Les sénégalais victimes d’une escroquerie politique ?

Au lendemain de son accession à la magistrature suprême en mars 2012, le président de la république du Sénégal, Macky s’est défini comme ‘’le président de la rupture et des valeurs’’. Cinq ans après, l’évaluation de sa gouvernance, relativement à la transparence et la sobriété, semble ne pas être convaincante pour ne pas dire médiocre. Beaucoup de manquements peuvent être décelés poussant certains à parler d’escroquerie politique à l’encontre du peuple.

Si la souveraineté appartient au peuple qui l’exerce par la voie de ses dirigeants, il est légitime que le premier revendique la réalisation de ses souhaits par ces derniers.

L’histoire politique du Sénégal renseigne sur un processus irréversible dont ses dirigeants ne se rendent peut être pas compte.

En effet, après 40 ans de règne poussif du parti socialiste, vient l’ère Wade à partir de 2000.
Il s’agit de l’alternance, du grand changement et d’une nouvelle politique.

Libéral, le régime du président Wade accélère la construction des infrastructures et diversifie les rapports et coopérations avec les autres puissances étrangères notamment les asiatiques.

Cependant, malgré ce travail titanesque, le peuple dénonçait la cherté de la vie, le gaspillage et le népotisme.

Ainsi, la volonté de Wade ‘’d’imposer son fils Karim Wade’’ et de briguer un troisième mandat à l’encontre des termes de la charte fondamentale, précipitaient sa chute en mars 2012.

C’est l’ère Macky Sall. Pour la première fois, le Sénégal dispose d’un président élu avec plus de 65%.
Il l’avait même mis en exergue dans ces termes : « cette victoire aux allures de plébiscite traduit l’immense attente des sénégalais à mon égard ».

Historique ! Fini le gaspillage ! Fini la mal gouvernance ! Fini…

Cinq ans après, c’est le désenchantement.

Des citoyens traqués, emprisonnés, des promesses non tenues, un clanisme politique, un système qui foule aux pieds les valeurs et principes élémentaires de la démocratie. Un système, qui, comme son précédent, prône l’arrogance et la médiocrité.

C’est d’ailleurs ce que déplore Cheikh Oumar Tall, petit-fils de Cheikh Oumar foutiyou Tall, qui s’offusquait par rapport aux ministres du gouvernement qui « ne travaillent absolument pas ».

Les exemples sont nombreux, des directeurs à la retraite qu’on confirme par décret, alors que les jeunes diplômés sont obligés de squatter dans les ‘’centres d’appel’’, de vendre du ‘’pop-corn’’ ou plus grave d’aller en Lybie pour être vendus comme des esclaves.
Amnésiques, nos gouvernants actuels ne disent rien et n’hésitent pas, de dégager des milliards pour des festins inutiles.

On ne peut terminer sans mettre en exergue la sortie de l’ancienne première ministre et ministre de la justice, Madame Mimi Touré.

Elle fait état d’un recouvrement de plus de 200 milliards par l’Etat dans le cadre de la traque des biens mal acquis.
Ce qui est regrettable, c’est moins la sortie de la ‘’Dame de fer’’ que le comportement de l’Etat.

A part la réaction du président de l’Assemblée nationale, aucune autre voie autorisée ne s’est prononcée sur ce scandale qualifié ‘’d’escroquerie politique’’ par le chroniqueur Pape Alé Niang.

En tout état de cause ‘’Tabaski viendra, laissons mouton pisser’’.

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