-elle dans l’acte de l’expiration, d’en laisser échapper davantage. Ils semblent avoir besoin de moins de sommeil. Un noir, après un travail pénible de tout le jour, se laisse aller, pour le plus petit amusement, à veiller la moitié de la nuit, ou plus tard, quoique sachant bien qu’il doit être debout et au travail le lendemain à la pointe du jour. Ils sont aussi braves que les blancs, et risquent plus aisément, davantage peut-être par manque de capacité de prévoir, qui ne leur laisse voir que les dangers pressentent. Lorsque le danger se montre, ils l’affrontent avec le même sang-froid et la même fermeté que les blancs. Ils sont plus ardents après leurs femelles, mais l’amour semble être pour eux plus un désir avide qu’un tendre et délicat mélange de sentiment et de sensation. Leurs chagrins sont passagers: ces peines d’esprit sans nombre, qui font douter que c’est dans sa colère ou dans sa bonté que le Ciel nous a donné l’être : ils les sentent moins vivement et les oublient plus promptement que nous. Toute leur existence paraît tenir moins de la réflexion que de la sensation. On peut attribuer à cette cause leur disposition habituelle à dormir aussitôt que les amusements ou le travail ne les tiennent plus en activité. L’animal qui ne réfléchit pas doit être disposé à dormir, dès qu’il cesse d’être en mouvement. Si l’on compare [avec les Blancs] leurs facultés de mémoire, de raisonner et d’imagination, je vois que pour la mémoire, ils sont les égaux des Blancs, pour le raisonnement, de beaucoup inférieurs et je pense que l’on pourrait difficilement en trouver un capable de comprendre les recherches d’Euclide, pour l’imagination ils sont lents, sans goût et extravagants. Nous les jugerions avec trop de désavantage pour eux, d’après ce qu’ils font dans leur pays natal. Nous devons les observer au milieu des blancs, ou les faits sont d’ailleurs sous nos yeux. »
Thomas Jefferson, 1781

(Observations sur la Virginie – ed. Morellet. Page 201-204)
http://books.google.fr/books…

(Jefferson’s Notes on the State of Virginia – QUERY XIV – Page 150-151)
http://books.google.fr/books…

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
—-« Je n’ai encore jamais entendu un Noir émettre une pensée s’élevant au-dessus de la simple narration ni vu [produire] de la peinture ou de la sculpture. Ils ont généralement plus de disposition à la musique que les blancs, et une oreille plus juste, tant pour le ton que pour la mesure : il y en a même qui imaginent de petits chants. On n’a point encore point d’exemple qu’ils soient capables de composer une mélodie plus élaborée ou une harmonie un peu compliquée. »
Thomas Jefferson, 1781

(Observations sur la Virginie – ed. Morellet. Page 204-205)
http://books.google.fr/books…

(Jefferson’s Notes on the State of Virginia – QUERY XIV – Page 151)
http://books.google.fr/books…

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Après s’être interrogé sur les raisons de ces différences, et avoir suggéré des approches scientifiques pour les découvrir, Jefferson conclut :

—-« Ajoutons une réflexion importante dans une question où il s’agit de dégrader toute une race d’hommes du rang que leur a peut-être donné le Créateur dans l’échelle des êtres. On peut nous reprocher, que quoique nous ayons sous les yeux depuis un siècle et demi les races des hommes noirs et des hommes rouges, nous ne les avons pas encore étudiés comme objets d’histoire naturelle. Je suis donc amené à penser, mais ce n’est là qu’un sentiment, que les noirs, qu’ils forment une race distincte ou qu’ils aient subi une séparation due au temps et aux circonstances, sont inférieurs aux blancs quant au corps et à l’esprit »
Thomas Jefferson, 1781

(Observations sur la Virginie – ed. Morellet. Page 210-211)
http://books.google.fr/books…

(Jefferson’s Notes on the State of Virginia – QUERY XIV – Page 155)
http://books.google.fr/books…

● ● ● ● ● ● ● ● ●
Sources: http://iipdigital.usembassy.gov/…/2012/02/201202101035.html…
http://www.gabonlibre.com/Histoire-Les-propos-negrophobes-d…
http://teachingamericanhistory.org/library/jefferson/
http://iconoreac.blogspot.fr/2013/08/egalite-et-race.html
http://archive.org/…/observ…/observationssurl00jeff_djvu.txt
● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ●

ABRAHAM LINCOLN

Homme d’État, Seizième Président des États-Unis d’Amérique.
Le nom de Lincoln est très souvent synonyme de grand homme, l’exemple parfait de fondateur
Intéressons-nous donc à son action politique qui l’a rendu si célèbre: l’abolition de l’esclavage.
Il est vrai qu’il est le premier homme politique américain à légiférer en affranchissant les esclaves du pays. Pourtant, lorsque l’on suit la trame chronologique de ses discours, on y découvre un politicien beaucoup plus sombre.

En opposition aux abolitionnistes le 4 aout 1837, Lincoln déclarait :
—-« L’institution de l’esclavage se fonde et sur l’injustice et sur une mauvaise politique. […] Mais promouvoir des doctrines abolitionnistes, c’est plutôt accroître que diminuer le mal. »

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Bien qu’ayant jamais trouvé l’abolition indispensable auparavant, c’est en 1854, qu’il commence à se dire hostile à l’esclavage. Il s’est donc définit comme anti-esclavagiste. Toutefois, il n’a jamais caché son mépris pour les Noirs. Comme ses concitoyens, il était modérément abolitionniste mais totalement négrophobe et raciste. Il désirait que les Noirs d’Amérique retournent en Afrique, sur leurs terres d’origine. Ceci à la différence des états du Sud qui voulaient que les Noirs demeurent sur le sol américain pour y travailler de force. Le 16 octobre 1854, à Peoria, dans Illinois, il déclare :

—-« Si j’avais tout le pouvoir sur terre, je ne saurais pas quoi faire de l’esclavage. Ma première impulsion serait de tous les libérer et de les envoyer au Liberia, dans leur terre d’origine. »
Abraham Lincoln (Discours tenu le 16 octobre 1854, à Peoria, Illinois)

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Mais en 1858, il déclare :

—-« Ce que je puis désirer le plus est la séparation des races blanches et noires »
Abraham Lincoln (Discours tenu à Springfield, Illinois, le 17 Juillet 1858) (Complete Works, 1894, Vol. 1, page 273)

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Dans la même année il récidive :

—-« Je dirai donc que je ne suis pas ni n’ai jamais été pour l’égalité politique et sociale des noirs et des blancs, que je ne suis pas, ni n’ai jamais été, pour le fait d’avoir des électeurs ni des jurés noirs, ni pour le fait de les former à exercer ces fonctions, ni en faveur des mariages mixtes; et je dirai en plus de ceci, qu’il y a une différence physique entre la race blanche et la race noire qui interdira pour toujours aux deux races de vivre ensemble dans des conditions d’égalité sociale et politique. Et dans la mesure où ils ne peuvent pas vivre ensemble mais qu’ils coexistent, il faut qu’il y ait une position de supériorité et d’infériorité, et moi-même, autant que n’importe quel autre homme, je suis pour le fait que la position de supériorité soit attribuée à la race blanche»
Abraham Lincoln (Discours à Columbus, Ohio – 4ème débat Lincoln/Douglas, 18 Septembre 1858) (COLLECTED WORKS Vol. 3, pp. 145-146) ou (Speeches and Writings, 1832-1858, éd. Library of America, p. 33)

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Ces deux discours a bien été prononcé par Abraham Lincoln en 1858, alors qu’il faisait campagne pour les élections sénatoriales. Mais alors, pourquoi, avec de telles convictions, pourquoi nous fait on croire qu’il s’est battu pour l’abolition de l’esclavage? Replaçons-nous dans le contexte de l’époque. La guerre de sécession fait rage depuis 1861. Cette guerre civile oppose « l’union », c’est à dire les États du Nord dirigés par Abraham Lincoln à la « Confédération », nom donné aux 11 États du Sud dirigés par Davis Jefferson. Il Lincoln s’y est engagé pour s’opposer à la volonté de sécession des états du sud. L’idée de supprimer l’esclavage n’est intervenue que tardivement, en cours de guerre, lorsque les états du nord commençaient à manquer de soldats blancs pour aller au front. Rappelons que les soldats noirs composaient de l’unité exclusivement noire.

Aujourd’hui les occidentaux attribuent le mérite exclusif à leurs héros blancs. Or la proclamation de l’abolition de l’esclavage d’Abraham Lincoln n’est en fait que l’aboutissement d’une lutte acharnée menée d’abord par les esclaves mêmes eux. Les révoltes étaient régulières. Les Blancs avaient une peur panique d’une insurrection de masse. Partout dans le Sud, des milices blanches étaient sur le qui-vive. Il y avait aussi chaque année des milliers de fuyards. Souvent vers le Canada. Le Nord « libre », par sa tristement célèbre loi sur les fugitifs, autorisait cependant la capture des esclaves en fuite sur tout le territoire des États-Unis. « Slave-chaser » (chasseur de prime capturant les fugitifs) était devenu une « profession » lucrative. Il n’encourageait pas les esclaves du Sud à se révolter contre leurs maîtres. Son but n’était pas d’émanciper les Noirs.
En mars 1861 (après son élection, un mois avant le début de la guerre), en s’adressant aux États esclavagistes, lors de son discours inaugural du 4 mars 1861 il dira :

—-« Je n’ai pas l’intention, ni directement ni indirectement, d’interférer dans la question de l’esclavage dans les Etats où il existe. Je sais que je n’ai pas le droit légal et d’ailleurs je n’en ai pas non plus le goût. ceux qui m’ont nommé et qui m’ont élu l’ont fait avec la pleine connaissance que j’avais fait ces déclarations et beaucoup d’autres et que je ne les avais jamais rétractées. Plus encore, ils ont placé dans le programme présenté à mon acceptation, comme une loi pour eux et pour moi, la résolution claire et formelle »
Abraham Lincoln (discours inaugural du 4 mars 1861)

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
En 1861, le général Frémont lance une proclamation d’émancipation dans le Missouri ; Lincoln le désavoue. En mai 1862, le général David Hunter déclare libres les esclaves de Géorgie, de Floride et de Caroline du Sud ; Lincoln annule sa décision et toujours en 1862, Horace Greeley – rédacteur en chef de la « Tribune de New York » – écrivit une lettre au président Lincoln pour lui demander d’appliquer les lois émancipant les esclaves. Voici sa réponse :

—-« Mon objectif essentiel dans ce conflit est de sauver l’Union ; ce n’est pas de sauver ou de détruire l’esclavage. Si je pouvais sauver l’Union sans libérer aucun esclave, je le ferais ; si je le pouvais en en libérant tous les esclaves, je le ferais ; et si je le pouvais en libérant quelques-uns sans toucher au sort des autres, je ferais cela aussi. Ce que je fais à propos de l’esclavage, et de la race colorée, je le fais parce que je crois que cela contribue à sauver l’Union»

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Mais, comme il faut satisfaire l’opinion britannique, il lance le 22 septembre 1862 une proclamation préliminaire d’émancipation qui déclare libre tout esclave habitant sur le territoire de la Confédération sudiste non contrôlée par l’Union.

Quelques jours à peine après cette proclamation d’émancipation. Il réitère avec un discours paternaliste et raciste destiné à la communauté noire. En gros, leur dit-il, ce n’est pas parce que vous êtes maintenant affranchis que vous devez vous considérer comme les égaux des blancs!

—-« Vous et nous, Noirs et Blancs, sommes des races différentes. Il y a entre nous une différence plus importante que celle qui existe entre toutes les autres races. Que ce soit vrai ou faux, nul besoin d’en discuter. Mais cette différence physique est un grand handicap, aussi bien pour vous que pour nous. Je pense que votre race souffre énormément en vivant parmi nous, tandis que la nôtre souffre de votre présence. En un mot, nous souffrons tous. Cela constitue une raison suffisante pour que nous nous séparions. Il est préférable, pour nous tous, que nous soyons séparés. »
Abraham Lincoln (Discours tenu à la Maison Blanche à un groupe de dirigeants de la communauté noire, le 14 Août 1862)

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Le deuxième décret, daté du 1er janvier 1863, liste quant à lui explicitement les territoires concernés.
Certes, Lincoln finira par reconnaître que l’émancipation est inévitable, mais le treizième amendement qui interdit l’esclavage sur le territoire de tous les États n’entrera en application que plusieurs années plus tard. Par cette proclamation, il réagissait à un fait accompli. Il savait que de nombreux esclaves s’étaient déjà libérés eux-mêmes. Dès le début de la guerre de Sécession (1861-1865), nombreux s’étaient enfuis en masse. Un sur 3 avait fui. En 1862, la situation était déjà irréversible. Lincoln lui-même avait déclaré une lettre adressé à Albert Hodges :

—-« Je confesse ouvertement que je n’ai pas déterminé les événements, mais que les événements ont déterminé mes actions. »
Abraham Lincoln (citation de la lettre adressée à Albert Hodges le 4 avril 1864)

● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ●

Quand on pense que pour Barack Obama, Abraham Lincoln est un modèle. Un héros. Une source d’inspiration « extraordinaire », dans laquelle il n’a cessé de puiser pour forger sa philosophie politique et son rapport au monde. Lors de son investiture le 20 janvier 2009, Obama a même prêté serment sur la bible du président Lincoln. Or, Abraham Lincoln n’a jamais été un farouche abolitionniste. Loin d’être le héros humaniste décrit dans l’imagerie populaire ce personnage américain était avant tout un fin stratège politique. Dès les années 60 de nombreux militants des droits civiques ont plusieurs démontré que « lorsque, en septembre 1862 Lincoln rendit publique sa proclamation préliminaire d’émancipation, il s’agissait en fait d’une stratégie militaire. Il offrait au Sud un délai de quatre mois pour cesser la rébellion, en menaçant d’émanciper les esclaves si les Sudistes continuaient à combattre, tout en promettant de ne pas toucher l’esclavage dans les États qui décideraient de se rallier au Nord… C’est pourquoi, lors de sa publication, la proclamation d’émancipation affranchissait les esclaves vivant dans les régions qui continuaient de se battre contre l’Union. »

● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ●
Sources :
http://www.civil-war-enthusiast.com/abraham-lincoln/
http://fr.wikiquote.org/wiki/Racisme#Abraham_Lincoln
http://thomasferrier.hautetfort.com/…/l-etrange-cas-d-abrah…
http://www.legrandsoir.info/lincoln-steven-spielberg-les-gr…
http://www.larousse.fr/encyclopedie/…/Abraham_Lincoln/129988
http://ilga.gov/house/journals/hdailyjrnls91/hjd91079_r.html
http://en.wikipedia.org/…/Early_life_and_career_of_Abraham_…
http://lafranceetlhommeafricain.blogs.nouvelobs.com/…/badin…
http://chab-belgium.com/…/…/Lincoln%20blanc%20sur%20noir.pdf
https://archive.org/…/sel…/selectedwritings00illinc_djvu.txt
http://www.jesuismort.com/…/biographie-thomas_jefferson-692…
● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ● ●
Kem Infos / Kem Mfoo

Page facebook:
https://www.facebook.com/profile.php?id=100006739097331
Page de secours 1:
https://www.facebook.com/profile.php?id=100008552529166
Page de secours 2:
http://www.one-africa.com/profile/KemInfos

In the Spotlight

Vente de migrants en Libye : Le président nigérien réagit

by James Dillinger in A LA UNE 0

Le sommet se tiendra en Côte d’Ivoire les 29 et 30 novembre. Selon l’Agence France Presse, le chef de l’Etat nigérien a personnellement demandé à son homologue ivoirien Alassane Ouattara que la question soit évoquée [...]

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*