Madagascar: un réseau de trafic de personnes démantelé

000_Par8006247_0-300x169Cette semaine à Madagascar, un réseau de trafic de personnes a été démantelé : quatre personnes ont été déférées devant la justice. Treize jeunes filles âgées de 20 à 25 ans, du nord de Madagascar, s’apprêtaient à rejoindre le Koweït.
Elles étaient treize sur le départ. Treize femmes âgées de 20 à 25 ans, venant d’Andapa, une ville au nord de Madagascar. Toutes rêvaient de partir au Koweït, espérant à tort une meilleure vie. En fin de semaine, un réseau de trafic de personnes a été démantelé. A l’origine de ce coup de filet, des doutes sur l’authenticité de documents présentés au service de passeport.
Selon la commissaire de police, Faramalala Rakotoarisoa, chef du service central des enquêtes spécialisées et de la lutte contre les fraudes documentaires, en charge de l’enquête, l’administration malgache est particulièrement vigilante à certaines situations.

« Une des préventions, c’est de bien vérifier les pièces présentées par les jeunes femmes, surtout originaires de la région nord de Madagascar, lorsqu’elles demandent des passeports malgaches, parce que bon nombre des jeunes femmes qui vont travailler au Koweït viennent de cette région-là », sougline la commissaire.
Ces jeunes filles, prêtes à tout pour quitter le pays, ont chacune versé au réseau un million d’ariary, soit 275 euros, l’équivalent quasiment d’une année de travail. Mamy Andrianisa, le directeur des renseignements et du contrôle de l’immigration et de l’émigration au ministère de la Sécurité publique, craint un phénomène de mode. « La plupart des travailleurs malgaches qui vont partir à l’extérieur, ça vient toujours de la même région du nord, insiste Mamy Andrianisa. Le fait de payer une somme d’argent pour leur hébergement à Tana et pour la préparation de leurs documents de voyage, ça prouve qu’elles sont déjà au courant qu’elles vont partir à l’extérieur. »
Depuis 2013, l’Etat malgache interdit à ses citoyens de partir travailler au Liban et au Koweït. Mais de nombreux réseaux mafieux arrivent à contourner la loi et continuent à répondre à la demande des pays moyen-orientaux, en envoyant des jeunes malgaches là-bas, illégalement.
Considérées par la justice comme des victimes du réseau bien que parfaitement conscientes de l’illégalité de leur démarche, les jeunes femmes ont été relâchées. Les quatre membres de l’organisation attrapés, eux, attendent leur procès en prison. Seul le cerveau du réseau reste toujours introuvable.

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