Mali: l’ONU appelle au dialogue entre le gouvernement et les groupes armées

ONU : réunion du Conseil de sécurité sur la SyrieAu cours de sa session de vendredi, le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté une résolution appelant le gouvernement malien et les groupes armés signataires de l’accord préliminaire de Ouagadougou, à reprendre sans tarder les négociations inter maliennes entamées à Alger pour aboutir à un accord.

En vue de permettre la tenue de l’élection présidentielle et de baliser le terrain pour la signature d’un accord définitif de paix, l’accord préliminaire de Ouagadougou a été signé le 18 juin 2013, entre le gouvernement et les groupes armés opérant dans le nord du Mali.

Le Conseil de Sécurité demande donc aux parties maliennes de renouer avec le dialogue par l’intermédiaire de représentants de haut niveau «en vue de parvenir, dans les plus brefs délais, à un accord de paix global et sans exclusive qui s’attaque aux causes profondes de la crise que traverse le pays».

«Les parties doivent engager avec une ferme volonté politique, dans un esprit de compromis et en toute bonne foi, un dialogue de fond visant à aboutir à un tel accord», écrit le Conseil qui demande également aux parties maliennes de faire les concessions qui s’imposent, dans le respect de la souveraineté, de l’unité et de l’intégrité territoriale de l’Etat malien.

Les Nations Unies restent disposées à appuyer les efforts de facilitation que déploient l’Algérie et l’ensemble des membres de l’équipe de médiation internationale.

Pendant ce temps, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) restera en action et bénéficie du soutien du CS qui salue la contribution qu’elle apporte à la paix et à la sécurité au Mali.

De même, les parties doivent s’abstenir de tout acte, direct ou indirect, qui compromettrait les perspectives de paix et, à cet égard, se déclare prêt à envisager de prendre les mesures appropriées, y compris d’imposer des sanctions ciblées à l’encontre de ceux qui reprennent les hostilités et violent le cessez-le-feu.

Aussi, le Conseil de Sécurité donne autorisation à la MINUSMA à user, dans la limite de ses capacités et de ses zones de déploiement, de tous les moyens nécessaires à cette fin, et notamment à écarter les menaces, à s’employer activement à empêcher le retour d’éléments armés, à assurer la protection des civils vivant sous la menace imminente de violences physiques et à riposter aux attaques dirigées contre son personnel, ses installations et son matériel.

L’organe de sécurité de l’ONU déplore également la violence qui continue de se déchaîner dans le nord du Mali, causant des pertes en vies humaines et des souffrances. Il exige des parties et même celles qui ne sont pas signataires de l’accord préliminaire de Ouagadougou de mettre fin à tous actes d’hostilité et de rejeter la violence.

II recommande que l’accord de cessez-le-feu signé le 23 mai 2014 et la déclaration sur la cessation des hostilités signée à Alger le 24 juillet 2014 soient respecté.

© OEIL D’AFRIQUE

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