Les révélations des "Panama papers" éclaboussent des proches de Marine Le Pen

 

Marine Le PenLes “Panama papers” révèlent comment des proches de la présidente du Front national Marine Le Pen ont organisé un système complexe d’évasion fiscale, assure Le Monde.

Hong Kong, Singapour, Panama ou encore les îles Vierges britanniques. Autant de destinations fiscales prisées qui n’ont pas de secret pour certains membres “du premier cercle” de Marine Le Pen, affirme Le Monde, mardi 5 avril.

Les “Panama papers” – des millions de documents secrets issus du cabinet panaméen d’avocats Mossack Fonseca –  permettent d’établir comment des proches de la présidente du Front national ont fait sortir de l’argent de France afin “d’échapper aux services antiblanchiment français”, rapporte le célèbre quotidien du soir.

Montage très complexe

Deux hommes sont au cœur du montage financier décrit par les documents du cabinet d’avocats : Frédéric Chatillon, qui connaît Marine Le Pen depuis les années 1990 et continue à travailler pour le parti frontiste au travers de son entreprise de communication Riwal, et Nicolas Crochet, chargé du programme économique du FN en 2012.

Ils vont mettre au point un circuit financier d’une très grande complexité afin de faire sortir 316 000 euros de France, en 2012. D’après Le Monde, Frédéric Chatillon a fait circuler, avec l’aide de Nicolas Crochet, ces fonds à travers un dédale de sociétés écrans et sur des dizaines de milliers de kilomètres afin de les mettre en sécurité à Singapour “sans éveiller les soupçons” du fisc français.

“Diffamation”

Le patron de Riwal avait pris les devant, dès lundi soir, pour justifier ses opérations financières sur Facebook. “J’aurai droit demain (mardi) aux honneurs du Monde dans l’affaire de #Panamapapers”, écrit-il sur le célèbre réseau social. “J’ai bien entendu mis à disposition de ces deux journalistes les documents prouvant la parfaite légalité de ces opérations”, affirme-t-il.

Reste à savoir, si ces révélations peuvent affecter directement le Front national. Jérôme Fenoglio, directeur du Monde, avait assuré qu’une “formation politique française” serait “visée” par l’affaire des “Panama papers”.

“Tout ce qui sera fait pour essayer de relier cela au FN ou à Marine Le Pen, cela sera tout simplement de la diffamation”, a répondu Florian Philippot, vice-président du FN, sur iTélé, lundi soir. Il a souligné que ni le parti, ni Marine Le Pen n’avaient de “compte offshore” et rappelé que Frédéric Chatillon “n’avait aucune responsabilité au FN”.

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