Mamadou Racine Sy juge l’ancien ministre du Tourisme : «Youssou Ndour sert mieux comme artiste

C’est un Mamadou Racine Sy inhabituellement accessible qui a accepté d’échanger hier avec des journalistes triés sur le volet, sur des questions qui concernent le tourisme au Sénégal. Sans occulter aucune question, et avec son franc-parler dont la courtoisie polit les aspérités, M. Sy a posé le diagnostic des maux du secteur, et offert des solutions. Il a également donné une idée de la grande ambition qui l’habite dans la gestion de l’ancien hôtel Méridien, et pourquoi il tient à lui faire retrouver son lustre d’antan, que le réceptif a perdu du fait de négligences de plus de deux décennies.

Le Président Macky Sall compte faire le lancement de la Journée internationale du tourisme, le 5 novembre prochain à Saly. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Cela m’inspire beaucoup de joie et de plaisir ; et surtout, beaucoup d’espoir. Parce que, comme j’ai l’habitude de le dire, nous préférons le miel sur la langue que dans les oreilles. Là, de manière concrète, il s’agit de l’expression d’une volonté politique de mettre en adéquation les actes. De tout temps, les différents gouvernements qui se sont succédé ont toujours mis en avant le secteur du tourisme comme vecteur de croissance. On nous a même vendu le secteur du tourisme comme faisant partie de différentes grappes de la Stratégie de croissance accélérée (Sca). Mais tout cela n’a pas donné grand-chose, du point de vue de la volonté politique de donner au tourisme les moyens, d’abord, de consolider sa place de deuxième secteur d’activités économiques au Sénégal. Mais, également, de conforter sa place de leader dans la sous-région, liée à l’histoire du Sénégal. Car l’histoire du tourisme au Sénégal a commencé dès les premières heures de l’indépendance. On a eu des ministres du Tourisme connus, auxquels il me plaît de rendre hommage pour ce qu’ils ont fait par le passé. Je peux citer le ministre Ousmane Masseck Ndiaye, que j’ai personnellement connu. Les gens oublient que la Charte sur le tourisme, c’est lui, l’Agence nationale de promotion du tourisme, c’est encore lui. Cette agence a été une vieille doléance des professionnelles, parce que nous avions toujours estimé que loger le Fonds de promotion du tourisme au Cabinet du ministre, comme c’est le cas actuellement, était à la lisière d’une gestion opaque. Nous l’avions toujours dénoncé, comme ce qui a été fait dernièrement, avec le ministre qui vient de partir (Youssou Ndour. Ndlr) qui a, après la dissolution de l’agence, logé les Fonds au cabinet, ce qui a fait que la gestion de ce fonds n’est pas transparente.
Il y a eu également Momar Talla Cissé, Tidiane Sylla, Ndiawar Touré et d’autres. Chacun d’eux a essayé de faire avancer les choses – du moins pour ceux que j’ai connus – à poser les jalons d’un tourisme rentable pour le Sénégal.

Avec la disparition de l’Anpt et les problèmes que cela a créés, où en est-on avec la promotion du tourisme actuellement ?

Question pertinente. D’abord, nous regrettons fortement et fermement la dissolution de l’Agence nationale de promotion du tourisme. Nous considérons qu’il s’agit d’une véritable régression. Le secteur du tourisme ne peut se gérer que dans le cadre d’une vision partagée, le ministère ayant un rôle d’encadrement institutionnel. Mais il est clair que l’Etat n’investit ni dans les hôtels ni dans les auberges et campements, ou pour la création d’agences de voyage. Donc, c’est un secteur dédié aux professionnels qui prennent des risques pour investir et qui donc, font partie des acteurs économiques nationaux importants, parce que c’est leurs activités qui font que notre secteur est le deuxième sur le plan économique au Sénégal. C’est donc dans le cadre de cette vision partagée que nous les acteurs et l’Etat, avions retenu de créer un outil qui serait consacré à la promotion de la destination. Et que ce ne soit pas simplement le Fonds de promotion touristique, logé au cabinet, qui le fasse. Cela était le fruit d’une concertation. On ne pouvait donc pas le remettre en question sous prétexte qu’il y a trop d’agences et qu’on va en supprimer quelques-unes, en commençant par la nôtre. C’est l’une de celles qui se justifiaient le plus. S’il y avait des problèmes de gestion, il suffisait tout simplement de les identifier et d’améliorer leur fonctionnement. Car les problèmes de gestion, ce n’est pas de notre fait à nous, car c’est quand même l’Etat qui désignait le directeur général ; nous n’assurions qu’une présidence honorifique du Conseil de surveillance, sans d’ailleurs aucune signature sur les comptes de gestion de l’agence. Nous respections la volonté de l’Etat qui est souverain, mais nous considérons qu’il s’agit d’une erreur. Nous avons appelé le nouveau ministre, Oumar Guèye, qui nous a fait l’honneur et l’amitié de nous rendre visite à notre siège de l’Union patronale, et nous lui avons dit que nous regrettions cette décision, et que nous souhaitons la mise en place sans délai, d’un outil qui remplacerait cette agence. Que cela s’appelle agence, office, maison du Sénégal ou autre, il faut que ce soit quelque chose de transparent. Nous lui avons dit que nous avions de sérieuses inquiétudes sur le fait que le fonds soit logé au niveau du cabinet, et des inquiétudes sur les dépenses qui ont déjà été faites depuis la disparition de l’agence ; et demandions que la lumière soit faite sur ces dépenses.
Il faut aussi savoir qu’en termes de promotion, nous avons fermé tous les bureaux du Sénégal à l’étranger, sauf celui des Etats-Unis. En France, qui est notre principal marché émetteur, le bureau est fermé ; donc il n’y a pas de bureau de promotion en Europe, alors qu’il est nécessaire d’assurer une présence sur les marchés émetteurs. Aujourd’hui, la France reste le premier marché émetteur pour des raisons historiques. Mais il y a aussi l’Italie, l’Espagne, et on essaie de pénétrer le marché russe. Mais tout cela demande quand même une présence en Europe. Il faut d’autre part, mettre le doigt sur la faiblesse des moyens de promotion. On ne peut pas faire de la promotion avec un milliard, ce n’est pas possible. Même les ratios admis par l’Organisation mondiale du tourisme (Omt) indiquent qu’il faut entre 4 et 4,5% du chiffre d’affaires généré par le secteur pour pouvoir faire une promotion efficiente. Ce qui au Sénégal donnerait, mettons à peu près 5 milliards. Mais cela n’est pas le cas. Nous avons un milliard difficilement mobilisable.
Vous savez que le secteur du tourisme traverse de grandes difficultés. Le secteur de l’hôtellerie de loisir est pratiquement sinistré. L’hôtellerie d’affaires sort un peu la tête de l’eau, parce que le pays est encore un hub de conférences et de rencontres, et les gens ont quand même besoin de venir à Dakar. Mais quand vous allez au Cap Skirring, à Saly, aux Iles du Saloum, les hôtels sont désespérément vides. Donc, il y a un problème.
A cela s’ajoute le problème du visa. Même si nous respectons la décision souveraine de l’Etat du Sénégal de mettre en place le visa, nous avons demandé des mesures d’accompagnement. Il y a des pays où l’on délivre gratuitement le visa aux touristes, à l’aéroport. Il y a une exonération pour les touristes jusqu’en avril 2014, et au-delà, ils vont payer comme tout le monde. C’est là où, nous professionnels, avons demandé que cette exonération soit maintenue, dans la mesure du possible, étant donné que le tourisme est un secteur où nous ne sommes pas concurrents entre nous au Sénégal, mais nous le sommes par rapport à des destinations. S’il est plus facile au touriste de décider, au moment de voyager, de partir au dernier moment, en Tunisie, au Maroc ou ailleurs sans le visa, il est évident que la décision consistera à aller dans ces pays-là. Donc, tout en soutenant la décision de notre pays, nous demandons quand même un traitement particulier, en tenant compte du fait qu’il y a la récession et que les gens voyagent moins, ils vont plus facilement à côté de chez eux, dans des zones où ils peuvent dépenser moins. Le ministre est dans de bonnes dispositions sur ces questions, il faut rendre à César ce qui lui appartient. De plus, il faut saluer la décision du Président de lancer la saison touristique, car cela ne s’est jamais fait auparavant. On finira sans doute par être convaincus qu’on est considérés. On avait un moment l’impression, même par le choix des ministres à certains moments, qu’on nous donnait vraiment… (Il n’achève pas).

Vous avez rendu hommage à certains anciens ministres qui sont passés au Tourisme, mais vous n’avez pas mentionné le dernier qui vient de partir…

En réalité, le tout dernier n’a pas eu le temps de poser des actes majeurs, pour nous permettre d’avoir une appréciation sur lui.

Vous avez eu des accrochages avec lui…

Non, en réalité, ce n’est pas que l’on a eu des accrochages avec lui. On a eu des points de vue différents sur un dossier. Mais c’est tout à fait normal ; c’est l’exercice normal de la liberté de chacun d’avoir son point de vue. Mais je peux vous assurer que je n’ai aucun problème particulier avec Youssou Ndour. Il reste pour moi un ami et un frère, malgré les divergences réelles que l’on a eues. Cela dit, il a dit qu’il nous a laissé un plan de relance du secteur, nous attendons de le voir. De toute façon, j’estime qu’un plan, quel qu’il soit ; quand il concerne un secteur, il doit être partagé. Donc nous attendons, car je confirme que ce plan en question, n’a pas été partagé et donc, il me serait difficile de me prononcer là-dessus. Mais par ailleurs, pour reparler de notre ancien ministre, j’estime que là où il est maintenant, en tant qu’artiste, il pourra mieux contribuer à l’image du Sénégal qu’en tant que ministre du Tourisme (rires).

Que faites-vous pour financer vos ouvrages et attirer les touristes

Je dois, sur ce point, rendre hommage à l’engagement des centaines de promoteurs sénégalais que l’on ne connaît pas, mais qui travaillent dans l’ombre. Ils sont braves et méritent le plus grand respect. Ils sont en brousse, ont des campements dans les Iles du Saloum, à Tambacounda. Je parle de Issa Barro et de tous ses collègues du Sine-Saloum, je pense à Ansoumane Signaté dans le Sénégal oriental, et au niveau de Saint-Louis, avec les Jean-Jacques Bancal, les Yann Philippe… Toutes ces personnes, hommes et femmes, qui se battent pour exister, dans des conditions difficiles, sans avoir accès aux sources de financement de notre secteur. On a souvent parlé du crédit hôtelier. Il n’a jamais été mis en place. Dans tous les pays, il existe un organe dédié à cela. Vous savez, l’investissement touristique est un investissement immobilier, qui s’investit dans une période de quinze à vingt ans. Et les banques commerciales classiques ne sont pas outillées pour cela. Il faut donc un outil dédié à ce financement. On nous le promet chaque fois, mais cela n’a jamais été mis en place. Peut-être que le fonds souverain qui a été mis en place pourra prendre en charge une partie de nos préoccupations. Mais ce n’est pas facile.
(…) Imaginez le tribut que j’ai été obligé de payer, en Casamance, où j’ai été obligé de fermer des hôtels qui ont des capacités de centaines de chambres, avec des milliards d’investissements. Et je continuais à rembourser mes engagements financiers auprès des banques. Vous ne pouvez voir ce que nous subissons en silence, dans l’ombre, du fait de notre engagement patriotique. Moi, par exemple, je garde le Néma Kadior ouvert à Ziguinchor, parce que c’est l’un des rares hôtels avec piscine de la ville. On n’y gagne rien, mais c’est un moyen pour nous, d’abord de contribuer à la paix et de montrer quand même qu’on est là. D’ailleurs, si vous voyez que j’ai réinvesti sur la Petite-Côte, en construisant le Royal Saly, c’est tout simplement parce que le problème n’est pas aujourd’hui de faire venir un avion au Cap Skirring. Le problème est qu’il faut mettre la capacité aérienne en phase avec la capacité en lits. Combien y a-t-il de lits au Cap Skirring ? Plus de 1 500. Et si vous mettez un avion, qui vient avec 200 ou 300 passagers, cela ne peut même pas me remplir un hôtel. Rien que le Kabrousse peut contenir 500 personnes. Il y a le Club Med qui affrète un avion ; mais c’est pour le Club Med ! Le Club Med ne vend pas le Cap Skirring, il vend un concept. Mais les autres n’ont pas cela. Si j’avais un hôtel de 10 chambres, je n’aurais peut-être pas fermé. Mais j’ai plus de 950 lits. Donc, je ne peux pas me permettre d’ouvrir à vide. C’est une grosse usine qui se met en marche et les choses ne sont pas faciles. Donc, de mon point de vue, les conditions ne sont pas encore assez réunies, pour relancer durablement la destination Casamance. Tout le monde ne peut pas être d’accord sur ça, mais une fois, j’ai fait un pari, en disant que j’offrais un séjour gratuit à tous les Sénégalais qui accepteraient de passer leurs vacances au Cap Skirring, en précisant que je ne facturerais que la restauration. Je n’ai eu personne ! Alors que si j’avais proposé la même chose à Saly, tous seraient venus.

Le contrat de la gestion de l’hôtel King Fahd Palace a, en un moment, soulevé beaucoup de polémiques au Sénégal. Où en êtes-vous aujourd’hui ?

Je peux dire qu’avec l’Etat du Sénégal, je n’ai jamais eu de conflit. J’ai peut-être eu des divergences avec des personnes qui ont estimé qu’il fallait substituer Moussa par Paul. Par contre, où nous en sommes ? Eh bien, nous continuons à relever le défi, qui est de prouver la capacité de l’expertise nationale africaine, au-delà du Sénégal, de gérer l’un des plus importants hôtels d’Afrique au Sud du Sahara. Je pense que le pari a été gagné car, nous sommes pratiquement en train de boucler notre deuxième année, et tout le monde sait que nous fonctionnons dans des conditions optimales, alors que l’on a eu un legs difficile. On a hérité d’un défaut presque total d’investissement de 20 ans, avec quasiment tout à reprendre à partir de zéro. Peut-être n’avons-nous pas suffisamment communiqué là-dessus, mais tout est en train d’être refait. Je veux dire que les groupes électrogènes et les ascenseurs sont là-bas depuis que l’hôtel existe ; on continue à payer des sommes incalculables en électricité, parce que personne n’a jamais songé à améliorer le réseau électrique. Là, on est en train d’investir dans l’énergie solaire. On a un programme de changement des ascenseurs, de changement de la moquette, de relifting de l’hôtel, à bref délai, c’est-à-dire, d’ici le Sommet de la Francophonie. Il y a déjà des travaux qui sont en cours. Nous ne sommes pas inactifs, et notre réussite va avoir un impact sur l’approche que les gouvernements du Sénégal et des autres pays africains auront de leur secteur privé national. Parce que charité bien ordonnée commence par soi-même. Moi, je préfère faire la charité à Sandaga plutôt qu’aux Champs Elysées. Et je peux paraphraser un de vos anciens collègues, Babacar Touré, qui disait, en parlant de la reprise du King Fahd : «Sama saï saï moma guenel saïsayou diambour (Je préfère un filou de chez moi à celui d’ailleurs. Ndlr). C’est une manière de dire qu’il vaut mieux mettre en avant l’expertise nationale, surtout quand elle montre sa capacité à gérer. Mais il faut aussi que l’on s’ouvre sur l’international. Nous sommes aujourd’hui en négociations pour trouver un partenaire international crédible, qui respecte notre différence. Parce qu’actuellement, personne n’a rien à apprendre aux cadres sénégalais. Ce n’est pas parce que l’on vient de telle ou telle chaîne internationale que l’on est mieux que ceux qui sont là. La preuve, la machine fonctionne depuis maintenant deux ans, et qui la fait fonctionner, sinon les cadres sénégalais ? Ils n’ont eu besoin de personne. Starwood est parti en emportant absolument tout. Rendons hommage aux Sénégalais, qui ont tout remis en marche. Donc, nous avons besoin d’une chaîne internationale qui respecte nos particularités de Sénégalais, qui ne vient pas en pays conquis, en pensant que l’on a tout à apprendre. Mais nous voulons un partenariat gagnant-gagnant. Car un partenaire étranger peut nous apporter la notoriété, le savoir-faire, car le savoir n’est jamais suffisant, il faut toujours le compléter.

L’autre pomme de discorde tenait à la répartition du Revenu brut d’exploitation (Rbe)…

Le Rbe revient à l’exploitant. L’Etat a un patrimoine. Il doit toucher un loyer sur son patrimoine, mais l’Etat n’a pas vocation à partager le Rbe avec l’exploitant. Le Rbe appartient à l’exploitant, qu’il gagne ou pas, cela ne doit être le problème du propriétaire. C’est comme si on vous louait une maison, et vous la transformez en restaurant. Vous payerez tout simplement un loyer à votre bailleur. Mais, pour ce que vous gagnez dans votre restaurant, est-ce qu’il a le droit de venir vous dire de faire des comptes tous les mois, pour se partager la moitié des bénéfices ? Ou, autre cas de figure plus approprié, quand vous louez un bâtiment, que vous transformez en hôtel, en location-gérance, vous ne payez qu’un loyer à votre bailleur. Il ne peut pas venir vous demander de partager votre excédent brut d’exploitation ! Donc, en réalité, c’est un faux problème depuis le début. Je crois qu’au départ, on n’aurait jamais dû, même avec Starwood, parler de participation aux bénéfices. Starwood aurait dû se contenter de payer à l’Etat un loyer, et l’Etat s’en serait mieux sorti, car sur les 21 milliards générés par l’hôtel en 20 ans, l’Etat n’a reçu que 3 milliards. Alors que si c’était un loyer, même de 500 millions de francs par an, l’Etat aurait eu beaucoup plus.

Le Sénégal a-t-il besoin de changer d’offre de tourisme pour que le secteur décolle et atteigne ou dépasse le million d’entrées ?

Le Sénégal a toujours été un pays balnéaire, mais cela a atteint ses limites. Quand on voit l’érosion côtière au niveau de Saly, et qu’il n’y a d’ailleurs aucune mesure pratique pour enrayer le phénomène… Car en fait, ce dont se plaignent les spécialistes, c’est que tout le monde sait que s’il y a érosion côtière, c’est parce que des gens ont construit là où ils ne devaient pas. Donc, il faudrait simplement remettre les choses en ordre, mais personne ne veut le faire. Donc, la plage disparaît au niveau de certains hôtels qui bientôt, ne pourront plus recevoir des touristes. Il s’agit donc aujourd’hui, d’une question de structuration de l’offre du Sénégal. On ne doit plus se contenter que de balnéaire, mais tendre vers une autre forme de tourisme. On parle de tourisme durable, de tourisme culturel, de tourisme religieux… Il y a différentes sortes de tourisme qu’il faut explorer et développer. C’est extrêmement important. Mais j’insiste sur le fait que cette restructuration de l’offre, doit aussi s’accompagner sur une adéquation entre nos ambitions et les ressources que nous mettons au développement du secteur. Parce que l’investissement dans le secteur est un investissement productif. C’est de l’argent que vous mettez, et que vous voyez à travers des flux touristiques plus importants. Quand il y a plus de passagers à l’aéroport, on paie plus de taxes aéroportuaires, et donc, il y a une valeur ajoutée certaine qui est là. Quand il y a plus de touristes, cela booste l’artisanat, cela booste les ventes des produits halieutiques, les produits maraîchers, etc. c’est un secteur transversal. Mais les gens oublient que l’investissement dans le secteur du tourisme est un investissement productif.
L’hébergement aussi, doit gagner en qualité. Je ne parle pas de haut de gamme, je parle de mise aux normes de nos hôtels. Cela fait quand même bien longtemps qu’il n’y a pas eu de nouveau réceptif dans les zones touristiques. Donc, au-delà de cet engagement politique du chef de l’Etat que nous saluons, on a des raisons d’espérer, et nous disons au Président Macky Sall que nous souhaitons que  cette hausse des entrées fasse partie des acquis, au terme de son premier mandat.

Écrit par Mohamed GUEYE

mgueye@lequotidien.sn

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