Manif contre le référendum constitutionnel : des leaders de l’opposition ivoirienne interpellés par la police

mamadou-koulibalyDes leaders de l’opposition ivoirienne dont Mamadou Koulibaly, ex-président de l’Assemblée nationale et Adou Dramane Sangaré, chef d’une frange du parti de Laurent Gbagbo, ont été interpellés jeudi par la police, lors d’une manifestation de l`opposition contre le référendum.

Très tôt, des éléments de la gendarmerie, de la police et des forces spéciales de sécurité, ont été déployés dans la capitale économique ivoirienne et surtout au Plateau, le centre des Affaires d’Abidjan.

La police a procède à des tirs de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. A la tête de ces opposants, étaient Mamadou Koulibaly, le patron de Liberté et démocratie pour la République (Lider) et Adou Dramane Sangaré.

Une frange du parti de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, considérée comme l’aile radicale de la formation politique, avait annoncé mardi dernier les populations à descendre dans la rue pour protester jeudi contre le référendum constitutionnel prévu le 30 octobre 2016, dans un communiqué.

Cette manifestation conduite par Abou Drahamane Sangaré invite les militants à répondre à cet appel en descendant « tous dans la rue ce jeudi 20 octobre pour une marche de la paix, de la dignité et de la liberté ».

Selon ce «front du refus » pour le référendum constitutionnel, présidé par M. Sangaré, « la Constitution n’est pas l’affaire des seuls hommes politiques  (…) le débat sur ce projet est un débat de société qui conditionne le vivre ensemble. C’est un contrat social qui exige l’implication de tous» les Ivoiriens.

« La Constitution est notre sang, elle est l’âme de notre pays. Elle pénètre dans nos foyers, elle s’immisce dans notre intimité. La Constitution a un propriétaire, c’est le peuple de Côte d’Ivoire et nul ne peut exproprier ce peuple sans qu’il n’ait son mot à dire », a déclaré M. Sangaré.

Pour M. Sangaré, le chef de l’Etat ivoirien « Alassane Ouattara, qui gouverne la Côte d’Ivoire selon son bon plaisir, a refusé  d’entendre les propositions de l’opposition, ce qui est antidémocratique».

« Le moment est venu de dire stop ça suffit, alors ensemble, agissons et transformons ce mot en action. C’est pourquoi j’appelle avec les organisations, les personnalités politiques et de la société civile et les démocrates de tous bords, au rassemblement dans ce front du refus», a-t-il poursuivi.

Il s’agit d’une « marche de refus  de l’humiliation du peuple de ce jeudi 20 octobre à partir de 07h », conclut le peuple.

L’opposant Mamadou Koulibaly, a prévenu qu’« aucune interdiction de marcher ne doit être respectée »

Pascal Affi Nguessan, président du parti de Laurent Gbagbo et ses alliés, ont appelé vendredi les électeurs à boycotter le référendum du 30 octobre prochain sur la nouvelle Constitution, lors d’une conférence de presse à Abidjan.

« Nous sommes dans la voie du boycottage », a dit le président du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), Affi Nguessan, qui estíme que le texte présenté par M. Ouattara à l’Assemblée nationale cette semaine et adopté par les députés, ne reflète pas la volonté des Ivoiriens.

Pour l’opposition, il s’agit d’« une dérive monarchique du pouvoir ». Au cours du speech de M. Ouattara, le leader de Lider (opposition) Mamadou Koulibaly, l’ex-président du parlement, a été brièvement arrêté dans la matinée.

L’avant-projet de Constitution voté en plénière le 11 octobre, devrait être soumis à référendum le 30 octobre 2016.

© OEIL D’AFRIQUE

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