Macky Sall Rassure L’opposition «les Législatives Se Tiendront Au Plus Tard Le 29 Juin 2017»

macky-sall-presidentLe Président Macky Sall déborde d’énergie en cette journée du mercredi 19 octobre. Passionné d’agriculture et très attaché au monde rural, il est dans son élément quand il quitte la gouvernance de Tambacounda pour se rendre dans les profondeurs des périmètres agricoles de Laboya, Gouloumbou et Médina Yara. Entamée à 10 h sous un soleil ardent, la dernière journée de sa tournée économique ne s’achèvera que dix heures plus tard à la gouvernance de Kaolack par la remise de matériel du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) aux régions de Kaolack, Kaffrine, Tambacounda et Kédougou. Tard dans la soirée, nous nous sommes entretenu avec lui sur son attachement à l’hinterland, les élections législatives et la présidence de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine(Uemoa).

Monsieur le Président de la République, vous venez de boucler votre tournée économique de trois jours dans les régions de Kaolack, Kaffrine et Tambacounda. Quelles sont les raisons de votre passion pour l’agriculture ?

 Si vous vous rappelez bien, le premier point de mon programme appelé Yoonu Yokkuté, c’était de mettre fin aux injustices sociales et de faire plus d’équité. Lorsqu’on regarde la carte de localisation des infrastructures sociales et de développement, on voit une disparité trop flagrante entre la partie occidentale du pays et la partie orientale.

La façade maritime qui comprend les grandes villes draine l’essentiel de l’activité économique ; par contre, la ligne comprise entre Dagana et Kolda est dépourvue d’infrastructures et a de grands besoins en eau et en matériel d’allègement de travaux des femmes.

Pendant ma période d’opposition, lorsque j’ai parcouru durant trois ans le Sénégal des profondeurs, j’ai été particulièrement touché par le dénuement total des populations et des localités de l’intérieur du pays. A l’époque, j’avais parlé à l’Alliance pour la République (Apr) du Nouvel ordre des priorités à définir dans la gestion des ressources publiques si nous arrivions au pouvoir. Nous comptions revoir leur redistribution, nous occuper de nos terroirs de l’intérieur, faire une politique d’aménagement du territoire, sans oublier les difficultés de Dakar liées aux inondations et celles des autres grandes villes.
J’ai d’abord donné une réponse au monde rural par la mise à niveau du Pudc. Programme d’urgence parce qu’avant d’atteindre l’émergence en 2035, il faut que les gens vivent, qu’ils aient accès à l’eau.

Autre programme d’urgence, c’est le Programme d’urgence de modernisations des axes frontaliers (Puma). En vérité, il n’y a aucune infrastructure sociale dans les zones frontalières. Il faut faire en sorte qu’elles se sentent entièrement sénégalaises. En plus, il y a le Pôle prioritaire de développement de la Casamance (Ppdc). Il vise à relancer les activités économiques et sociales de cette région et à la doter d’un certain nombre d’infrastructures de développement en vue d’accompagner le processus de paix. Nous avons plusieurs projets aussi dans les ministères.

J’ai lancé le Plan Sénégal Emergent (Pse) qui a repris l’essence du Yoonu Yokkuté et qui lutte contre les injustices sociales et vise à avoir une productivité développante. C’est ce que nous faisons actuellement avec l’agriculture en augmentant les superficies et les rendements, en enlevant la pénibilité pour la rendre attractive. Ensuite, nous faisons des pistes d’accès au marché de consommation et travaillons pour la transformation des produits agricoles. Il faut donc une approche intégrée, globale ; une approche dans la chaîne de valeurs. Nous sommes toujours dans l’axe 1 du Plan Sénégal Emergent.

Il faut, non seulement, à travers la décentralisation, donner davantage de contenu à nos territoires, mais aussi accompagner les producteurs dans la mécanisation, l’augmentation des capacités dans les intrants nouveaux pour que l’agriculture soit une agriculture de développement avec des objectifs d’autosuffisance en riz, en oignon, en tomate, mais aussi nos capacités d’exportation de produits horticoles. Pour chacune de ces spéculations, y compris la banane, nous avons fixé des objectifs précis et nous mettrons les moyens qu’il faut.

A titre d’exemple, en 2015 nous avons injecté 143 milliards F Cfa dans le secteur agricole et cela nous a rapporté 450, pratiquement donc un facteur multiplicatif par 3,5. Vous mettez un et vous récoltez presque quatre. Ce n’est pas une dispersion de nos ressources. Si le Sénégal parvient à enrichir ses producteurs au lieu d’importer du riz, si 200 milliards F Cfa restent ici et vont aux producteurs, on les enrichit. C’est cela le sens de la politique que je mène à travers le PSE et cela n’en est que l’axe 1.

Outre l’agriculture, vous misez aussi sur les infrastructures.
Nous avons aussi un programme pour les infrastructures de soutien au développement : autoroutes, routes, pistes, ponts, etc. Nous allons construire un grand pont à Foundiougne, l’un des plus grands d’Afrique de l’Ouest. Le financement a été accordé. Nous allons renforcer le projet autoroutier et le 24 prochain, nous inaugurons l’axe Diamniadio-Aibd-Sindia. Vous voyez donc avec quelle cadence nous avançons sur les autoroutes. J’y reviendrai lundi pour montrer toute la cohérence de notre politique de transport.

Nous allons publier un livre blanc pour montrer secteur par secteur, l’évolution du budget. Aujourd’hui, nous sommes à 3360 milliards F Cfa, alors que quand j’arrivais au pouvoir nous étions à 2.200 milliards F Cfa. En quatre ans, nous avons fait un bond de plus de 1.000 milliards.

Sur le budget d’investissement qui assure réellement le développement, nous sommes à plus de 1.200 milliards alors que nous étions à moins de 600 milliards en 2012. C’est cela qui va nous permettre d’assurer nos objectifs de développement et d’atteindre l’émergence.

L’autre axe et non le moindre, c’est la gouvernance qui est un des piliers du Pse, mai aussi l’Etat de droit, la sécurité. Nous devons veiller à ce que notre pays continue d’être sûr. Nous avons lancé l’Office national de lutte contre la corruption (Ofnac), initié la politique de déclaration de patrimoine et adhéré à l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie). Le Sénégal est le seul pays d’Afrique à avoir publié l’ensemble de ses contrats miniers et pétroliers. Nous allons bientôt passer d’un statut d’observateur à celui de membre à part entière de l’Itie.

Je pense que tout cela est positif dans l’évolution de notre pays vers l’émergence. Par la grâce de Dieu, nous avons des perspectives heureuses et il faut que nous nous concentrions sur ces activités et c’est ce que j’ai demandé au gouvernement : c’est-à-dire de rester dans le temps de l’action, d’expliquer certes quand c’est nécessaire mais de rester dan le temps de l’action.

Avec les réalisations que vous êtes en train d’égrener, pourquoi voulez-vous reporter les législatives comme le laisse croire une certaine opinion ?

C’est de la spéculation et c’est prématuré de parler des législatives.  Avec moi, la démocratie ne peut pas faiblir, car je suis un démocrate. Durant toute ma vie, j’ai lutté pour la démocratie, les libertés. Ce n’est pas aujourd’hui qu’on va nous donner des leçons de démocratie. Certes nous sommes humbles dans nos manifestations, dans nos actions, mais nous restons quand même des acteurs de premier plan pour la consolidation de la démocratie dans ce pays. Il n’y a d’ailleurs pas de raison qu’il n’en soit pas ainsi.

Le calendrier électoral est connu. Les élections législatives se tiendront au plus tard le 29 juin prochain, date à laquelle elles s’étaient tenues en 2012. La date sera fixée et il n’y a pas de débat possible sur cet agenda. Je ne suis pas dans la spéculation, dans les calculs politiciens. Le calendrier républicain sera respecté.

L’Uemoa va se choisir un nouveau Président de Commission en décembre prochain. Comment le Sénégal prépare-t-il cette échéance ?

Le Sénégal ne fait pas sa diplomatie dans la rue ou à travers les médias. Ce que nous devons faire dans le respect des relations que nous avons avec les pays voisins, les pays amis, avec les pays membres des mêmes cercles d’amitié, nous le faisons dans le cadre de la diplomatie. Nous défendons naturellement les intérêts de notre pays comme le font tous les pays. Je dis simplement que je ne suis pas contre le fait que le Niger réclame l’application du Protocole additionnel signé en 2011 par mon prédécesseur. C’est son droit, mais mon droit aussi, c’est de faire en sorte que le Sénégal, deuxième économie de l’Uemoa, ne soit pas considéré comme quantité négligeable.  Vous croyez que c’est logique ! A partir de là, on doit regarder les éléments de l’équation et trouver une solution juste. Il faut que les choses soient bien posées. Je reçois d’ailleurs l’envoyé spécial du Président Issouffou ce jeudi (Ndr : hier).

Le Sénégal a toujours eu la présidence de la Commission de l’Uemoa puis de 2002 à 2010, elle a été dirigée par le Mali. Et depuis, elle est devenue instable. Le Sénégal a pu se rattraper mais pour un mandat seulement. C’est ce qu’avait signé mon prédécesseur. Je dis d’accord, on va respecter ce qui a été signé, mais le Sénégal, deuxième puissance de l’Uemoa, doit-il rester sans poste ?  Si avec mon frère et ami le Président Issoufou et les autres chefs d’Etat de l’Uemoa, nous parvenons à trouver les bonnes combinaisons et que chacun y trouve son compte, le Sénégal est preneur.

Quitte même à ce que le Sénégal prenne le poste de Vice-gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) ?

Tout cela peut participer comme consolation, mais il faut trouver des réponses appropriées, sinon c’est injuste. Et personne ne peut obliger un pays souverain et membre à avoir telle ou telle attitude. Ce n’est donc que dans le dialogue, la concertation et le respect mutuel que nous pourrons y arriver. Et je pense que c’est cet esprit qui anime aussi mon homologue, le Président Issoufou du Niger. J’ai beaucoup d’affection et d’admiration pour lui et c’est réciproque. Mais dans le cas de la présidence de la Commission de l’Uemoa, chacun défend les intérêts de son pays, mais nous le ferons aussi dans l’intérêt de la communauté.

Entretien réalisé par Mamadou Thierno TALLA (L’AS)

Le Président Macky Sall déborde d’énergie en cette journée du mercredi 19 octobre. Passionné d’agriculture et très attaché au monde rural, il est dans son élément quand il quitte la gouvernance de Tambacounda pour se rendre dans les profondeurs des périmètres agricoles de Laboya, Gouloumbou et Médina Yara. Entamée à 10 h sous un soleil ardent, la dernière journée de sa tournée économique ne s’achèvera que dix heures plus tard à la gouvernance de Kaolack par la remise de matériel du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) aux régions de Kaolack, Kaffrine, Tambacounda et Kédougou. Tard dans la soirée, nous nous sommes entretenu avec lui sur son attachement à l’hinterland, les élections législatives et la présidence de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine(Uemoa).

Monsieur le Président de la République, vous venez de boucler votre tournée économique de trois jours dans les régions de Kaolack, Kaffrine et Tambacounda. Quelles sont les raisons de votre passion pour l’agriculture ?

 Si vous vous rappelez bien, le premier point de mon programme appelé Yoonu Yokkuté, c’était de mettre fin aux injustices sociales et de faire plus d’équité. Lorsqu’on regarde la carte de localisation des infrastructures sociales et de développement, on voit une disparité trop flagrante entre la partie occidentale du pays et la partie orientale.

La façade maritime qui comprend les grandes villes draine l’essentiel de l’activité économique ; par contre, la ligne comprise entre Dagana et Kolda est dépourvue d’infrastructures et a de grands besoins en eau et en matériel d’allègement de travaux des femmes.

Pendant ma période d’opposition, lorsque j’ai parcouru durant trois ans le Sénégal des profondeurs, j’ai été particulièrement touché par le dénuement total des populations et des localités de l’intérieur du pays. A l’époque, j’avais parlé à l’Alliance pour la République (Apr) du Nouvel ordre des priorités à définir dans la gestion des ressources publiques si nous arrivions au pouvoir. Nous comptions revoir leur redistribution, nous occuper de nos terroirs de l’intérieur, faire une politique d’aménagement du territoire, sans oublier les difficultés de Dakar liées aux inondations et celles des autres grandes villes.
J’ai d’abord donné une réponse au monde rural par la mise à niveau du Pudc. Programme d’urgence parce qu’avant d’atteindre l’émergence en 2035, il faut que les gens vivent, qu’ils aient accès à l’eau.

Autre programme d’urgence, c’est le Programme d’urgence de modernisations des axes frontaliers (Puma). En vérité, il n’y a aucune infrastructure sociale dans les zones frontalières. Il faut faire en sorte qu’elles se sentent entièrement sénégalaises. En plus, il y a le Pôle prioritaire de développement de la Casamance (Ppdc). Il vise à relancer les activités économiques et sociales de cette région et à la doter d’un certain nombre d’infrastructures de développement en vue d’accompagner le processus de paix. Nous avons plusieurs projets aussi dans les ministères.

J’ai lancé le Plan Sénégal Emergent (Pse) qui a repris l’essence du Yoonu Yokkuté et qui lutte contre les injustices sociales et vise à avoir une productivité développante. C’est ce que nous faisons actuellement avec l’agriculture en augmentant les superficies et les rendements, en enlevant la pénibilité pour la rendre attractive. Ensuite, nous faisons des pistes d’accès au marché de consommation et travaillons pour la transformation des produits agricoles. Il faut donc une approche intégrée, globale ; une approche dans la chaîne de valeurs. Nous sommes toujours dans l’axe 1 du Plan Sénégal Emergent.

Il faut, non seulement, à travers la décentralisation, donner davantage de contenu à nos territoires, mais aussi accompagner les producteurs dans la mécanisation, l’augmentation des capacités dans les intrants nouveaux pour que l’agriculture soit une agriculture de développement avec des objectifs d’autosuffisance en riz, en oignon, en tomate, mais aussi nos capacités d’exportation de produits horticoles. Pour chacune de ces spéculations, y compris la banane, nous avons fixé des objectifs précis et nous mettrons les moyens qu’il faut.

A titre d’exemple, en 2015 nous avons injecté 143 milliards F Cfa dans le secteur agricole et cela nous a rapporté 450, pratiquement donc un facteur multiplicatif par 3,5. Vous mettez un et vous récoltez presque quatre. Ce n’est pas une dispersion de nos ressources. Si le Sénégal parvient à enrichir ses producteurs au lieu d’importer du riz, si 200 milliards F Cfa restent ici et vont aux producteurs, on les enrichit. C’est cela le sens de la politique que je mène à travers le PSE et cela n’en est que l’axe 1.

Outre l’agriculture, vous misez aussi sur les infrastructures.
Nous avons aussi un programme pour les infrastructures de soutien au développement : autoroutes, routes, pistes, ponts, etc. Nous allons construire un grand pont à Foundiougne, l’un des plus grands d’Afrique de l’Ouest. Le financement a été accordé. Nous allons renforcer le projet autoroutier et le 24 prochain, nous inaugurons l’axe Diamniadio-Aibd-Sindia. Vous voyez donc avec quelle cadence nous avançons sur les autoroutes. J’y reviendrai lundi pour montrer toute la cohérence de notre politique de transport.

Nous allons publier un livre blanc pour montrer secteur par secteur, l’évolution du budget. Aujourd’hui, nous sommes à 3360 milliards F Cfa, alors que quand j’arrivais au pouvoir nous étions à 2.200 milliards F Cfa. En quatre ans, nous avons fait un bond de plus de 1.000 milliards.

Sur le budget d’investissement qui assure réellement le développement, nous sommes à plus de 1.200 milliards alors que nous étions à moins de 600 milliards en 2012. C’est cela qui va nous permettre d’assurer nos objectifs de développement et d’atteindre l’émergence.

L’autre axe et non le moindre, c’est la gouvernance qui est un des piliers du Pse, mai aussi l’Etat de droit, la sécurité. Nous devons veiller à ce que notre pays continue d’être sûr. Nous avons lancé l’Office national de lutte contre la corruption (Ofnac), initié la politique de déclaration de patrimoine et adhéré à l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie). Le Sénégal est le seul pays d’Afrique à avoir publié l’ensemble de ses contrats miniers et pétroliers. Nous allons bientôt passer d’un statut d’observateur à celui de membre à part entière de l’Itie.

Je pense que tout cela est positif dans l’évolution de notre pays vers l’émergence. Par la grâce de Dieu, nous avons des perspectives heureuses et il faut que nous nous concentrions sur ces activités et c’est ce que j’ai demandé au gouvernement : c’est-à-dire de rester dans le temps de l’action, d’expliquer certes quand c’est nécessaire mais de rester dan le temps de l’action.

Avec les réalisations que vous êtes en train d’égrener, pourquoi voulez-vous reporter les législatives comme le laisse croire une certaine opinion ?

C’est de la spéculation et c’est prématuré de parler des législatives.  Avec moi, la démocratie ne peut pas faiblir, car je suis un démocrate. Durant toute ma vie, j’ai lutté pour la démocratie, les libertés. Ce n’est pas aujourd’hui qu’on va nous donner des leçons de démocratie. Certes nous sommes humbles dans nos manifestations, dans nos actions, mais nous restons quand même des acteurs de premier plan pour la consolidation de la démocratie dans ce pays. Il n’y a d’ailleurs pas de raison qu’il n’en soit pas ainsi.

Le calendrier électoral est connu. Les élections législatives se tiendront au plus tard le 29 juin prochain, date à laquelle elles s’étaient tenues en 2012. La date sera fixée et il n’y a pas de débat possible sur cet agenda. Je ne suis pas dans la spéculation, dans les calculs politiciens. Le calendrier républicain sera respecté.

L’Uemoa va se choisir un nouveau Président de Commission en décembre prochain. Comment le Sénégal prépare-t-il cette échéance ?

Le Sénégal ne fait pas sa diplomatie dans la rue ou à travers les médias. Ce que nous devons faire dans le respect des relations que nous avons avec les pays voisins, les pays amis, avec les pays membres des mêmes cercles d’amitié, nous le faisons dans le cadre de la diplomatie. Nous défendons naturellement les intérêts de notre pays comme le font tous les pays. Je dis simplement que je ne suis pas contre le fait que le Niger réclame l’application du Protocole additionnel signé en 2011 par mon prédécesseur. C’est son droit, mais mon droit aussi, c’est de faire en sorte que le Sénégal, deuxième économie de l’Uemoa, ne soit pas considéré comme quantité négligeable.  Vous croyez que c’est logique ! A partir de là, on doit regarder les éléments de l’équation et trouver une solution juste. Il faut que les choses soient bien posées. Je reçois d’ailleurs l’envoyé spécial du Président Issouffou ce jeudi (Ndr : hier).

Le Sénégal a toujours eu la présidence de la Commission de l’Uemoa puis de 2002 à 2010, elle a été dirigée par le Mali. Et depuis, elle est devenue instable. Le Sénégal a pu se rattraper mais pour un mandat seulement. C’est ce qu’avait signé mon prédécesseur. Je dis d’accord, on va respecter ce qui a été signé, mais le Sénégal, deuxième puissance de l’Uemoa, doit-il rester sans poste ?  Si avec mon frère et ami le Président Issoufou et les autres chefs d’Etat de l’Uemoa, nous parvenons à trouver les bonnes combinaisons et que chacun y trouve son compte, le Sénégal est preneur.

Quitte même à ce que le Sénégal prenne le poste de Vice-gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) ?

Tout cela peut participer comme consolation, mais il faut trouver des réponses appropriées, sinon c’est injuste. Et personne ne peut obliger un pays souverain et membre à avoir telle ou telle attitude. Ce n’est donc que dans le dialogue, la concertation et le respect mutuel que nous pourrons y arriver. Et je pense que c’est cet esprit qui anime aussi mon homologue, le Président Issoufou du Niger. J’ai beaucoup d’affection et d’admiration pour lui et c’est réciproque. Mais dans le cas de la présidence de la Commission de l’Uemoa, chacun défend les intérêts de son pays, mais nous le ferons aussi dans l’intérêt de la communauté.

Entretien réalisé par Mamadou Thierno TALLA (L’AS)

 

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