MAGASINS DE TISSUS Les clients se font désirer

MAGASINS DE TISSUS au marché Hlm de Dakar à quelques jours de la fête de l’Aid El Kébir
MAGASINS DE TISSUS au marché Hlm de Dakar à quelques jours de la fête de l’Aid El Kébir
MAGASINS DE TISSUS au marché Hlm de Dakar à quelques jours de la fête de l’Aid El Kébir

Contrairement aux années précédentes, l’ambiance de fête ne se fait sentir au marché Hlm de Dakar à quelques jours de la fête de l’Aid El Kébir. Malgré les cris et la musique utilisés par les commerçants de tissu  pour attirer la clientèle, les clients se font rares. Toutefois les vendeurs de prêts à porter quant à eux se frottent les mains.

De l’animation musicale partout dans le marché, mêlée à des cris, des des chants et des pas de danse pour séduire la clientèle. C’est l’ambiance qui règne au marché Hlm de Dakar à quelques jours de la célébration de la fête de Tabaski. Le marché est bien approvisionné en tissus, sac Chaussures et accessoires de toutes les qualités. Malgré cette ambiance, on note une désolation totale chez des vendeurs.

Abdoulaye Thiaw, un jeune commerçant trouvé dans sa boutique de tissu, le visage renfrogné, l’air inquiet, confie: «nous disposons des tissus de toutes sortes, accessibles à toutes les bourses, mais les clients se font désirer. Nous pouvons rester des heures sans voir un seul client alors que d’habitudes à une telle période de l’année, cette allée refusait du monde».

A quelques encablures, Thiouba Thiam tient un étal de tissus. Pour cette dame d’une cinquantaine d’année, drapée d’une camisole jaune avec un foulard de la même couleur sur la tête, les clients font désirer à cause de la conjoncture. «Nous n’avons rien vendu depuis ce matin. Actuellement l’argent se fait rare au Sénégal rien ne marche dans ce pays», martèle-t-elle avec amertume.

Confortablement assise sur un tabouret dans une très grande boutique de tissus, Rokhaya Thiam, âgée de 35 ans lance: «Deukk bi dafa Macky (le pays va mal), on a rien vendu». Pour cette jeune dame, la pénurie d’eau qui a frappé la région de Dakar et sa banlieue ces derniers jours  en est pour quelque chose. «Je crois que les clients ne sont pas nombreux à cause de la pénurie d’eau de ces derniers jours ainsi que les préparatifs de la rentrée scolaire avec les inscriptions et les fournitures scolaires», a avancé Rokhaya.

 Les vendeurs de prêt-à-porter se frottent les mains

Du coté des vendeurs de prêt-à-porter (wéekki), on sent l’effervescence de la veille de fête, car ils voient leur chiffre d’affaire augmenter. Selon eux, il est plus facile de se procurer un boubou déjà cousu à un moindre prix. «Avec l’approche de la tabaski nous avons beaucoup vendu. Vraiment les prêt-à-porter marchent bien. On ne se plaint pas grâce à Dieu», se réjouit Moustapha Sakho, trouvé dans une petite cantine où sont exposés des tailles basses et des robes de brodé mélangé avec de la voile ou avec du basin.

Très à l’aise dans son tunique marron, chapelet au cou, il  laisse entendre : «Nos prix sont vraiment très abordables. Nous vendons en gros 6000 F Cfa le boubou et en détail 7000 F Cfa. Donc vous voyez que c’est moins cher que d’aller se faire coudre un habits chez le tailleur». C’est le même son de cloche chez son voisin Pape Diop, lui aussi propriétaire de boutique de prêt-à-porter. «Le commerce marche bien. Nos clients viennent de l’intérieur du pays pour  les revendre au niveau de leur localité», a fait savoir Pape Diop, sourire aux lèvres.

Ndeye Aminata CISSE Sudonline

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