LUTTE Eumeu Sène, en marge de son entraînement hier à Pikine Guinaw-Rail : «Un Ko n’est pas à écarter !»

Eumeu sene en salle

C’est un Eumeu Sène toutes griffes dehors qui s’est prononcé sur son combat en marge de la séance d’entraînement ouverte à la presse hier à Pikine Guinaw-Rail.

Répondant à son adversaire du 30 juin, le chef de file de l’écurie Tay Shinger lui promet une défaite éclaire par Ko.

Quant au surnom de «Kharagne» (le génie) qu’on lui colle, Eumeu Sène le foule au pied parce que, selon lui, il ne le reflète pas. Selon Eumeu Sène, «Modou Lô c’est un simulacre de champion».

Pikine est prêt ! Toujours fidèle à leur légendaire étiquette de «Pikinité», Eumeu Sène et ses compères de ce fief ont donné au combat du 30 juin les allures d’une «affaire de localité».

Au cours d’une séance d’entraînement ouverte à la presse hier à Guinaw-Rail à laquelle l’ambassadeur de la «Non violence» Boy Niang 2 a assisté, Pikine a rivalisé d’ardeur avec les Parcelles Assainies où crèche l’adversaire de celui qui s’est autoproclamé «Empereur des arènes».

Minois, toujours flanqué d’un large sourire, Eumeu Sène a débarqué à 18h 12mn où l’attendait tout Pikine. Sous les sons retentissants des «Assikos» (instruments de percussions), le chef de file de l’écurie Tay Shinger s’est adonné à une heure d’entraînement très relaxe, entrecoupée de temps à autre par quelques pas de danse avec son très virevoltant invité, Boy Niang 2.

«Un Ko n’est pas à écarter». Revenant sur son combat du 30 juin, Eumeu Sène a fait montre de toute sa sérénité et sa confiance. La victoire, il est convaincu qu’elle sera sienne au soir du 30 juin au stade Demba Diop.

«Je battrai Modou Lô !» Cette affirmation est sans appel. L’explication pour justifier cette victoire proche est toute simple. «Je le battrai parce que je ne suis pas Modou», fulmine-t-il.

Qui est Modou alors ?

«C’est celui qui campe sur sa position pour décrocher le nul», confie Eumeu Sène qui ajoute que «ce sera un combat éclair et un Ko n’est pas à écarter. Je suis surexcité par l’approche du combat». Toutefois, souligne-t-il : «Je ne le sous-estime pas et je ne le dis pas par excès de confiance. Je vais le battre parce que je suis plus fort que lui sur tous les plans.»

«C’est un champion clo-clo (un simulacre de champion)». Cette suprématie vis-à-vis de son adversaire ne fait nul doute selon Eumeu Sène qui pense que Modou Lô est un «simulacre de champion».

«C’est un champion clo-clo. Son Kharagne (génie) il ne l’a démontré à personne dans l’arène. Baye Mandione l’a battu et nous sommes tous témoins. Balla Gaye 2 n’en a fait qu’une bouchée et je suis le tombeur de celui qui a terrassé Yékini. Donc, je suis l’empereur des arènes», clame Eumeu Sène. A l’en croire, ce qu’il avance est vérifiable dans leur palmarès.

«J’ai battu des lutteurs plus coriaces que lui, des grands champions. Il (Modou Lô) n’a terrassé que des lutteurs moyens. Tous les grands combats qu’il a eus se sont soldés par des nuls, défaite ou décision arbitrale. Il ne peut pas m’inquiéter en lutte simple. J’ai la médaille de champion d’Afrique dans mon palmarès», ironise-t-il.

«La non-violence, c’est nous les lutteurs qui devons montrer le bon exemple». Viscéra­lement irrité par le jet de substance mystique de la part de son adversaire, Eumeu Sène a encore une fois de plus fustigé cette attitude qui va à l’encontre de la «Non-violence» dans l’arène. Cet idéal ne sera jamais atteint si des actes de ce genre se perpétuent.

«Ce qu’il (Modou Lô) a fait ce jour-là aurait pu déclencher une grosse bagarre si je n’avais pas fait preuve de dépassement. Quand on parle de non-violence dans l’arène, je pense que c’est nous les lutteurs qui devons d’abord montrer le bon exemple», regrette Eumeu Sène qui invite tous ses supporters à se mobiliser pour une «éclatante victoire» dimanche.

Écrit par Thiebeu NDIAYE    tndiaye@lequotidien.sn

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