L’étrange fermeture du marché historique de Sandaga

L’étrange fermeture du marché historique de Sandaga
L’étrange fermeture du marché historique de Sandaga
L’étrange fermeture du marché historique de Sandaga

Hier, à minuit, le marché historique Sandaga est fermé provisoirement sur décision préfectorale, pour des raisons de sécurité, nous dit-on. Une décision politique et non certainement pas pour des raisons de sécurité habilement distillées. Une curiosité. Un test grandeur nature pour servir un ballon de sonde du politiquement incapable. Le provisoire sert toujours d’acquis. C’est la règle ubiquitaire.

Dans ce pays, il n’y a plus de contre pouvoir, en dehors de l’état le tout puissant, au service du dictateur incorrigible Macky sall, qui fait vent debout contre tout et imprime sa propre marque.

De quel droit donc juridique, Alioune Badara Diop, le préfet de Dakar dispose-t-il, alors, pour prendre la décision de fermer unilatéralement le marché historique Sandaga, même si celui-ci est fermé provisoirement ? La parole du politiquement incapable se reniant éternellement, est-elle de l’argent comptant ? Ce qu’il le dit le matin, il le dédit le soir même avant de se coucher et tente de le justifier par des mensonges adroits. L’abondance du discours cache bien des zones d’ombre.

N’y a t-il pas d’autres déductions dissimulées pour mettre en orbite des projets ambigus en lieu et place du marché historique de Sandaga ? Ce n’est pas à exclure. Tout est possible avec ces gens-la.

Toutes les supputations sont totalement autorisées. Tôt ou tard, l’énigme sera percée dans le secret des dieux, quand il sera trop tard pour comprendre les mécanismes douteux d’une politique opaque et totalitaire jusqu’à la lie.

Manifestement, il y a d’autres raisons inavouées que celles qu’on nous sert comme d’habitude. Les raisons de sécurité évoquées ne valent rien. Il va sans dire qu’il y a lieu de s’interroger sur les pratiques aléatoires d’un état omnipotent, omniscient, qui interdit de passer sur telle ou telle rue de Capitale. Une première qui symbolise, hélas, le recul en arrière de cent ans au pays de la téranga, hier, jadis, la vitrine apaisée de la démocratie tropicale de la sous-région.

Quoiqu’on puisse dire, aujourd’hui, la démocratie et la liberté sont laminées par des adeptes des manières fortes, qui n’ont plus rien à envier aux méthodes décriées des fascistes de la république des tontons macoutes. Une indiscrétion pour des présupposés chantres des ruptures imaginaires.

En lieu et place des maires, l’exécutif diligente tout, se même de tout ; puisque tout sert d’exutoire de troubles à l’ordre publique ou de menaces, pour interdire tout comme si le pouvoir de la salissure s’autorisant tout, se croit être éternel, surhumain, et invincible, investi d’une mission divine, au point qu’il sévit partout pour divertir inlassablement les sénégalais. Tout sert de repère d’argent sale pour démolir, sans le dire, le marché Sandaga. Mais et à quelle fin ?

Depuis le 25 mars 2012, il n’y a nullement la moindre visibilité gouvernementale, tangible sur le terrain, susceptible de créer des emplois durables, nécessaires ? Seuls sont servis, la famille immédiate, les courtisans, les obligés, les amis, les griots et les tailleurs.

Pendant ce temps, la plupart des sénégalais valides qui tirent le diable par la queue, lassés et laissés arbitrairement pour compte sur le quai n’ont que leurs yeux charriant telles des rivières en crue. La politique du bâton sévit de plus belle que ne l’était, en réalité, l’ancien régime peint sur son image qu’on lui a collé et parfois arbitrairement par des chroniqueurs mercenaires et une société civile en bande organisée, aujourd’hui, ils brillent silencieusement par leur immoralité suintante et sont servilement complices des dérives spectaculaires staliniennes d’une rupture estampillée : une escroquerie gigantesque, la pire de toute l’histoire politique du Sénégal à nos jours.

Y a-t-il donc des arrière-pensées politico-financières particulières, dont l’objectif majeur ne vise qu’à démolir ce marché, non loin du palais présidentiel. Le couple présidentiel, despotique, pressureur, paresseux et paranoïaque, est aussi mouillé « dans un takh rip » innommable sur la question de l’heure et des leurres. Aujourd’hui, Le Sénégal est outrancièrement géré exclusivement comme une entreprise unipersonnelle familiale.

Non seulement, aucune réforme institutionnelle n’est programmée dans les jours, les mois à venir, de nature à opérer une nette rupture, mais on utilise à l’infini, des méthodes décriées, staliniennes fracassantes, de manière que rien ne soit possible pour le progrès.

Depuis le 25 mars 2012, l’éternelle mal gouvernance de macky sall de la salissure, aux abois est en agonie avariée, avancée, continue sa folle trajectoire obscure, inouïe, le tout dans une fuite en avant hystérique et répressive, sans limite, sans qu’on puisse mesurer, demain, les conséquences subséquentes d’un amateurisme sidérant d’apprentis sorciers, passés maîtres d’un népotisme le plus ahurissant avec les marchés de gré à gré labellisés et démocratisés à n’en plus finir.

Le combat continue !

Ahmadou Diop

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by bishba in FAITS DIVERS 0

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