Malgré la décision du gouverneur de Dakar : Le PDS marche sur l’interdiction

Le Comité directeur du Parti démocratique sénégalais, en réunion hier, a décidé de marcher à la date du 21 novembre, avec ou sans l’accord du préfet de Dakar.

Il a fallu moins de deux heures aux membres du Comité directeur (Cd) du Pds et ceux du Front patriotique pour la défense de la République (Fpdr) pour arrêter une décision ferme sur leur volonté de marcher à la date du 21 novembre prochain. A sa sortie, Mamadou Diop Decroix, invité du Cd du Pds en tant que coordonnateur du Fpdr est laconique : «Ce que j’ai à vous dire, c’est que demain (aujourd’hui) à 10 heures, au Savana, nous invitons l’ensemble de la presse nationale et internationale et nous vous dirons ce que nous avons à vous dire.» Aïda Mbodji, elle, est plus diserte. Pleine d’engagement, elle confie : «Ce qu’on a retenu, c’est qu’aujourd’hui tout le parti est debout. On va descendre sur le terrain et nous tenons à informer les militants qu’avec ou sans autorisation nous allons tenir l’organisation du vendredi 21 novembre.»

Les étudiants marchent le 12 novembre
Mais auparavant, les étudiants vont marcher le 12 novembre et les femmes vont tenir une conférence de presse. Aïda Mbodji de poursuivre : «On va maintenir le cap de la mobilisation jusqu’au 21 et rien ne pourra déstabiliser cet état d’esprit.»

Alors que le préalable d’une autorisation administrative est requis, la présidente du Conseil départemental de Bambey réplique : «Nous n’avons pas d’autorisation à prendre. Il y a 19 libertés inscrites dans la Constitution du Sénégal. On n’a pas abrogé cette Constitution. Ce qui se passe c’est qu’aujourd’hui on ne fait qu’une déclaration, une information par rapport à notre itinéraire, une information par rapport à l’occupation de la place publique.

Souvenez-vous, le 22 juin 2011, on avait donné une autorisation à ceux-là qui gouvernent aujourd’hui le Sénégal. Ousmane Ngom avait fait un communiqué pour leur dire qu’ils sont autorisés le 23 juin à occuper la Place Soweto.

Ils ont rétorqué aussitôt pour dire : ‘’Nous ne voulons pas de votre autorisation.’’ Qu’ils se souviennent de cela. Nous, nous ne sommes pas allés jusqu’à ce niveau.» Alors que le Sommet de la Francophonie doit se tenir les 29 et 30 novembre, les Libéraux affirment avec force : «Ça n’a rien à voir avec le Sommet de la Francophonie qui va se tenir. Nous avons construit ce pays, nous n’allons pas le détruire. Il faut qu’on se fasse confiance. Les voyous ne se trouvent pas du côté du Pds, on n’a qu’à aller voir ailleurs.»

Écrit par Arona BASSE

abasse@lequotidien.sn

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