L’OCRTIS LAVE SON LINGE SALE SUR LA PLACE PUBLIQUE Un véritable tsunami à la police nationale

Les informations livrées hier par nos confrères du Quotidien, faisant état de l’implication de l’actuel patron de la police dans un vaste trafic de drogue, alors qu’il était à la tête de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis), n’a créé qu’émoi et désolation dans les rangs de la police nationale. le senegal va vers ou alors

Coïncidence troublante. En effet, la question se trouve sur toutes les lèvres au sein de la police. Il a fallu que M. Cheikhna Cheikh Sadibou Keïta soit relevé de ses fonctions, pour que l’affaire éclate. Laquelle mettant en cause de haut gradés de la police embarrasse les autorités et alimente les discussions dans les garnisons militaires. Bref, c’est l’émoi dans la police nationale.

Troupe dépitée

Sous le sceau de l’anonymat, des gradés et certains brigadiers interrogés à ce propos, ont tous déploré, certes de façon anonyme, la passe d’armes par presse interposée entre les deux piliers de leur corps.

«Nous sommes abasourdis de lire que de telles pratiques se passent dans la police, un corps d’élite qui a toujours été au cœur de tous les combats contre, non seulement, le grand banditisme mais également, la corruption», s’indigne notre interlocuteur. A sa suite, un autre policier également sous le manteau de l’anonymat, dépeint cette affaire aux allures de règlements de comptes entre les commissaires Abdoulaye Niang et Sadibou Keïta, comme une affaire de grands bandits.

«Toute la lumière doit être faite. C’est la police dans son ensemble qui est concernée par cette affaire. Elle a été touchée dans son for intérieur et, pour laver cet affront, la justice doit faire son travail et que les coupables soient punis conformément à la loi en vigueur. Ce serait un précédent dangereux de ranger ce scandale dans les placards», dira-t-il.

Peuple abasourdi

Chez les civils interrogés en plein centre ville de la capitale, c’est la même rengaine. «Cette affaire vient, une fois de plus, révéler que les grands dealers sont toujours de mèche avec des hommes de sécurité et même des ministres pour mener à bien leur sale business. Ce qui se passe dans un pays voisin l’explique à souhait. Il ne se passe pas un mois sans qu’un haut fonctionnaire de l’Etat ou un haut gradé de l’armée ne soit impliqué dans une affaire de trafique de drogue», laissent-ils entendre.

Ce qui fait dire à M. Lô du Front du Refus et de la Citoyenneté que «la 12ème législature pour exhiber la rupture tant chantée doit s’autosaisir de cette affaire pour que toute la lumière soit faite». Tout compte fait, nombreux sont les compatriotes qui exigent de revoir le mode de désignation des hommes et des femmes qui occupent des fonctions aussi stratégiques dans l’appareil de l’Etat. Ce, afin d’éviter des règlements aux conséquences fâcheuses entre de hauts fonctionnaires.

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