Macky Sall a atteint ses limites…Il interdit avec son préfet et mate avec sa Police

macky-contrôleHier vendredi 30 janvier, des démocrates qui, en vertu des libertés conférées par la constitution en son article 8, marchaient pour dénoncer les violations de leurs droits et l’incarcération abusive de plusieurs opposants et citoyens, ont été tabassés puis jets dans un fourgon policier avant d’être placés en garde-à-vue pour troubles à l’ordre public…Et pourtant ils marchaient pacifiquement.
Macky Sall, son préfet, sa police
Le président Macky Sall a atteint ses limites. Il ne sait plus comment gouverner. Ou du moins il n’a jamais su gouverner. Dès son arrivée en 2012, il renvoie une vingtaine d’ambassadeurs nommés par Wade, il ressuscite une loi, incarcère les opposants, libère ceux qui ceux qui se soumettent à sa dictature et torture ceux qui résistent. Il associe à la gestion de son pouvoir, son épouse, sa belle-famille, son frère, ses oncles, ses cousins et leurs épouses, son griot, son cordonnier et plusieurs amis. Et pour mieux asseoir son pouvoir, il compte sur son préfet et sa police. Car pour Macky accepter les marches ou certaines revendications de l’opposition le rendrait ridicule, alors il opte pour la dictature. Il n’entend plus rien et ne voit plus rien. Il a instruit son préfet de tout interdire depuis sa nomination.
Son préfet
Nommé par décret présidentiel le 16 mai 2013, préfet du département de Dakar, l’Administrateur civil Alyoune Badara Diop était précédemment Préfet du Département de Mbour. Mais dès son arrivée, il interdit tout ce qui ne plaît pas au monarque Macky Sall. Il prend directement ses ordres du Ministres de l’Intérieur qui est l’une des pièces maîtresse de la dynastie Faye-Sall. Alyoune Badara Diop est d’abord le préfet de la dynastie et restera ce préfet qui interdit 9 marches et en autorise une seule sur 10. Et hier vendredi 30 janvier, il a encore interdit la marche du PDS. Comme il a interdit celle de l’UJTL du 21 janvier pour risque d’embouteillage et mis en prison des jeunes libéraux.
Sa police
Comme Alyoune-la-gaffe, la police tue nos étudiants et commet des bavures irréparables en toute impunité. Et leurs enquêtes se transforment en chasse à l’homme politique. Dans toute manifestation, la police voit la main de l’opposition et traque. L’homme fort de la police, c’est le tout puissant ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo. L’homme n’a jamais pu élucider les meurtres barbares des déficients mentaux à Tambacounda qui avaient les têtes écrabouillées par des blocs de pierre. Les meurtres des détenus tués par la police à Tamba et Kédougou n’ont jamais abouti. Et il est toujours à son poste. Le meurtre de l’étudiant Bassirou Faye piétine. L’homme est toujours à son poste. Il ne démissionne pas et Macky le renforce davantage. C’est parce qu’il a besoin de lui pour le « sale » boulot en 2017. Les élections c’est encore lui. Et il sait s’y faire. N’est-ce pas le maire socialiste de Kaffrine Abdoulaye Wilane qui qualifiait le ministre de l’Intérieur Abdoulaye Daouda Diallo de « manœuvrier électoral » en août 2014 ? Il était accusé d’être derrière les déboulements de maires biens élus au profit de recours.
Et c’est encore ce manœuvrier qui sera à la manœuvre en 2017.
Sidy Niang pour xibaaru.com

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