LES REINES AFRICAINES: NANDI la mère de Chaka Zulu

NANDI la mère de Chaka Zulu
NANDI la mère de Chaka Zulu

NANDI la mère de Chaka Zulu 3 NANDI la mère de Chaka Zulu 2 NANDI la mère de Chaka ZuluParmi les plus célèbres Reines guerrières de l’Afrique, nous retenons « Nandi » pour sa patiente, son courage et sa détermination. Mère du grand « Shaka Zulu », elle s’est farouchement opposée aux envahisseurs esclavagistes qui colonisaient le sud continent et éduqua à son fils à l’art de la guerre.

Chaka Zulu a tout appris de sa mère. Nandi fut d’abord rejetée par sa communauté parce qu’elle était mère non mariée. Mais la culture matriarcale étant très vivace en Afrique, elle réussit à restaurer la place des femmes dans la société Zulu et par l’éducation qu’elle inculqua à son fils, elle le fit monter sur le trône. Elle lui apprit à être un vainqueur, et c’est ce que fut Chaka Zulu : une véritable fierté de l’Afrique du Sud. Plus tard quand il deviendra Roi il établira plusieurs régiments dont un composé uniquement que de femmes extrêmes bien entrainés.

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LE ROYAUME ZOULOU

Les Zoulous sont un peuple d’Afrique Australe en partie sédentarisé ; Le peuple zoulou (son nom vient de l’expression ama zoulou le peuple du ciel) fut unifié par le roi Chaka fils de Nandi, qui fit de son clan de 1 500 personnes une nation redoutable.
Tout comme les Xhosas qui se sont installés en Afrique du Sud au cours des vagues migratoires bantoues antérieures, les Zoulous ont assimilé de nombreux sons des langues san et khoï, celles des premiers habitants de la contrée. De ce fait, le zoulou et le xhosa ont préservé de nombreuses consonnes à clics (sons qu’on ne rencontre qu’en Afrique du Sud), en dépit de l’extinction de nombreuses langues san et khoï.
Les zoulous étaient à l’origine un clan mineur, fondé en 1709 par kaNtombhela Zoulou, dans ce qui est aujourd’hui le KwaZulu-Natal. Ils appartenaient au groupe des Nguni qui occupait la région. Les Nguni ont migré de la côte est de l’Afrique et se sont installés en Afrique du Sud aux alentours de 800 après J.-C.

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NANDI BHEBHE (1760 – 1827)

Nous sommes au 18 ème siècle, dans cette partie de l’Afrique située dans l’Afrique du Sud actuelle. Tout commence lorsque le prince des Zulus, Senzangakona, rencontre la princesse Nandi Bhebhe, fille du défunt chef de la communauté des Elengani. Dans tous les ouvrages, elle est décrite comme l’une des femmes les plus belles du territoire zulu. Les prétendants lui couraient après. Ce n’est pas sans insistance que le chef tentera donc de séduire la jeune orpheline le jour de leur rencontre. C’est un défi de taille que Senzangakona, prince des Zulus se décide de relever quand il rencontre enfin celle dont tout le monde parle. La jeune femme qui vient puiser de l’eau dans la rivière, feint ne pas l’avoir aperçu ni même entendu ce chef à l’allure guerrière comme tout inconnu qui oserait, pour une raison ou une autre, troubler ses occupations journalières.

Après que ce dernier ait à maintes reprises prononcé son prénom, Nandi daigne enfin relever la tête et jeter vers ce chef audacieux un regard interrogateur. Elle sait qui il est, mais elle se doit d’obliger ce dernier à se présenter convenablement.

Senzangakona se présente comme étant le prince des Zulus et lui fait comprendre son attirance. Mais Nandi lui fait comprendre à son tour qu’elle n’est nullement impressionnée par son rang et n’a pas de temps à accorder à un plaisir éphémère.
Le prince lui promet alors une relation des plus sérieuses et qui aboutirait à une union conjugale.

Pourtant, lorsque Nandi tombe enceinte, les anciens et les conseillers de Senzangakona expliquent au prince la gravité de la situation qui se présente.
Il a beau montrer tous les signes d’un homme éperdument amoureux, il est hors de question pour le prince de songer à prendre la jeune femme comme épouse… car étant déjà marié à deux autres femmes. Nandi étant tombée enceinte avant d’avoir été reconnue officiellement comme femme du chef L’enfant que porte Nandi est considéré comme illégitime, car conçu hors des liens du mariage. Pour un prince, épouser une femme enceinte est non seulement inadmissible, mais il s’agit d’une infraction grave aux coutumes zulus de l’époque. Contraint de se soumettre aux traditions de son peuple, et encouragé par la nouvelle simultanée de la grossesse de l’une de ses femmes, Senzangakona coupe tout lien avec Nandi, l’abandonnant seule face à sa grossesse. Dans la tribu des Elengani, elle devient un sujet de mépris.

C’est une prêtresse qui recueille Nandi et lui fait comprendre que sa grossesse n’a rien d’une calamité, mais que l’enfant qu’elle porte est celui d’une grande prophétie annoncée depuis les temps anciens. Une prophétie selon laquelle un grand chef naîtra du peuple zulu et révolutionnera toute la partie Sud du continent africain…
La prêtresse lui fait comprendre que l’orgueil qui lui est reproché est finalement légitime car elle deviendra une grande reine, et le fils qu’elle porte, un grand roi. Nandi s’accrochera à ces paroles prophétiques dès cet instant et pour le restant de sa vie.
Senzangakona, fatigué des rumeurs au sujet d’un fils illégitime et d’une femme abandonnée, change finalement d’avis et décide d’épouser Nandi. Il choisit de l’accueillir, elle et son fils Shaka dans son kraal.
Nandi accepte d’épouser le chef et de devenir sa troisième épouse. Mais, chose jamais faite auparavant, lors des cérémonies du mariage, c’est la future épouse elle-même qui négocie devant l’époux le montant de la dote. Le clan tout entier est stupéfié par l’audace et le courage de celle qui sait déjà qui elle est et qui est son fils. Senzangakona, humilié publiquement par cette femme effrontée et sûre d’elle, celle qu’il avait séduite quelques mois avant à la rivière, cède en tenant fièrement l’enfant dans ses bras.

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La place de troisième épouse du chef n’est pas de tout repos pour Nandi. Elle enfante une deuxième fois, d’une fille. Mais Senzangakona n’a jamais oublié la vexation que lui a causée Nandi lors de la cérémonie nuptiale. Il manifeste ce ressentiment par des actes d’humiliation publique envers sa troisième épouse à chaque grande cérémonie, au grand plaisir des autres épouses qui la haïssent.
Il humilie Nandi, notamment, lors de la cérémonie de mariage de sa quatrième épouse où il lui demande de l’eau l’obligeant à porter la calebasse à ses lèvres. Quand elle obéit, il la pousse au loin et la fait tomber à terre. Shaka, leur fils, qui n’a que 6 ans à peine, ne supporte pas cette scène, il affronte son père en le menaçant de le tuer s’il ose encore s’en prendre à sa mère. Senzangakona, qui dit de Shaka qu’il est aussi orgueilleux que sa mère, n’aura plus d’affection particulière pour son enfant.
Nandi décide finalement de fuir avec ses enfants et de retourner dans sa tribu, les Elengan. Mais l’accueil n’a rien de chaleureux, le chef se sent forcé de reprendre cette jeune femme, jadis sujet de honte et qui, désormais, quitte son époux, avec ses deux enfants et sa mère. Les insultes, coups bas, railleries qu’ils ont connues à la Cour zulu reprennent de plus belle. Nandi est traitée comme une moins que rien, une femme dont l’orgueil fait finalement d’elle la risée de tout le clan.
Shaka, quant à lui, est rien de moins qu’un enfant né hors mariage et donc rejeté par les autres adolescents du clan. Mais il garde ce côté protecteur de sa mère et n’hésite pas à affronter quiconque s’en prend à elle.
Mais un jour, Shaka est frappé violemment par les jeunes de la tribu. Pour Nandi, c’est la goutte qui fait déborder le vase. Elle décide, une fois encore, de prendre ses enfants et sa mère et de s’en aller. Le voyage est long et pénible et la mère de Nandi, déjà âgée, meurt pendant le chemin.
Abattue mais pas découragée, Nandi l’enterrera elle-même et poursuivra le chemin avec ses deux enfants.

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Nandi et ses enfants sont recueillis par Dingiswayo, chef de la tribu des Mthetwa, qui autrefois avait voulu épouser la jeune femme. Son amour ne s’est pas éteint ; sans hésitation, il ouvre ses bras à cette femme aux traits fanés, au visage épuisé par le voyage, accompagnée de deux jeunes gens aux yeux et aux lèvres trahissant la faim et la soif.
Nandi la fière, l’orgueilleuse, s’est, une fois encore, rabaissée pour l’honneur de ses enfants. Dingiswayo prend soin de Nandi et de ses enfants comme s’ils étaient les siens. Il lui redonne sa beauté et, pour une fois depuis longtemps, Nandi se sent à son aise quelque part.
Dingiswayo finit par remarquer le caractère courageux et les capacités guerrières remarquables de Shaka. Il entraîne le jeune homme dans son armée jusqu’à ce que la renommée de Shaka rayonne partout.
Cette renommée arrive jusqu’aux oreilles de son père, Senzangakona qui, soudain, se demande pourquoi un étranger bénéficierait du courage et des capacités de guerrier de son propre fils. Il décide alors d’aller lui-même récupérer son fils chez Dingiswayo, et uniquement son fils, refusant d’emmener sa mère.

Vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=1ZLy7NUK7KY

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SHAKA ZULU

Le jeune Shaka accepte son retour auprès de son père, mais avec en tête une stratégie : en apprendre un maximum sur le fonctionnement de l’armée zulu. Après l’avoir intégrée et montré ce dont il était capable, son père lui en confie la direction. Shaka refuse, mais déclare à son père qu’il se vengera de la souffrance et de l’humiliation endurées par sa mère, qu’il reviendra arracher le trône de force, et deviendra chef de l’armée et chef des Zulus.
Il s’en va laissant son père abasourdi face à l’insolence d’un fils qui n’hésite pas à lui annoncer un coup d’État imminent dans le but venger sa mère.
Lorsque Shaka apprend la mort de son père de Senzangakona en 1816 et l’intronisation de son demi-frère, avec l’aide de Dingiswayo il crée sa propre armée et, à l’issue d’une bataille extraordinaire contre l’armée des Zulus, il tue son demi-frère et a accède au trône du peuple zulu.

Tout le peuple zulu y compris les épouses haineuses de son défunt père, celles-là mêmes qui avaient autrefois mené la vie dure à sa mère, reconnus Shaka comme nouveau roi légitime. Il décide de rétablir le matriarcat et donna le titre de « Reine Mère » à Nandi, devant qui tout le peuple se prosterne.

Chaka initiera diverses réformes à la fois militaires, sociales, culturelles et politiques, en centralisant les pouvoirs au sein de l’État zoulou et en y établissant une véritable répartition des fonctions politiques et sociales des membres de la communauté. Ses réformes les plus importantes furent celle de son armée, grâce à ses tactiques innovantes et les nouvelles armes qu’ils conçurent.
Une autre réforme importante fut d’intégrer les clans battus dans le peuple zoulou, sur la base d’une égalité totale, les promotions dans l’armée et les services civils devenant la conséquence du mérite plutôt que de l’ascendance.

Après le décès du roi du peuple voisin des Mthethwas Dingiswayo dans les bras du roi des Ndwandwes Zwide, vers 1818, Chaka devient le chef de l’alliance zoulou-Mthethwa. En réussissant à vaincre les Ndwandwes à la bataille de Gqokli Hill en 1818, puis à la bataille de la rivière Mhlatuze en 1819. Le royaume de Chaka assimile les tribus conquises, mais surtout les femmes et les enfants. En 1825, Chaka possède un important empire couvrant un large territoire de l’océan à l’Est aux montagnes du Drakensberg à l’Ouest, et d’East London au sud à la rivière Pongola au Nord, couvrant presque 30 000 km2. A l’arrivée des blancs sur le territoire zulu, Chaka comprit très vite que ces gens-là constitueraient une menace plus importante pour les locaux, par conséquent il met en place un programme intensif d’éducation pour permettre au peuple de combattre les esclavagistes Européens.

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On retiendra de Nandi l’image d’une femme sûre d’elle et de son destin, déterminée et courageuse.
On aime à dire que derrière chaque homme fort se cache une femme forte, et en effet, derrière le grand et célèbre Shaka Zulu, se cachait sa mère, la reine Nandi Bhebhe.

Shaka a appris de sa mère le respect dû à la femme, et en devenant roi, il établit un régiment composé de femmes qui, souvent, se battent aux premiers rangs de son armée.
Nandi a réussi à élever son fils en vainqueur, lui instaurant la fierté de lui-même et lui rappelant sans arrêt les paroles de la prophétie. Ces mêmes paroles, que Nandi s’est répétées jour et nuit en disant : « Mon fils sera un grand roi. »
Aujourd’hui, en Afrique du Sud, lorsqu’on parle de Nandi, on fait référence à une « femme de très haute estime»

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Sources:
http://afrikhepri.org/nandi-reine-de-zululand-symbole-dune…/
http://www.kamitewoman.com/article-nandi-reine-de-zululand-…
http://myplace.forumactif.com/t615-histoire-de-la-nation-zo…
http://www.nofi.fr/…/1248-nandi-reine-de-zululand-un-jour-m…
http://reinesheroinesdafrique.doomby.com/…/nandi-reine-de-z…
http://fr.wikipedia.org/wiki/Royaume_zoulou…
http://princeluqman.blogspot.fr/2010/06/lempire-zoulou.html

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