L’expulsion de l’opposant gambien suspendue : Bayo baille toujours à Dakar

Cheikh Sidya Bayo
Cheikh Sidya Bayo
Cheikh Sidya Bayo

Le recours déposé à la Cour suprême par ses avocats le maintient encore à Dakar. Alors qu’il devait quitter le Sénégal hier, Cheikh Sidiya Bayo prolonge son séjour au Commissariat central de Dakar jusqu’à ce que la Cour suprême examine la requête.

L’opposant gambien, Cheikh Sidi­ya Bayo, reste à Dakar. Même si son expulsion était imminente. Le re­cours qu’il a déposé à la Cour suprême a suspendu l’arrêté du ministère de l’Intérieur qui avait décidé de l’expulser vers la France.

Celui-ci le maintient encore sur le sol sénégalais alors que tout est prêt pour qu’on le mette dans le premier avion en partance pour Paris. Finalement, les autorités ont décidé de mettre la pédale douce. 

Il faut rappeler que Mes Assane Dioma Ndiaye et Bamba Cissé ont déposé mardi un recours à la Cour suprême pour annuler la mesure administrative prise par le ministre de l’Intérieur. Ils demandent à cette institution de surseoir à l’arrêté d’exécution pour permettre à Cheikh Sidiya Bayo de continuer à mener ses activités politiques à Dakar. 

Depuis le 1er janvier, il est en garde à vue au Commissariat central de Dakar pour trouble à l’ordre public. Au lendemain du putsch déjoué en Gambie, ponctué de nombreuses arrestations, l’opposant en exil avait lancé, dans une vidéo diffusée sur internet et dans la presse sénégalaise, un appel à l’insurrection en Gambie et encouragé le renversement du Président Yahya Jammeh. Ses récentes prises de parole sont à la base de son arrestation.

Bénéficiant d’un statut d’exilé politique au Sénégal qui lui impose une obligation de réserve, l’Etat lui reproche de l’avoir outrepassée avec ses déclarations «séditieuses». Selon ses défendeurs, le gouvernement veut donner des gages de bonne foi à Jammeh en procédant à son expulsion.

«Le Sénégal reste attaché aux valeurs de démocratie et ne peut tolérer que des étrangers puissent, à partir de son sol, émettre des avis, des activités qui sont de nature à perturber son ordre public national et international», avait déclaré le porte-parole du gouvernement, Oumar Youm, pour justifier l’arrestation de M. Bayo.

Il faut rappeler qu’après l’attaque du 30 décembre, plusieurs dizaines de civils et de militaires ont été arrêtés en Gambie et une grande quantité d’armes et d’explosifs, destinés aux assaillants, découverts. Depuis cette date, la chasse à l’Homme ne connaît pas de répit. Jammeh dit : «Œil pour œil, dent pour dent.»

 Bocar SAKHO

bsakho@lequotidien.sn

1 Comment

  1. Si l’Afrique expulse ses ressortissants vers l’Europe, c’est par peur ou complexe ou quoi. Moi je veux savoir est ce que les européens qui ne considèrent pas la race noirs et qui sème la guerre dans dans leurs pays pour dire demain bravo, nous avons gagnés. diront quoi, les présidents africains sont des complexés, qui n’aiment pas leurs peuples et ont doit les enlevés tous, les effacer, les renvoyer tous; Vive la Paix Paix et Paix jusqu’à la fin du monde cela avec le Foi pur en soi.

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