Macky : un câble sur les plis de la françafrique

Macky  sall et la françafriqueDécidément, contrairement aux apparences, un Français appelé à la rescousse, Lionel Chevalier, est nommé Conseiller en communication du Président Macky Sall, donne les gages d’une françafrique plus que jamais présente, malgré les discours qui ne valent rien, selon lesquels les officines trouvent portes closes.

En réalité, c’est une simple causerie tempérée, un slogan peu convaincant, pour tromper les sénégalais supposés gueux, et qui nous donne la mesure de la trajectoire obliquée d’un escroc adroit.

Manifestement, cette nomination prend nécessairement les allures ténébreuses pour faire éjecter, demain, par la ruse et à petits feux, SJD, en flétrissure, le gourou de la Com’, qui ne fait plus recette, apparemment, malgré les démarches et sa proximité avec la première dame, dont la défenestration serait sans doute programmée.

Ce n’est pas à exclure. Nommer un français comme Conseiller du président de la république, une doublure du bouillonnant pourfendeur d’hier, du régime défunt d’Abdoulaye, wade, cela résulte incontestablement « du grand retour du maître colonialiste », ubiquitaire, probablement oublié, mais qui n’est jamais si loin, si l’on regarde la réalité des faits têtus. Une simple vue de l’esprit.

N’y a-t-il pas d’autres sénégalais plus aptes et à diplômes équivalents ou supérieurs, au point de recruter, ailleurs, comme si dans ce pays entier ; il y’a un déficit chronique de journalistes capables, compétents, pour faire le vrai boulot et prêcher la bonne parole, dans un discours beaucoup tempérant ?

Peut être, c’est qui explique, aujourd’hui, l’exceptionnalité d’un cancre élu à défaut et par dépit, dans des conditions totalement exceptionnelles, voire même inédites.

Point n’est besoin de chercher à comprendre ou d’ergoter sur la voie sombre du présumé chantre d’une rupture de pacotille ou plutôt l’excellence de la servitude, pour se servir lui-même habilement et servir les intérêts exclusifs particuliers. Le peuple sénégalais, dans son ensemble, a-t-il vraiment le choix entre le pourfendeur d’hier, déclaré du régime défunt du pape du Sopi, devenu, étrangement, le maître à penser d’un tyran, et celui venu d’une même planète ?

En politique, tout se tient. Le même spectacle surréaliste du 25 mars 2012 continue. Et pour cause. Lors du 25 mars 2012, les mêmes sénégalais grugés, astiqués jusqu’à la lie, n’avaient nullement le choix. Les mêmes déconvenues irréfragables s’accroissent toujours, même si un sorcier recruté pour la circonstance, tend à remonter ou redorer le blason bien écorné d’un escroc de grand chemin, blanchi hier, sous les défroques sacrificateurs en lieu et place des vraies sentinelles de la république.

L’envers du décor prime sur tout. Cela ne change en rien sur ce que vivent les sénégalais, écrasés dans leur majorité par les surfacturations complaisantes, suffocantes du courant électrique et les délestages massifs à haut dépassent l’entendement de l’esprit rationnel, pour un pays si pauvre, classé parmi les derniers que compte la planète.

Pour nous, aux esprits libres, l’appel de ce magicien ne vise qu’à bien préparer le sommet « du meilleur élève de la francophonie », prévue à date échue en 2014.

Macky Sall, plus francophile « qu’alpulaarophile », est classé deuxième, derrière Abdou Diouf, plus francophile que wolofophile- une litote- l’imbattable, l’inimitable gardien du temple, qui est à la fois le chantre et le Secrétaire Général de la francophonie. Pour toutes ces raisons, nous pensons que celui qui est sur les commandes depuis le 25 mars 21012, n’est qu’un câble sur les plis de la francophonie. C’est notre intime conviction.

Le combat continue !

Ahmadou Diop

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