(Magal 2013) Focus sur la situation du transport en commun dans la ville sainte

touba serigne mor mbayeLes conducteurs de véhicules de transport en commun démarrent bien leur « Magal »
L’édition 2013 du grand Magal de Touba démarre bien pour les transporteurs, car même à l’intérieur de la ville sainte, les fidèles préfèrent s’octroyer les services d’un moyen de locomotion que de marcher. Ainsi, Venus de partout au Sénégal, les conducteurs de véhicules, motos ou encore de charrettes se frottent déjà bien les mains.
Si certains fidèles véhiculés, préfèrent attendre la dernière minute pour rallier Touba, ce n’est pas le cas pour d’autres qui, voulant éviter les bouchons, prennent d’assaut très tôt la ville sainte. Ce sont exactement ceux là qui sont les cibles des transporteurs qui déjà, deux semaines avant le grand « Magal » affluent vers la cité de Cheikh Ahmadou Bamba. Pour la plupart, d’entre eux, cela permet d’être déjà à Touba, et de continuer à travailler loin des énormes embouteillages sur les différents sentiers qui mènent vers le Magal. A la recherche de clients dépuis cinq minutes, Magaye Gaye, jeune conducteur de vélo « Jakarta » a finit de comprendre cette situation. C’est ce qui l’a poussé à partir très tôt de Kaolack, ne serait-ce que pour s’assurer deux semaines de services à Touba, histoire de rehausser son compte financier. « Tout se passe très bien, je gagne 7à 8000 f par jour » dira t-il, à peine qu’il reçut un nouveau client et donc 500f de plus dans sa caisse. Concentré sur son cheval, Pape Diène lui, n’a pas voulu trop parler par faute de temps. « Vous voyez que je suis pris, attendez que je termine ou monter on parle en cours de route » nous propose t-il. L’on comprend Dés lors sans trop se poser d’interrogations, qu’il est bien dans son assiette. Pour nous prouver cela, voici ce qu’il scande, « Dieureudieufé Serigne Touba ». Ce discours est pour notre charretier, une manière de remercier Mame Bamba qui pour lui, « a bénit toutes activités qui se mène dans sa ville ». Malgré les 10 000F qu’il empoche par jour, il reste toujours optimiste quant à l’amélioration de ses gains. Cet autre conducteur de charrette moins insouciant semble ne pas comprendre les circuits qui apportent plus de sous. Il s’est malheureusement heurté à un gendarme qui a été obligé de le retourner par cequ’il a voulu prendre la route goudronnée hors, les charrettes ont leur pistes spéciales pour le Magal. Tout de même, ce nouveau venu dit comprendre la situation et roulera désormais du garage à la corniche de Madyana. Cependant avec, les 1000 F qu’il encaisse à chaque voyage, il croit fermement qu’il peut se rattraper avant la fin de la journée car, il dit reconnaitre sa faute. « C’est une erreur de ma part, mais je sais que le boulot marche à merveille. Interrogé sur la situation du transport en cette veille de Magal, Mbacké Diop avoue une nette amélioration, tout en passant toutefois à augmenter ses affaires. Le chauffeur de taxi a justement abondé dans le même sens que les autres. On totalisait 7000f au maximum, par jour avant et maintenant, on a le double de cette somme », confesse t-il l’air joyeux. « Nous n’avons pas de difficultés majeures ni avec les clients ni avec les forces de l’ordre », selon Serigne Mbacké Gueye. Cet autre taximan connaisseur des lieux, a tenu à estimer que les choses vont mieux cette année plus qu’aux années précédentes. Avant de poursuivre, « ce n’est pourtant que le début le meilleur reste à venir ».
Les « Toyota » Touba-Mbacké et les « Tata » sur la même ligné
Véhicules spécifiques à cette zone, les « Toyota » Touba-Mbacké assurent la mobilité urbaine dans la ville sainte aux côtés des bus « Tata ». En cette période de Magal, ils élargissent leur trafic car faisant office de moyens de locomotion moderne dans une zone plus ou moins rurale. Jouant ainsi, les premiers rôles du transport à Touba, certains parmi les chauffeurs de ces véhicules que nous avons rencontrés, ont déploré une occupation anarchique des routes par les motos et charrettes qui quelques fois, rendent difficiles leur circulation. Pour la présente édition du Magal, le maitre mot demeure la bonne affaire des usagers de la routes qui dans l’unanimité remercie Serigne Touba qui à les en croire, avaient prédit que les activités du Magal réussiront mieux d’une année à une autre. Précisant qu’avant, le ticket de Touba à Mbacké était de 100 F, il rétorque que le client est tenu en ces périodes de forte affluence à verser cette même somme, où qu’il puisse descendre sur la route. Les conducteurs se sont donc tous mis d’accord, sur la bonne marche du transport en cette veille de Magal. Mais le plus important reste le fait qu’ils admettent que c’est dû aux impacts des prières du saint homme.

 

MOR MBAYE CISSE DIOP
BAOL MEDIAS

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